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Soirée MADly pink sous le signe de l’inclusion a découvrir en images!

Illustre_Nuit Rose_Madly PinkDécouvrez la soirée Nuit Rose en images !

Retour sur la notre soirée MADly Pink sous le signe de l’inclusion, mêlant expo et performances scéniques, en clôture d’Octobre Rose. 

La première édition de Nuit Rose a été l’occasion de découvrir les performances et créations de 15 artistes au Seguin Sound à la Seine Musicale, avec un jury d’artistes composé de Laura Calu et Rens Lipsius.

Notre double mission à travers Nuit Rose est d’impulser un réel changement dans les industries créatives où la représentation des femmes est alarmante et de faire émerger nos nouveaux talents MAD hybrides dans la musique, les arts et le design, notamment notre gagnante MADly Pink, Illustre, dont vous pouvez découvrir l’interview ici 

A l’issue de la soirée, les artistes membres du Jury, nous ont également fait part de leurs coups de coeur et découvertes. Découvrez les interviews de Laura Calu et Rens Lipsius

Nuit Rose a été une MAD source d’inspiration pour nos artistes. D’ailleurs le groupe MKW qui a fait partie du programme de la soirée a écrit, composé et interprété le titre de la bande originale de Nuit Rose spécialement pour l’occasion! 

Encore merci à tous d’avoir si activement participé à cet appel à projet !

Découvrez La Soiree MADly Blue Du 5 Octobre En Images !

Nuit Bleue En imageExpo photo, peinture, sculpture, design et installations artistiques, la seconde édition de Nuit Bleue a été l’occasion de découvrir les créations de 14 artistes dans un lieu inédit en plein coeur de Paris, en présence de plus de 700 invités et d’un jury d’artistes composé de Romain Costa, Théo Gosselin et Louis Dazy.

(re)Vivez cette soiree MADly Blue en images: https://tinyurl.com/yy9sogv8

Interview Louis Dazy, Photographe, Jury Nuit Bleue :

https://tinyurl.com/vco2ub8

Interview,  Romain Costa, Architecte Designer Jury Nuit Bleue:

https://tinyurl.com/t8ahdoh

Interview, Sabine Raymond, Photographe, Gagnante Madly Blue:

https://tinyurl.com/ubqq2tq

Tu as aimé les oeuvres de Nuit Bleue et les oeuvres des artistes de la soirée t’intéressent?

Retrouve-les sur MAD ici 👉https://tinyurl.com/shb5vdd

 

Seehund du graff, photograhie et peinture, donner une voix à sa créativité

SeehundGraffeur d’origine, Seehund élargit son registre de compétences vers la peinture et la photographie afin de pouvoir exprimer ses pensées sur des thèmes utopiques comme dystopiques. Chacun de ses talents apporte une touche personnelle puissante à ses création. Découvre son histoire et sa vision de l’art.

Peux-tu te présenter en quelques mots s’il te plait ?

Je m’appelle Victor Schegin. Je vis et travaille à Paris. Je signe Seehund. 

Quand et comment t’es-tu mis à la peinture ? Es-tu autodidacte ou as-tu suivis des études d’art ?

En seconde, un camarade de classe graffait et ça m’a fasciné. J’ai voulu comprendre comment il construisait ses lettres. J’ai d’abord fait des tags : simples signatures, puis des graffitis en volume, de plus en plus soigneux et grands. J’ai découvert le plaisir de peindre en grand en prenant mon temps sur des murs de lieux abandonnés. J’ai constaté que des lettrages ne me suffisaient plus : j’ai voulu m’ouvrir au figuratif. Je me suis mis à dessiner des visages en autodidacte. Les visages étant durs à représenter, je me suis dit que c’était un bon moyen de progresser. Un an après, j’ai voulu apprendre des techniques de dessin académique et la peinture à l’huile : la technique des maîtres. J’ai pris une dizaine d’heures de cours par semaine pendant 2 ans. Je continue cette année. Mes cours sont sous forme d’ateliers : l’étudiant travaille sur son projet personnel et bénéficie de l’accompagnement de l’enseignant. Ce type de cours me correspond très bien : il me permet de progresser beaucoup techniquement et sur mes projets personnels. Je donne également des cours particuliers de dessin académique, peinture acrylique, peinture à l’huile.

