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Lydie Hacquet, photographe d’émotion

LydieHacquetLydie Hacquet, dont tu peux trouver toutes ses photographies sur https://www.histoiresdl.com/ se présente et t’invite à comprendre sa vision de la photographie et de la transmission d’émotions. Elle présente également ses 2 oeuvres préférées et son projet futur.

Peux-tu te présenter en quelques mots s’il te plait ?
Moi? Je vis à Paris, ma ville de naissance, et ma source d’inspiration mais pas que! J’ai aussi vécu à l’étranger, à Austin Texas pendant quelques années et cela m’a ouvert à d’autres réalités, d’autres espaces, d’autres cultures. Je me ressource au bord de la mer: Normandie, méditerranée, les extrêmes encore! Cela fait de moi une espèce de chat de gouttière, qui adore errer entre grands espaces vides et villes, fourmillement ou agitation et épure et sérénité. Publicitaire, communicante invétérée, j’ai toujours cherché à faire ressentir des émotions dans les campagnes que j’ai eues la chance de diriger. Depuis toujours, je suis passionnée de photographie, j’ai eu la chance de travailler avec les plus grands, ça aide!

Pourquoi as-tu souhaité passer de la communication à la photographie ?
Le geste photographique, dans son acceptation totale (photo documentaire, artistique, publicitaire, journalistique, etc…) c’est de la communication! sauf qu’elle ne formalise pas avec des mots.  La communication aujourd’hui (pour une institution, pour une marque, pour les politiques) est souvent trop bavarde, elle cherche désespérément à expliquer, à prouver, à orienter avec des mots, des tournures choc, des slogans. Nous sommes des êtres émotionnels avant tout. Les neurosciences le prouvent. Le cerveau cherche toujours à se faire plaisir. Et pour cela, l’émotion ressentie prend toujours le dessus sur le rationnel d’un discours. Doisneau, Mayer, Les élèves de l’école de Chicago, tous l’avaient bien compris. Je n’ai pas totalement quitté la communication. J’ai simplement évolué avec cette idée simple: Une image photographique en dit plus que tous les longs discours.

Si tu devais nous parler d’une photo, laquelle serait-elle ?
Pfffffff! difficile! je peux en prendre 2? En premier, je garderai cette photo de Helen Levitt prise aux alentour de 1930 dans les quartiers défavorisés de New York. C’est une photo d’enfants qui jouent, qui rient, qui bravent les interdits et qui défient le monde. Cette photo éminemment sociale, parle de joie malgré tout, de vie. J’aime le travail de cette femme qui, très tôt, a mêlé expression artistique avec photo du quotidien. Elle a une esthétique qui me touche et il s’en dégage une énergie incroyable.
Je choisirai ensuite celle de Charlotte Rampling par Helmutt Newton dans la salle des toréadors à l’hôtel Nord Pinus à Arles. J’aime la force de cette image. Cette femme mince, nue, dans ce décors sombre et chargé crée un contraste saisissant. A première vue on pourrait la penser vulnérable, mais sa fragilité n’est que dans notre regard. Son regard, sa posture disent tout l’inverse. Elle est libre avant tout! C’était les années 70 (en 73 je crois) et les femmes prenaient possession de leur corps, la liberté d’être nue dans ce lieu chargé de symboles c’est un tabou que l’artiste lève. Aujourd’hui, cette photo ne serait sans doute plus possible sans lever un débat. L’émotion du photographe qui transgresse les codes, celle du mannequin qui défie l’objectif, un uppercut en pleine tête!

Tu te décris comme photographe de l’émotion, que cela signifie-t-il pour toi ?
Comme je le disais tout à l’heure, l’Homme est à la base un être d’émotions, il est devenu rationnel! Personnellement, je suis très sensible aux ressentis, aux impressions premières, aux énergies dégagées par des lieux, des gens. C’est irrationnel, c’est émotionnel! Et je sais que je ne suis pas la seule, pourtant….. 

Je constate que dans les entreprises tout devient rationnel, programmé, logique, dans la vie perso c’est pareil, il y a de moins en moins de place pour l’émerveillement, la surprise. Tout va trop vite, on court après quoi? L’émotion n’a plus sa place et l’homme doit rentrer dans une case, il est soumis aux algorithmes qui l’aliène et le dirigent. Je veux que ceux qui regardent mes images se disent, “tient, et si je m’arrêtais quelques secondes de courir pour voir et ressentir, pour être surpris par une jolie lumière, un geste tendre, un incongru dans la ville?”. Ça embellit la journée et ça nous reconnecte à notre condition humaine.

Quelle est ta démarche artistique ? Ton processus de photographie ?
J’ai tout le temps sur moi au moins un appareil, c’est devenu un doudou, une extension de moi. J’ai cette capacité à voir les petites choses incongrues que la vie nous propose et le geste photographique est pour moi comme un instant fugitif qui dure, c’est une méditation. Que ce soit en ville ou lorsque je suis dans la nature, avec des inconnus ou des gens que j’aime, je capte l’instant et je ressens son énergie. La technique passe au second plan, l’émotion est pour moi le plus important. Un pas à gauche, à droite, plus près, rentrer dans l’histoire qui se déroule devant moi, ressentir l’énergie, c’est mon moteur. Parfois je pars en quête d’une image bien précise et je reviens avec tout à fait autre chose. Mes séries se construisent au fil du temps, des découvertes, des moments, il y a rarement préméditation.

Quels sont tes futurs projets ?
J’ai une série que j’ai commencée et, je l’espère sera l’occasion d’une exposition sur les villages de vacances des années 60/70. j’ai découvert lors de mes vacances un endroit incroyable avec des maisons bulles. Ce moment de découverte a été une parenthèse, et un choc esthétique fort. C’est beau, c’est totalement incongru, on se croirait dans un film…à suivre 😉

 

 

 

 

Krauss, un Dj strasbourgeois qui te fait saigner les oreilles!

KraussKrauss, un Dj strasbourgeois qui souhaite juste te faire vivre une grosse soirée grâce à ses sons indés lourds. Il te raconte sa vision de la scène strasbourgeoise qui est en pleine effervescence, son collectif Frequencies et le plus important : son style !

Salut Krauss, que dis-tu de commencer par te présenter en quelques mots?
Salut, je suis Krauss, ou Jakob pour les intimes, je viens de Strasbourg, j’ai 24 ans et ca fait bientôt 10 ans que je fais du son. J’aime la randonnée, l’ananas, les jeux vidéo, la bière et les raves.

Comment as-tu commencé la musique et qu’est-ce qui t’as mené sur le chemin de la Techno Industrielle ?
J’adorais le Metal quand j’étais gosse, j’ai essayé la guitare, j’y arrivais pas, pas assez de doigts pour toutes les touches. Vers fin collège, j’écoutais des vieux remix electro trash éclatés (Dimitry G et autres bêtises). Puis début lycée j’ai commencé à écouter de la musique électronique, genre dubstep, drum and bass etc … et ca m’a fait kiffer, dès le premier concert que j’ai pu voir, j’ai eu envie de balancer de la violence sonore et je me suis mis à faire du son. 

Puis au fil des années, j’ai découvert les raves, les free, et les musiques qui vont avec: techno et tekno. J’ai abandonné la dubstep et je me suis mis à la minimale, à la techno, au hardcore, crossbreed … pour enfin arriver à une techno sombre et bien violente, qu’on peut qualifier d’industrielle.

Tu te définis comme un “artilleur”, qu’entends-tu pas cela ?
Pour plusieurs raisons, la première c’est que quand t’es en concert, les sons qui te marquent, c’est ceux qui te surprennent, qui te choquent, quelques missiles après une mélodie mélancolique aggressive, ya rien de mieux. Et c’est exactement ce genre de son que je m’efforce de proposer.

Sinon, quand je joue en live, je vois mes différents morceaux, boucles de batterie, synthés etc… comme des cartouches, des ogives, chaque partie à son effet, mais n’est utilisable qu’une fois. 

C’est un peu ma façon de voir la musique.

Peux-tu nous parler de ton collectif Frequencies ?
Non, enfin si, mais … c’est pas trop ca en ce moment on a un petit coup de mou. 