Tu étais un graffeur avant n’est-ce pas ? Est-ce que cela à influencer ton approche de la peinture ? Ou t’es-tu réinventé complètement ?

Oui, j’ai commencé par du graffiti. Mes premières toiles sont très influencées par cette période : la peinture est acrylique, les couleurs sortent des bombes de peintures et de marqueurs. Je ne sais pas si je me suis “réinventé” : je dirais plutôt que je me suis inventé. Avant mon identité artistique était à moitié muette : elle ne s’exprimait que par des lettrages. Quand j’ai commencé à peindre sur des tableaux et à représenter autre chose que des lettres ou ma signature, j’ai donné une voix à ma créativité. J’ai peint mes premières œuvres sans n’avoir jamais pris de cours. Devant l’infinité de possibilités offertes par le dessin et la peinture, j’ai commencé à chercher mon style. J’ai peint des choses très différentes, jusqu’à ce que je me plonge dans ma série actuelle étudiant l’utopie et la dystopie.

J’ai remarqué que la dystopie est un thème récurrent dans tes peintures. Peux-tu nous en parler un peu plus ?

La dystopie est un monde imaginaire dans lequel il y a une grande injustice ou souffrance. J’ai été inspiré immédiatement par ce sujet et j’ai commencé mes premiers tableaux de ma série : “99C Dreams” et “18° C”. Je me suis dit que j’aurai d’autres idées originales par la suite. C’est intéressant de peindre des scènes d’injustice ou de souffrance parce qu’on peut s’inspirer de la réalité. Je me suis inspiré de la pression en société, la technologie, la soif, les sans-abris. J’aime montrer que ce que je peins pourrait arriver en réalité maintenant, ou dans un futur proche. Par exemple : j’ai réfléchi au sein de ma série au commerce des sentiments humains. Un jour nous saurons matérialiser nos ressentis et autres forces qui nous habitent : ils auront alors une forme et seront palpables. Dès ce jour, il existera une demande et l’Homme commercialisera les sentiments. De cette idée est né le tableau “99C Dreams”, dans lequel une famille se tient debout sur une route déserte, le regard pointé vers une annonce publicitaire pour des rêves à 99 centimes.

Tu as fait une école de journalisme n’est-ce pas ? Est-ce que ces études t’ont amené à aborder des thèmes critiques tels que dans ta toile “Soif” ?

Oui, j’ai fait deux années à l’ISFJ et obtenu mon diplôme en 2018 à l’IEJ. Non, ces études ne m’ont pas directement amené à aborder des thèmes critiques. En revanche, j’ai certainement été influencé. Au cours de mon cursus de journalisme j’ai rencontré des gens exceptionnels tant au niveau des étudiants que des professeurs ou encore des clients. J’ai vécu des expériences inimaginablement enrichissantes en reportage (sur le terrain). J’ai appris au cours de mes études de journalisme à mieux écrire, à faire de la PAO sur InDesign, j’ai acquis des compétences en photo, appris à filmer et à monter. Ces connaissances me sont utiles très souvent en peinture : surtout la photo.

Quelle est ta démarche artistique ? Ton processus de peinture et ton but ?