On a lancé ce collectif avec 3 potes, Philotechnos, Paradoxal Gradient et Kod, de manière à pouvoir organiser des soirées, et avoir des dates. Ca marchait plutôt bien, mais chacun a eu ses projets et ses envies et au final plus personne ne prend le temps. 

Mais Frequencies n’est pas mort pour autant, disons qu’on hiberne pour le moment.

Un mot sur la scène strasbourgeoise ?L
a scène strasbourgeoise, c’est un vivier, tout les jours t’as des nouveaux artistes qui débarquent, c’est un environnement qui bouge beaucoup. Au début ca me faisait chier, je me disais que c’était de la concurrence. Mais en fait pas du tout, tu fais plein de rencontres, tu te remet en question, t’apprends des autres tout en transmettant tes bails. C’est grave cool en vrai, et puis c’est une communauté assez proche, finalement a une ou deux relation de distance, tu connais tout le monde.

As-tu un projet futur que tu voudrais réaliser et dont tu souhaiterais parler?
J’ai plein d’idées tout le temps, pas forcément en rapport avec la musique, du coup j’suis jamais vraiment focalisé sur un seul truc. 

Mais je kifferais bien organiser des lives dans des endroits inédits, faire des vidéos et transmettre ca sur le net. Et aussi enregistrer mes dernières sonorités, depuis le temps qu’il faut que je le fasse.

Rens Lipsius, amoureux de la vie t’explique la raison de sa participation à Nuit Rose

Rens_LipsusPourriez-vous vous présenter brièvement?
Hi I am a pluridisciplinary artist working in NY and Paris

Qu’est-ce qui vous a motivé pour être membre du Jury Nuit Rose?
To give my full support as an artist professional for the cause of breast cancer

Le thème de Nuit Rose est l’inclusion, qu’est-ce-que cela vous inspire ?
It is the reason of my participation, pink is a flower and that’s life

En tant qu’artiste, comment réussissez-vous à faire passer ce message?
Besides from the solitary work in the studio, a condition sine qua non, I maintain a dynamic social network, which partly turns around my paris’studio

Quels seront vos critères pour sélectionner les finalistes qui pourront participer à la Nuit Rose?
La vie , body and mind connected through strong visual work , thus showing personality. Without this it isn’t interesting to me.

Un peu de philosophie: pouvez-vous nous dire, selon vous, ce que fut et est la femme dans l’art?
Women have a specific sensitivity which enhances the mind , arts …life

Enfin, quelles sont les femmes qui vous inspirent?
Very eclectic, from women like Clara Schumann, Marie Curie, The voice of a woman singing like Ella Fitgerald , Maria Callas . Or as actresses many different ones. And even my cleaning lady just inspires me

Noémie de Lattre et son spectacle Féministe pour Homme te parle de son engagement

NoemiedelattrePourriez-vous vous présenter brièvement ?
Je suis une artiste, comédienne et je joue mon spectacle Féministe pour Homme à la Pépinière. 

Qu’est ce qui vous a motivé à être membre du Jury Nuit Rose?
Je ne sais pas quoi ajouter sur le principe même de la Nuit Rose, le concept est juste génial. La réponse est idiote mais j’ai voulu le faire car c’est super ! 

Le thème de Nuit Rose est l’inclusion, qu’est-ce-que cela vous inspire?
l’inclusion est la clé de l’évolution de notre société. Aucun combat pour un monde meilleur, que ce soit les luttes contre les racistes, la xénophobie, l’homophobie, le sexime… ne pourra se faire sans inclusion. C’est la base des vertus de tolérance qui sont absolument nécessaires. 

En tant qu’artiste, comment réussissez-vous à faire passer ce message?
En tant qu’artiste engagé dans mon spectacle actuel, j’ai réfléchi l’intégralité de mes sketchs et des vidéos autour de l’inclusion. Je passe mon temps à me demander, pour chaque phrase dans mon spectacle, si cette dernière peut parler à n’importe quel indvidu. Je veux que mon message puisse passer auprès d’un homme, d’une noire, d’un pauvre, etc.. Cela demande énormément de réflexion, de se mettre à la place de tout ce qu’on est pas. Et cette réflexion n’importe qui peut l’avoir avec un minimum de bienveillance. 

Je fais des vidéos toujours dans une idée d’inclusion mais également afin de guider vers l’inclusion. 

Quels seront vos critères pour sélectionner les finalistes qui pourront participer à la Nuit Rose?
J’ai deux critères équivalents, à savoir la personne qui allie le mieux compétence artistique (le talent) et engagement. En gros, qui allie le mieux le fond et la forme. 

Un peu de philosophie: pouvez-vous nous dire, selon vous, ce que fut et est la femme dans l’art?
Poser la question comme telle en 2019 prouve qu’il existe encore un gros problème. Il faudrait parler d’artiste et non plus de la femme dans l’art. Encore aujourd’hui, les artistes sont des hommes qui s’inspirent de la femme qui est une image qui n’existe pas puisque nous devrions parler des femmes. D’autre part, je reste étonnée de la faible représentation des femmes dans le domaine artistique avec un chiffre critique : 1% de cheffe d’orchestre. 

Les programmes des manuels scolaires sont aussi un bon exemple, combien y voit-on de femmes philosophes, autrices ou dramaturges enseignées à l’école ? Le pire est que cela est dit comme “on va vous enseigner la philosophie et la littérature” et non pas comme “la philosophie et la littérature des hommes”. On ne prévient pas les élèves qu’on leur enseigne que la moitié de l’histoire. 

Enfin, qui sont les femmes qui vous inspirent?
En tant qu’actrice, je suis une immense fan de Meyrl Streep. J’aime beaucoup également toutes les actrices qui mettent leur notoriété au service de l’égalité comme Emma Thompson ou Krysten Steward. Et voici encore d’autres femmes très inspirantes : Oliviia Gazelé, Sylvia Federici, Virginie Despentes, Camille Emmanuelle, Mona Chollet et Marie Donzelle. 

Laura Calu, l’initiatrice du #BikiniFermeTaGueule te parle d’inclusion

LauraCaluPourriez-vous vous présenter brièvement ?
Je suis Laura Calu, humoriste et comédienne, je me suis faite connaître grâce à mes vidéos sur Facebook il y a 6 ans environ et depuis un an je joue mon spectacle sur scène.

Qu’est-ce qui vous a motivé pour être membre du Jury Nuit Rose?
On me l’a gentiment proposé alors j’ai dit oui ! Chaque année j’essaie de faire quelque chose pour Octobre Rose mais surtout pour mes amies qui se battent et se sont battues contre le cancer du sein. Donc je dirais que c’est pour Marion, Kheira et les autres.

Le thème de Nuit Rose est l’inclusion, qu’est-ce-que cela vous inspire ?
Le futur, enfin, j’espère.

En tant qu’artiste, comment réussissez-vous à faire passer ce message ?
Par des vidéos, des sketchs, des interviews depuis 6 ans je pense.

Quels seront vos critères pour sélectionner les finalistes qui pourront participer à la Nuit Rose ?
La passion. J’aime voir la passion dans les yeux d’un artiste. Parfois ça me touche plus qu’une performance en soi.

Un peu de philosophie: pouvez-vous nous dire, selon vous, ce que fut et est la femme dans l’art ?
Et ben… Une femme dans l’art.

Enfin, qui sont les femmes qui vous inspirent ?
Ma grande sœur (pour son intelligence), Mylène Farmer (pour ses cheveux), Muriel Robin (pour son franc parler), Florence Foresti (pour son humour) et plein d’autres …

 

Still singing Chi Nhar on replay? Meet the musician behind it!

You’ve met him at our latest artist meet up last week.

You fell in love and memorized the lyrics to his debut single, Chi Nhar. 

Now, it’s time to meet the man known as Zef!

How long have you been in the music scene?
It’s been 9 years since I first started playing the guitar and 5 years since I actively made music a career.

How did you start?
I started busking on the sidewalks of Byblos’s old souks, simply as a street performer; people used to throw me money in my guitar case as I performed. This experience introduced me to contacts such as producers, pub owners, musicians and others and that’s when my musical career began.