Une partie centrale de mon travail est l’exploration du rapport entre la photographie et la peinture. Tandis qu’on puisse considérer la photo comme une extension de la peinture, je me sers de la peinture comme extension de la photo. Je regarde plusieurs photos, je vois des possibilités. Je combine plusieurs parties de différentes photos. Soit je m’inspire en regardant mes photos : l’ambiance de celle-ci irait bien avec cet objet, et cette personne dans cet escalier. Parfois j’ai plutôt une scène précise en tête et je fais des recherches et de la photo pour peindre cette scène que j’ai imaginée. Je compose mes peintures de toutes pièces. Je m’inspire de la réalité que je capture par la photo. Plus tard, je prends des éléments uniques de différentes photos et construis ma peinture avec. Récemment, par exemple, j’ai pris une photo d’une mère avec sa fille dans la rue. Observant cette photo ultérieurement, j’ai remarqué que la fille regardait quelque chose mais je ne savais pas quoi. Pourquoi ne pas peindre ce qu’elle regardait ? Ainsi est né le tableau « Bright Future » où la petite fille fixe d’un regard curieux un sans-abri. 

Quels sont tes futurs projets ?

Il s’agit de poursuivre ma série et de préparer le vernissage de ma prochaine exposition. Une dizaine de mes travaux seront exposés à la galerie Plaça Nova à Perpignan du 2 au 31 octobre 2019. Le vernissage se tiendra à la galerie le 11 octobre. Je serai présent lors de l’événement ainsi que le lendemain.

 

 

Lux, un design unique aux accents de science-fiction

Atelier LuxLux, duo composé de Simon Chevalier et Lucile Cassassolles, vous raconte leur rencontre. Designers issues de la communication et du design graphique, ils tirent leur inspiration de la science-fiction et adaptent leurs créations à l’espace d’exposition qui leur est fourni afin de réaliser des oeuvres uniques à chaque fois.

Pourriez-vous vous présenter ?

Nous sommes un duo d’artistes lyonnais composé de Simon Chevalier et Lucile Cassassolles. En 2016, nous avons créé notre studio spécialisé dans la création d’oeuvres lumières, le design d’espace et la scénographie. Nous sommes complémentaires : Simon est directeur artistique et Lucile chargée de production. 

Avec LUX, nous expérimentons dans plusieurs domaines : création d’installations lumineuses, design d’espace, habillage graphique, dispositifs scénographique temporaires, micro architecture…

Comment vous êtes-vous rencontrés et quel fut votre premier projet ensemble ?

Nous nous sommes rencontrés il y a maintenant 10 ans, mais nous avons commencé à travailler ensemble il y a 3 ans après avoir chacun bossé de notre côté. Après nos différentes expériences professionnelles on a eu envie de prendre notre indépendance et de monter ce projet ensemble. 

Un de nos premiers grands projets d’installation lumière c’est une installation sur la façade du bâtiment Ninkasi Gerland à Lyon pour une scénographie éphémère évènementielle : 20 mètres de long, 12 mètres de haut soit plus de 200 m2 de façade à mettre en lumière !

Vous vous inspirez de la science fiction pour réaliser vos créations. Quelles sont les oeuvres qui vous ont le plus inspirées ?

On lit beaucoup de science-fiction, mais ce sont les oeuvres visuelles qui nous inspirent le plus dans nos créations notamment les univers des films Blade Runner, et 2001 L’Odyssée de l’espace. Dans les films de science-fiction ce qui nous inspire ce sont les esthétiques fortes, avant-gardistes et débridées, l’architecture, le graphisme, les couleurs, les ambiances…etc

En tant qu’amoureux de la ville de Lyon, quels lieux recommandez-vous à des amateurs d’art ?

On va souvent au Musée d’art contemporain de Lyon et c’est encore mieux en période de Biennale d’art contemporain ! Dans la région Rhône-Alpes en générale le graphisme, l’architecture moderne, et le design sont partout, à Échirolles (Mois du graphisme) et Saint- Étienne (Biennale du design) notamment.

Quelle est votre démarche artistique ? Votre processus de création ?

On vient du design graphique et de la communication on voit donc les installations lumière et la scénographie comme un moyen de transmettre un message. On envisage la lumière comme un support de communication à part entière, on essaye de comprendre le message à transmettre, l’identité du lieu ou de l’événement et on l’adapte aux technologies, aux techniques et aux matériaux à notre disposition pour trouver la meilleure alchimie. 

Quels sont vos futurs projets ?