What have you studied? And do you work in it?
I have a master’s degree in visual communication and advertising. I worked for  2 years as an art director but then decided to quit for music. That’s what I really want to do, I know it for a fact… Yet, I still do designs for my music artworks, videos, marketing plans, etc.

What do you think of the music scene in Lebanon?
Beside the Dark Techno scene that’s been trending all over the world and extremely in Lebanon, I think the country has a lot of potential and talents that are, unfortunately, unable to pave their way strongly because they are simply not incorporating their mother tongue in their music nor are they including the root of their culture in their music!

If you could be one instrument, what would it be?
I would definitely be the bass. It’s the core and foundation of all music!

Who are the musicians that inspire you?
One musician who inspires me daily is Chris Martin, a genius songwriter. He’s constantly surprising me with new tunes that I discover every day from Coldplay; rare are the people who know those songs, but they are extremely magical.

Describe yourself in one word.
Consistent.

What are your future plans?
After my first release, I will release another music video.  Then, I plan on producing an album that i’ll be touring the Middle East to promote. 

MAD Suggests: Must watch Lebanese movies

MAD Suggests MoviesIf you’re a movie buff, you’re surely familiar with Arab cinema; afterall, Egypt is known for its long history of cinema especially during the 1940’s, 50’s and 60’s which were the years known as the Golden Years.
Egypt is not the only Arab country with a long history in cinema, but it is the leader; its successor being Lebanon. Cinema was introduced to Lebanon in the early 1900s, shortly after the first ever movie was released in France.
By the late 1920s, many theatres had already opened in Lebanon and by 1929, Lebanon’s first local film had been released. After that, cinema in Lebanon began to boom especially in the 60s and has since continued to flourish producing with it great directors and greater movies.
Below is a list of some of our TOP Lebanese movie recommendations!

Safar Barlik 
A must watch Lebanese classic starring Fairouz, Assi Rahbani, Salah Tizani and many other well known names. The events of this Lebanese gem takes place in 1914 during the Ottoman oppression.

Capernaum 
Directed by Nadine Labaki, Capernaum broke box office records and has since won over 20 local and international awards. The story caught many critics and movie-goers alike attention due to its controversial and sentimental plot.
The story revolves around a young boy who is in juvenile prison and decides to sue his parents for bringing him into the world. The plot follows the events leading up to his placement in jail and his hearing in front of the judge.

West Beirut
As the war breaks out in Lebanon, we follow the story of Tarek and Omar who now live in West Beirut. Tarek falls in love with someone from a different religion meanwhile his family wants to migrate.
The movie came out in 1998, was directed by the renowned Ziad Doueiri and was also nominated and has won several awards.

The Insult 
A devoted Christian, played by known comedian, TV host and actor Adel Karam, files a lawsuit against a Palesintian refugee worker.
As the case unravels, many issues concerning racism, the Lebanese war and genocides unravel.

Where Do We Go Now?
After a Cross is found broken and some sheep enter a Mosque, the Christian blame the Muslims and vice versa in a small, fictional village.
It is up to the women of the village to restore peace.

Ghadi 
A child with special needs is looked down upon by the entire village which forces his father, who is played by the renowned George Khabbaz, to do extreme things to keep the kid safe and with the family.
Ghadi portrays “being different” in a positive and entertaining way.

Bind Intersections
Coming from different backgrounds and having never met, three people play a huge role in each others’ lives without knowing.

Listen 
Two lovers, Joud and Rana, are forbidden from meeting, which prompts Joud, to send his lover letters in the form of recordings. This Lebanese hit was directed by the one-and-only Philippe Aractingi.

MAD Suggests: Songs to listen to on your next roadtrip!

MAD SuggestsWhile we have gotten comfortable and cozy in our city-life routine, it’s always nice to escape the hustle and bustle of modern life and go somewhere for some peace and quiet. Whether you’re planning a weekend getaway in the suburbs or you’re just driving around after midnight to clear your mind, we’ve compiled the ultimate road trip playlist for you! Ready? Set! Grab your keys, call your favorite companions and let’s hit the road.