Nous sommes très fiers de présenter une de nos oeuvres lumières en Suède cet hiver ! C’est un premier projet à l’étranger et on espère que cette expérience nous permettra de participer à d’autres évènements internationaux et d’exposer dans d’autres pays !

Kaldea, graffeuse globe-trotteuse au style futuriste et asiatique

KaldeaFan de cheesecake mais surtout graffeuse dans le monde entier, Kaldea tire son inspiration des univers asiatique, ethnique et de l’art déco. Découvre son histoire, ses voyages, et son art.

Salut Kaldea, peux-tu te présenter en quelques mots ?

Je suis kaldea artiste graffeuse, basé sur paris, geek, passionnée, créative et fan de cheesecake.

Comment et quand as-tu commencé à graffer et à peindre ?

J’ai commencé a peindre il y a bien longtemps, petite déjà j’étais le genre d’élève a dessiner sur les marges de son cahier. Donc naturellement en grandissant je suis passé du stylo bille, crayon a papier, a la peinture acrylique, aérographe et bombes de peinture. 

L’envie de peindre sur des murs, qui étaient pour moi un moyen d’expression bien plus grand que des toiles m’est venue très vite, j’ai commencée a peindre sur des container pour passer ensuite a des murs plus ou moins grands.

Comment décrirais-tu ton style ?

Mon style est plutôt futuriste avec des influence asiatique, ethnique et art déco.

J’aime créer des univers dystopique qui sont un moyen pour moi de m’évader, mon art est ma liberté, mon paradigme.

La plupart de tes oeuvres représente un visage féminin. Qui est cette femme ? Qu’exprime-t-elle ?

Cette femme est un peu le reflet de mes émotions. C’est une femme mystérieuse très féminine, parfois mystique, parfois sexy, parfois enfantine, mais qui dégage de la force et de la fierté.

J’aime que mes personnages féminin dégagent une certaine douceur sans donner dans le mièvre, une certaine féminité mais jamais vulgaire.

Tu nous as dit avoir voyagé un peu partout dans le monde pour peindre. Quel est le pays que tu préfères en matière d’art et de style de vie ?

Effectivement j’ai pas mal voyagé et peints un peu partout, j’ai quelques beaux souvenirs.

Et le pays que je préfère dans les domaines énoncés, est le portugal. Le temps est y magnifique et lisbonne est baigné d’une lumière sublime, on y mange bien, les gens sont sympas et il y a pas mal d’endroit ou peindre au portugal, c’est définitivement un pays que j’adore. C’est un vrai petit bout de paradis.

As-tu un projet en cours ou à venir dont tu veux parler ?

Dans les mois a venir je compte lancer une gamme de bijoux à l’effigie de mes personnages, ça fait un moment que j’y travaille et j’arrive au bout du projet, donc il seront bientôt en vente !

Le bleu, ses significations au fil du temps

blueLe bleu est la couleur préférée des européens, que cela soit pour les hommes et les femmes, selon les générations ou le milieu social. Cela peut s’expliquer par le fait que cette couleur a beaucoup plus de significations positives que négatives. En effet, le bleu représente le rêve, la sagesse, la vérité, la loyauté et la fraîcheur. Elle est utilisée négativement pour parler de mélancolie avec comme exemple l’expression “avoir le blues” ou pour critiquer la noblesse auparavant en utilisant le terme “le sang bleu”. 

Le bleu et son histoire

Longtemps, la couleur bleue n’a pas eu de qualificatif dans de nombreuses cultures, elle ne faisait donc pas partie de la conscience collective. Malgré l’omniprésence de cette couleur autour de nous, que ce soit la mer, les rivières ou le ciel, le bleu est quasiment inexistant dans la faune et la flore et le pigment est donc difficile à reproduire. Ainsi, le ciel pouvait autrefois être qualifié de gris ou de blanc et la mer de “bordeaux foncé”. C’est pourquoi suite à cette appellation de la couleur de la mer dans l’Odyssée d’Homère qu’un intellectuel anglais s’interrogea et décida de pousser des recherches afin de donner un nom à cette teinte.

Les Égyptiens étaient les premiers à avoir donné un mot au “bleu” puisque ce fût les précurseurs à en reproduire la pigmentation. Cette teinte était la plus chère à l’achat et de par sa rareté qu’elle a été très rapidement assimilé à la couleur de la royauté, de la spiritualité et du pouvoir. C’est grâce aux échanges réalisées avec l’Egypte que le pigment bleu se fait connaître des autres cultures qui décidèrent de l’ajouter dans leur lexique. 

Le bleu s’est ensuite démocratisé pendant la période de l’industrialisation du fait d’une production de plus en plus intensive du pigment qui devenait ainsi de moins en moins cher. Et c’est bien grâce à cela que désormais presque tous les occidentaux ont un “blue jeans” dans leur garde robe. 

La couleur bleue dans le monde

Le bleu a de nombreuses significations à travers le monde mais reste la couleur la plus connotée positivement dans le monde étant généralement associée à des émotions positives.
En Occident, le bleu représente la masculinité et est généralement utilisé pour les jouets ou vêtements des garçons en opposition à la couleur rose pour les filles. Cette séparation des couleurs n’est venu que dans les débuts du 20e siècle. Avant cette date, les enfants étaient habillés en blanc car la couleur était la plus simple à nettoyer.
En opposition à l’Occident, en Chine, le bleu est associé aux filles et le noir est associé à la virilité. Cependant, le bleu n’a pas la même importance étant considéré comme une couleur secondaire, un dérivé du vert. Il peut aussi être utilisé pour représenter les classes inférieures étant le vêtement de travail des ouvriers et des travailleurs agricoles.
Pour les hindouistes, le bleu est une couleur représentant la force, c’est pourquoi nous pouvons le retrouver sur la peau des dieux puissants. De plus, le Krishna est de cette couleur représentant l’amour et la joie divine.
Le bleu peut également symboliser la guérison et la protection. Dans certains pays tels que la Grèce, la Turquie, l’Afghanistan ou encore l’Iran, on utilise des amulettes bleus afin d’être protégé contre le mauvais œil.
Enfin, dans certaines tribus Cherokees, le bleu a une signification négative étant l’allégorie de la défaite. 

Le bleu, dans la communication visuelle

Dans la publicité et la communication commerciale, le bleu se retrouve principalement dans le domaine de la technologie, de l’informatique et de l’aéronautique; dans le secteur du voyage et de l’évasion, pour mettre en avant un côté corporatif et pour les produits frais et congelés. 

Le bleu, dans l’art 

Les significations de cette couleur sont tellement multiples qu’il est possible de les retrouver dans de nombreuses œuvres.
Il était prédominant dans de nombreux tableaux des artistes surréalistes du 20e siècle tel que René Magritte qui l’utilisait pour symboliser l’inconscience et le rêve.
Pour les romantiques, cette couleur permettait de véhiculer la mélancolie, retrouvable dans Le Voyageur contemplant une mer de nuages de Gaspar David Friedrich.
A l’aube des temps modernes, la mer a pris la couleur bleue sur les peintures, étant considérée comme verte conventionnellement jusque là. On peut donc retrouver ces horizons lointains dans certaines œuvres de Nicolas De Stael ou Joan Mitchell. David Hockney s’essaya à photographier l’eau avec ses célèbres photographies déclinées à l’infini de piscines.
Parmi les tableaux très populaires avec une prédominance de bleu, il est important de mentionner Nu Bleu d’Henri Matisse et Arbres Bleus de Paul Gauguin.
Impossible enfin de parler de cette couleur, sans évoquer le blues, musique inventée dans les champs de coton aux Etats-Unis par les esclaves. Le blues tient son nom de l’expression “the blue devils” qui signifie avoir des idées noires. B.B. King et Robert Johnson en sont les figures de proue.

 

Florian Didier

Qui sont les artistes finalistes sélectionnés pour Nuit Rose?