The Classics:

The Essentials: 

The Top Picks:

  • Porcelain – Moby 
  • Waves – Mr. Probz (Rubin Schulz)
  • Live For Today – Nicolas Jaar
  • Recto Verso – Paradis
  • Still Corners – The Trip
  • Mr Tambourine Man – Bob Dylan
  • So Long Marianne – Leonard Cohen
  • Porque te vas – Jeanette

The Ones Every Guest Will Ask For:

Happy roadtripping and stay MAD (but safe!)

Durev : du rap à la pop urbaine!

Durev, instrumentiste qui a baigné depuis son enfance dans la musique, vient de passer du rap à la pop urbaine. Il a également, comme MAD, souhaité aider des artistes indépendants grâce à son label Le Bon Cru. Découvre son parcours et ce qu’il va te réserver prochainement !

Que dis-tu de te présenter et nous expliquer comment tu es rentré dans le monde de la musique?
Je suis originaire du sud de la France (Vaucluse) où j’y ai grandi avant de partir étudier le management du sport à Lyon puis à Marseille pour le Master. Je suis aujourd’hui basé sur Paris depuis 3 ans.
J’ai toujours été proche de la musique, avec un père pianiste et fou amoureux de musique. Il était donc naturel pour moi d’intégrer dès mon plus jeune âge le conservatoire de ma ville (Cavaillon) pour y étudier le solfège et commencer un instrument. Le saxophone étant trop gros pour moi à l‘époque, j’ai commencé par la clarinette pendant 4 ans avant de passer au saxophone alto que je joue depuis maintenant près de 15 ans. A côté de la pratique d’un instrument, j’ai commencé aux alentours de 10 ans à écrire des chansons. A 15 ans j’ai enregistré et sorti mes premiers morceaux de rap sous le nom de DLV. J’ai continué dans le rap pendant 10 ans avec 2 mixtapes toujours en ligne dont un son qui a atteint un demi million de vues. Il y a maintenant plus d’un an, j’ai eu envie de renouveler mon univers et m’éloigner du rap pour recommencer un projet plus travaillé avec une équipe de professionnels qui m’entoure.

Le premier clip de mon nouveau projet, Interlude, est disponible sur youtube. Durev

Tu as monté ton propre label “Le Bon Cru” n’est-ce pas ?
Peux-tu nous raconter un peu son histoire ou une anecdote sympa dessus?

En effet, j’ai monté en 2016 ma propre structure, qui est un label associatif. Tout a débuté avec la création d’un studio d’enregistrement chez un ami qui était destiné aux jeunes artistes pour leur permettre d’enregistrer leurs premières maquettes. On a ensuite eu l’idée de monter notre propre évènement rassemblant plusieurs disciplines artistiques (peinture, photographie – Graff – court métrage -rap & Electro) dans le but de mettre en lumière les artistes indépendants de notre région. L’évènement s’est déroulé à l’Akwaba près d’Avignon durant l’été 2017 et a rassemblé plus de 300 personnes.
Le studio de mon label « Le Bon Cru » a été déplacé par le suite sur Paris car je me suis installé là-bas pour des raisons professionnelles. Cette structure me permet aujourd’hui de m’auto-produire que ce soit au niveau de l’enregistrement des projets comme du tournage des clips vidéos.

Quels sont tes influences majeures dans la musique?
Elles sont très vastes et de tous genres musicaux. J’accorde beaucoup d’importance aux textes et aux mélodies envoûtantes.
Je vais vous faire ci-dessous une petite liste d’artistes et groupes qui ont marqué des moments de ma vie et vous allez voir que ça part un peu dans tous les sens:
Oxmo puccini, Lunatic, J.cole – Eminem -IAM – La Fonky Family  – Lunatic – Nekfeu – Lomepal – Dennis Lloyd – Asaf Avidan – G-Easy – Ibrahim maalouf – Jorja Smith -Norah Jones – Russ -Youssoupha, Sade, Jessie Reyez, Damien Saez et j’en oublie encore beaucoup mais il fallait bien m’arrêter au bout d’un moment…

Que penses-tu de l’industrie musicale aujourd’hui et de la scène dans laquelle tu évolues?
Avec l’essor des nouveaux modes de consommation de la musique, notamment avec youtube et le streaming, n’importe qui peut sortir un projet aujourd’hui. Les studios sont de plus en plus accessibles et les logiciels nous permettent de produire des musiques de qualité sans avoir à bouger de chez soi.
De ce fait, on retrouve une plus grande diversité de genre musicaux et il y a forcément du bon comme du moins bon. Mais je trouve ça assez bien d’avoir plus de choix car qui ne tente rien n’a rien et j’aime l’idée qu’un simple titre produit en indé devienne un tube et détrône les artistes signés dans les majors. Il est toutefois de plus en plus difficile de vivre de sa musique si on est pas signé en major malheureusement.
En ce qui concerne l’industrie musicale dite « commerciale » je trouve que les principales radios ne prennent pas assez de risques dans le choix des artistes qu’ils diffusent sur leurs antennes. On retrouve toujours les mêmes et c’est dommage car il y a beaucoup de talents qui mériteraient plus de visibilité.
Je n’ai pas encore la chance de faire pleinement parti de l’industrie car je ne vis pas exclusivement de ma musique. Donc le jour où j’y arrive, on en reparlera ensemble et je vous exprimerai mon point de vue.

Quels sont tes projets pour l’avenir?
Je suis reparti de 0 avec ce nouveau nom /projet. Le but étant de revenir avec un projet assez professionnel pour toucher un maximum de monde et ainsi être relayé par des médias influents.
J’ai déjà trois sons produits avec un producteur reconnu qui a travaillé avec de nombreux artistes. Ces musiques vont être clipées prochainement. En plus de cela j’ai une dizaine de maquettes que j’ai pour la plupart auto produites et qui vont être retravaillées avant d’être sorties.
A part si tu es très célèbre, les personnes n’ont plus le temps d’écouter un album entier donc je préfère me consacrer pour l’instant sur des titres forts pour me faire connaître du grand public. Je penserai à l’EP puis à l’album après avoir sorti 3 clips de qualité pro.

Vous pourrez retrouver le prochain clip dès maintenant donc en attendant restez connecté et rejoignez-moi sur les réseaux 😉

Instagramhttp://instagram.com/durevofficiel

Facebook:http://facebook.com/durevofficiel

Youtube: http://bit.ly/DurevYoutubeChannel

Elio, il y a plus d’une manière de devenir humoriste!

Elio humoriste entrepreneur a fondé son propre comedy show sur Paris. Découvre comment il a réussi à accomplir son rêve d’enfance.

Salut Elio, que dis-tu de commencer par te présenter en quelques mots?
Comme tu l’as si bien dit, moi c’est Elio, et non pas Eliott comme souvent on a l’habitude de me faire la remarque ahah. J’ai 23 ans. Je suis d’origine franco libanaise et j’ai débuté le stand-up il y a tout juste 3 mois.
Lorsqu’on s’est rencontré, tu nous as dit que tu venais d’école de commerce.

Comment as-tu fait la transition jusqu’au Stand-Up ? Et comment as-tu connu le Stand-Up?
En école primaire en participant à la pièce de théâtre annuelle pour la présenter à la fin à nos parents. Ça m’amusait beaucoup de jouer des rôles mais je ne connaissais pas encore le stand-up.
Arrivé au collège, je commençais à regarder plusieurs one man/woman show avec mes cousines. Je rêvais de faire comme eux. On essayait de reproduire les sketchs vus à la télé devant nos parents. On leur disait “si on arrive à vous faire rire, on peut rester encore un peu plus”.
C’était à un spectacle de fin d’année en seconde au lycée que j’ai eu le déclic. On m’a proposé de jouer un second rôle pendant un sketch dans un centre culturel, la salle était pleine, environ 250 personnes. Les premiers mots étaient compliqués, une voix d’adolescent prépubère et un stress énorme.. Arrive la fin du sketch, et quand tu vois des personnes applaudir avec le sourire, tu as une sensation et une voix en toi qui te dit “mais oui c’est ça, c’est ce que je veux faire plus tard”. Tu es sur un petit nuage, et là, tu es rattrapé par la réalité de la vie..
Depuis le collège, le stand-up est dans un coin de ma tête mais ce n’était pas en adéquation avec l’éducation à la libanaise qui prône énormément les études et les diplômes. J’ai donc suivi ce chemin des études supérieures en faisant une école de commerce tout en gardant le stand-up en tête.
Après différentes expériences, je n’arrivais plus à supporter le train de vie “métro boulot dodo”. Je me suis dit “Elio tu as 23 ans, c’est le moment ou jamais”. Aujourd’hui, en 2019, avec la place des réseaux sociaux dans notre société, il y a énormément d’humoristes et de comédiens, il faut se différencier. Il faut mettre en place des stratégies de communication, en considérant différentes approches marketing et surtout avoir un sens de l’observation et de l’analyse : ce que j’ai appris dans mes études et dans le monde professionnel.