Nuit RoseNous y sommes, les votes sont clos ! 

C’est le moment de découvrir les noms des finalistes qui passeront sur scène au Seguin Sound à Paris le 23 octobre pour la Nuit Rose !

Nuit Rose est une soirée MAD sous le signe de l’inclusion, en clôture d’Octobre Rose.

Nous avons décidé de lancer Nuit Rose afin d’impulser un réel changement dans les industries créatives où la sous représentation des femmes est alarmante et de sensibiliser au dépistage du cancer du sein.

Le Mercredi 23 Octobre, la première édition de  Nuit Rose aura lieu au coeur de Paris. Cette expérience artistique hybride aura lieu en présence de notre communauté ainsi qu’un jury d’artistes : Alex Ramirès, Laura Calu, Noémie De Lattre et Rens Lipsius.

Les artistes finalistes de la première édition de Nuit Rose sont : Annabelle Amory, Ayoub Khamassi, Baronnes, Bénédicte Waryn, Chloé Ruchon, Clain, Estelle Ebenga Hénot, Guate Mao, Héloïse Haddad, Illustre, Jeffrey Scary, Joséphine Tilloy, Marwan Antonios, MKW Music Band, Pola, Sabrina Roger, et Telegraph.

L’artiste MADly Pink sera révélé(e) à l’issue de la soirée du mercredi 23 Octobre au Seguin Sound, de 18h à 23h à Paris.

Lydie Hacquet, photographe d’émotion

LydieHacquetLydie Hacquet, dont tu peux trouver toutes ses photographies sur https://www.histoiresdl.com/ se présente et t’invite à comprendre sa vision de la photographie et de la transmission d’émotions. Elle présente également ses 2 oeuvres préférées et son projet futur.

Peux-tu te présenter en quelques mots s’il te plait ?
Moi? Je vis à Paris, ma ville de naissance, et ma source d’inspiration mais pas que! J’ai aussi vécu à l’étranger, à Austin Texas pendant quelques années et cela m’a ouvert à d’autres réalités, d’autres espaces, d’autres cultures. Je me ressource au bord de la mer: Normandie, méditerranée, les extrêmes encore! Cela fait de moi une espèce de chat de gouttière, qui adore errer entre grands espaces vides et villes, fourmillement ou agitation et épure et sérénité. Publicitaire, communicante invétérée, j’ai toujours cherché à faire ressentir des émotions dans les campagnes que j’ai eues la chance de diriger. Depuis toujours, je suis passionnée de photographie, j’ai eu la chance de travailler avec les plus grands, ça aide!

Pourquoi as-tu souhaité passer de la communication à la photographie ?
Le geste photographique, dans son acceptation totale (photo documentaire, artistique, publicitaire, journalistique, etc…) c’est de la communication! sauf qu’elle ne formalise pas avec des mots.  La communication aujourd’hui (pour une institution, pour une marque, pour les politiques) est souvent trop bavarde, elle cherche désespérément à expliquer, à prouver, à orienter avec des mots, des tournures choc, des slogans. Nous sommes des êtres émotionnels avant tout. Les neurosciences le prouvent. Le cerveau cherche toujours à se faire plaisir. Et pour cela, l’émotion ressentie prend toujours le dessus sur le rationnel d’un discours. Doisneau, Mayer, Les élèves de l’école de Chicago, tous l’avaient bien compris. Je n’ai pas totalement quitté la communication. J’ai simplement évolué avec cette idée simple: Une image photographique en dit plus que tous les longs discours.

Si tu devais nous parler d’une photo, laquelle serait-elle ?
Pfffffff! difficile! je peux en prendre 2? En premier, je garderai cette photo de Helen Levitt prise aux alentour de 1930 dans les quartiers défavorisés de New York. C’est une photo d’enfants qui jouent, qui rient, qui bravent les interdits et qui défient le monde. Cette photo éminemment sociale, parle de joie malgré tout, de vie. J’aime le travail de cette femme qui, très tôt, a mêlé expression artistique avec photo du quotidien. Elle a une esthétique qui me touche et il s’en dégage une énergie incroyable.
Je choisirai ensuite celle de Charlotte Rampling par Helmutt Newton dans la salle des toréadors à l’hôtel Nord Pinus à Arles. J’aime la force de cette image. Cette femme mince, nue, dans ce décors sombre et chargé crée un contraste saisissant. A première vue on pourrait la penser vulnérable, mais sa fragilité n’est que dans notre regard. Son regard, sa posture disent tout l’inverse. Elle est libre avant tout! C’était les années 70 (en 73 je crois) et les femmes prenaient possession de leur corps, la liberté d’être nue dans ce lieu chargé de symboles c’est un tabou que l’artiste lève. Aujourd’hui, cette photo ne serait sans doute plus possible sans lever un débat. L’émotion du photographe qui transgresse les codes, celle du mannequin qui défie l’objectif, un uppercut en pleine tête!

Tu te décris comme photographe de l’émotion, que cela signifie-t-il pour toi ?
Comme je le disais tout à l’heure, l’Homme est à la base un être d’émotions, il est devenu rationnel! Personnellement, je suis très sensible aux ressentis, aux impressions premières, aux énergies dégagées par des lieux, des gens. C’est irrationnel, c’est émotionnel! Et je sais que je ne suis pas la seule, pourtant….. 

Je constate que dans les entreprises tout devient rationnel, programmé, logique, dans la vie perso c’est pareil, il y a de moins en moins de place pour l’émerveillement, la surprise. Tout va trop vite, on court après quoi? L’émotion n’a plus sa place et l’homme doit rentrer dans une case, il est soumis aux algorithmes qui l’aliène et le dirigent. Je veux que ceux qui regardent mes images se disent, “tient, et si je m’arrêtais quelques secondes de courir pour voir et ressentir, pour être surpris par une jolie lumière, un geste tendre, un incongru dans la ville?”. Ça embellit la journée et ça nous reconnecte à notre condition humaine.

Quelle est ta démarche artistique ? Ton processus de photographie ?
J’ai tout le temps sur moi au moins un appareil, c’est devenu un doudou, une extension de moi. J’ai cette capacité à voir les petites choses incongrues que la vie nous propose et le geste photographique est pour moi comme un instant fugitif qui dure, c’est une méditation. Que ce soit en ville ou lorsque je suis dans la nature, avec des inconnus ou des gens que j’aime, je capte l’instant et je ressens son énergie. La technique passe au second plan, l’émotion est pour moi le plus important. Un pas à gauche, à droite, plus près, rentrer dans l’histoire qui se déroule devant moi, ressentir l’énergie, c’est mon moteur. Parfois je pars en quête d’une image bien précise et je reviens avec tout à fait autre chose. Mes séries se construisent au fil du temps, des découvertes, des moments, il y a rarement préméditation.

Quels sont tes futurs projets ?
J’ai une série que j’ai commencée et, je l’espère sera l’occasion d’une exposition sur les villages de vacances des années 60/70. j’ai découvert lors de mes vacances un endroit incroyable avec des maisons bulles. Ce moment de découverte a été une parenthèse, et un choc esthétique fort. C’est beau, c’est totalement incongru, on se croirait dans un film…à suivre 😉

 

 

 

 

Rens Lipsius, amoureux de la vie t’explique la raison de sa participation à Nuit Rose

Rens_LipsusPourriez-vous vous présenter brièvement?
Hi I am a pluridisciplinary artist working in NY and Paris

Qu’est-ce qui vous a motivé pour être membre du Jury Nuit Rose?
To give my full support as an artist professional for the cause of breast cancer

Le thème de Nuit Rose est l’inclusion, qu’est-ce-que cela vous inspire ?
It is the reason of my participation, pink is a flower and that’s life

En tant qu’artiste, comment réussissez-vous à faire passer ce message?
Besides from the solitary work in the studio, a condition sine qua non, I maintain a dynamic social network, which partly turns around my paris’studio

Quels seront vos critères pour sélectionner les finalistes qui pourront participer à la Nuit Rose?
La vie , body and mind connected through strong visual work , thus showing personality. Without this it isn’t interesting to me.