Aurais-tu quelques noms de comédiens et artistes qui ont influencé ton écriture et ta performance?
Vous. Vous êtes tous des artistes sur cette planète. Tous, une source d’inspiration pour n’importe quel humoriste.
Charlie Chaplin pour sa capacité à pouvoir faire rire sans parler. Gad Elmaleh et Jamel Debbouze pour leur présence scénique et leur jeu d’acteur.
Thomas Ngijol, Fary, Jason Brokers, Haroun, Roman Frayssinet, Camille Lellouche, Nadia Roz, Nawell Madani, Blanche Gardin, Shirley Souagnon.. 

Honnêtement je pourrais en citer tellement d’autres.
Il y a aussi d’autres artistes qui ne sont pas des humoristes, mais qui sont source d’inspiration pour leur écriture : Nekfeu et Youssoupha. La nouvelle génération qui arrive, ceux que j’ai eu l’occasion de rencontrer et avec qui j’ai partagé des scènes ouvertes promettent un bel avenir au stand-up. Et là aussi, je pourrais t’en citer énormément.
C’est pourquoi je vous invite tous à venir voir les scènes ouvertes, les nouveaux plateaux qui se développent, des futurs grands noms du stand-up sont en train d’éclore.

Niveau humour, t’es plutôt Pierre Desproges ou Jean-Marie Bigard?
Alors deux grands monsieurs, avec de très belles carrières dans ce milieu là. Deux artistes qui prônent chacun un humour plus ou moins différent. Un humour assez noir avec une plume particulière pour le premier et le deuxième un humour plus tranchant et très direct.
Je pense que je me rapproche un peu plus de Desproges (bien que l’égaler n’est pas possible), avec de temps en temps une Bigard touch, un message est clair et on se rappellera de vous.

Tu nous as aussi parlé du Pigalle Comedy Show qui est une initiative que tu as commencé il y a peu.

Peux-tu nous en parler plus en détail ?
Un mois après avoir commencé le stand-up, j’ai remarqué qu’à Paris de plus en plus de Comedy Clubs se développent et j’ai tout simplement voulu avoir mon plateau. C’est une manière pour moi d’entrer dans ce milieu par une autre porte. Le concept est d’inviter 6 à 8 humoristes (de débutants, confirmés à professionnels). Pendant 1h environ, on se succède et on essaye de vous faire rire un maximum.
Le petit plus que j’ai voulu rajouter, c’est qu’au Pigalle Comedy Show, l’artiste est au milieu du public et non pas devant. Cela permet de créer une vraie proximité et c’est un sacré exercice pour les humoristes. Le plateau est souvent suivi d’un aftershow (dédicace aux after-works d’entreprise). Nous sommes en train de penser à d’autres activités que l’on mettra en place à la rentrée.

Quels sont tes projets pour l’avenir?
Des projets tu peux en avoir des millions, des idées, tu en as tellement qui te traversent l’esprit en une journée. 

Mais le plus important selon moi c’est de se fixer des objectifs et de les atteindre. 

Du coup, oui j’ai des projets pour l’avenir, mais là je me concentre sur mes objectifs. 

Une fois que j’en ai atteint un, je mets en place le projet qui est lié, et ainsi de suite.

Mais je peux déjà te dire que nous sommes en train de travailler sur la dixième édition du Pigalle Comedy Show, un projet avec lequel je compte marquer le coup. (Petite dédicace à Anne qui m’aide pour ce plateau et à Jenny qui s’occupe de la communication).