Un peu de philosophie: pouvez-vous nous dire, selon vous, ce que fut et est la femme dans l’art?
Women have a specific sensitivity which enhances the mind , arts …life

Enfin, quelles sont les femmes qui vous inspirent?
Very eclectic, from women like Clara Schumann, Marie Curie, The voice of a woman singing like Ella Fitgerald , Maria Callas . Or as actresses many different ones. And even my cleaning lady just inspires me

Noémie de Lattre et son spectacle Féministe pour Homme te parle de son engagement

NoemiedelattrePourriez-vous vous présenter brièvement ?
Je suis une artiste, comédienne et je joue mon spectacle Féministe pour Homme à la Pépinière. 

Qu’est ce qui vous a motivé à être membre du Jury Nuit Rose?
Je ne sais pas quoi ajouter sur le principe même de la Nuit Rose, le concept est juste génial. La réponse est idiote mais j’ai voulu le faire car c’est super ! 

Le thème de Nuit Rose est l’inclusion, qu’est-ce-que cela vous inspire?
l’inclusion est la clé de l’évolution de notre société. Aucun combat pour un monde meilleur, que ce soit les luttes contre les racistes, la xénophobie, l’homophobie, le sexime… ne pourra se faire sans inclusion. C’est la base des vertus de tolérance qui sont absolument nécessaires. 

En tant qu’artiste, comment réussissez-vous à faire passer ce message?
En tant qu’artiste engagé dans mon spectacle actuel, j’ai réfléchi l’intégralité de mes sketchs et des vidéos autour de l’inclusion. Je passe mon temps à me demander, pour chaque phrase dans mon spectacle, si cette dernière peut parler à n’importe quel indvidu. Je veux que mon message puisse passer auprès d’un homme, d’une noire, d’un pauvre, etc.. Cela demande énormément de réflexion, de se mettre à la place de tout ce qu’on est pas. Et cette réflexion n’importe qui peut l’avoir avec un minimum de bienveillance. 

Je fais des vidéos toujours dans une idée d’inclusion mais également afin de guider vers l’inclusion. 

Quels seront vos critères pour sélectionner les finalistes qui pourront participer à la Nuit Rose?
J’ai deux critères équivalents, à savoir la personne qui allie le mieux compétence artistique (le talent) et engagement. En gros, qui allie le mieux le fond et la forme. 

Un peu de philosophie: pouvez-vous nous dire, selon vous, ce que fut et est la femme dans l’art?
Poser la question comme telle en 2019 prouve qu’il existe encore un gros problème. Il faudrait parler d’artiste et non plus de la femme dans l’art. Encore aujourd’hui, les artistes sont des hommes qui s’inspirent de la femme qui est une image qui n’existe pas puisque nous devrions parler des femmes. D’autre part, je reste étonnée de la faible représentation des femmes dans le domaine artistique avec un chiffre critique : 1% de cheffe d’orchestre. 

Les programmes des manuels scolaires sont aussi un bon exemple, combien y voit-on de femmes philosophes, autrices ou dramaturges enseignées à l’école ? Le pire est que cela est dit comme “on va vous enseigner la philosophie et la littérature” et non pas comme “la philosophie et la littérature des hommes”. On ne prévient pas les élèves qu’on leur enseigne que la moitié de l’histoire. 

Enfin, qui sont les femmes qui vous inspirent?
En tant qu’actrice, je suis une immense fan de Meyrl Streep. J’aime beaucoup également toutes les actrices qui mettent leur notoriété au service de l’égalité comme Emma Thompson ou Krysten Steward. Et voici encore d’autres femmes très inspirantes : Oliviia Gazelé, Sylvia Federici, Virginie Despentes, Camille Emmanuelle, Mona Chollet et Marie Donzelle.