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MKW, l’odyssée des coeurs sauvages

MKWAvec leur humour singulier et leur bonne humeur, le duo de MKW: Wild et Mason te raconte leur rencontre, leur nouvelle musique qui se nomme… MAD et qui est une réelle hymne à l’inclusion. Ils expliquent également la scène niçoise ainsi que leur surnom “l’odyssée des cœurs sauvages”.

Hello MKW, pouvez-vous vous présenter rapidement ? Comment vous êtes-vous rencontrés ?

MKW c’est l’alliance de nos deux univers blues & soul pour Mason et pop pour Wild, le tout dans une atmosphère électro.

(Wild) Je trouve ça assez difficile d’identifier quels groupes influencent notre style, surtout quand je ne peux pas me résoudre à nous catégoriser dans un style spécifique 🙂  Personnellement je m’inspire de Sublime pour les good vibes, Arctic Monkeys pour leurs textes, Hyphen Hyphen pour l’énergie ou encore Lana Del Rey pour l’ambiance atmosphérique (certainement due à l’utilisation de la reverb que j’affectionne aussi).

Ado, je composais dans un style folk/pop sur une simple guitare acoustique ou mon ukulele. La musique était encore à ce moment là un rêve de jeunesse. Après plusieurs années d’études, des diplômes et 2 ans dans la vie active, j’ai compris que si j’ai trouvé le passage à l’âge adulte difficile, c’est parce qu’il ne tenait qu’à moi de changer des rêves de gamine en projets de vie. Motivée comme jaja, je me suis mise à chercher sérieusement un guitariste pour enregistrer en studio mes compositions.

Il y a presque 3 ans, en voyage dans l’East Side de Berlin, un soir j’avais un délire de suivre des étrangers qui m’inspiraient jusqu’à trouver un endroit où je veuille passer la soirée. Je suis arrivée dans un bâtiment désaffecté, couleurs vives, projos dans tous les sens, basses qui tapent, des mecs qui se font tatouer dans un coin, d’autre qui font du body painting, tags live sur les murs etc. Univers complètement perché mais pas trop quand t’es déjà à 3 grammes. Là je tombe sur un type avec des yeux qui transpercent, genre les lentilles qu’on met pour Halloween. Il était norvégien je crois. Pantalon bleu ciel en lin comme ses yeux, torse poil, pieds nu, il me fixe, je suis hyper intriguée. Là le mec me dit qu’il m’a choisie pour jouer un rôle dans sa vie, enfin plutôt dans sa soirée. Ce grand viking veut que je donne une petite pilule rose à un mec brun type sicilien à quelques mètres de nous. Je trouve ça chelou, dans mes souvenirs sous md on aime tout le monde, mais je capte vite que le sicilien préfère clairement les petites nanas typées aux yeux clairs au grand viking. On sympathise rapidement et il lâche ses potes John (Mayer) et Nekfeu pour passer la soirée avec moi. Ce mec là porte le même prénom que mon frère, Lilian. C’est aujourd’hui mon colloc, meilleur pote, binôme, guitariste aussi connu sous le nom de Mason.

(Mason) J’ai commencé la guitare lorsque j’avais 16 ans : à l’époque j’écoutais déjà les Beatles et Elvis, mais j’étais à l’apogée de ma période Rap Us, avec 2Pac et 50 Cent en tête de liste…un jour j’arrive chez mon père qui regardait un live de Roger Waters (Pink Floyd pour les incultes hahaha) à Berlin en 1990 je crois, c’est Cindy Lauper qui chantait sur Another Brick In The Wall, c’est vous dire le concert improbable ! Bref, le solo de guitare de cette version live dure environ 4 minutes, duel épique entre une Fender Stratocaster et une Gibson Lespaul ! La grosse claque… Un mois plus tard j’avais la copie d’une Strat’ entre les mains, et je j’apprenais mes premiers accords. Je n’ai jamais lâché l’affaire avec ces bouts de bois ! C’est pour moi un instrument extrêmement exigeant, qui demande beaucoup de travail, mais à la fois très expressif et vivant. J’ai eu la chance d’intégrer un groupe au bout d’un an de pratique acharné, en tant que soliste, et c’est là que je me suis “fait” les doigts. J’ai eu quelques autres formations par la suite mais rien de sérieux, jusqu’à ce que je rencontre Wild

Quand j’étais au lycée avec Selah Sue, je n’arrêtais pas de la tanner pour faire de la musique avec elle. Mais à l’époque je n’avais pas le niveau, et elle avait finit par me snober (musicalement). Quelques années plus tard je l’ai recroisée alors qu’elle donnait un showcase privé à Bruxelles, Wild était là aussi, parmi les quelques chanceux présents ce jour là. J’ai sympathisé avec elle car elle chantait aussi fort, mais mieux, que Selah elle-même. Je me souviens l’avoir vanné du style : “Hey, c’est Selah Sue que je suis venu écouter, pas toi !”

Bref, après le live, j’ai invité Wild à venir féliciter Selah avec moi, elle était comme une folle vous pensez ! Une fois arrivé en loge, Wild n’a pas pu s’empêcher de chanter, et Selah, impressionnée, me dit : « Mais c’est avec elle que tu dois faire un groupe, non d’une frite ! »  (hey oui elle est Belge Selah). On avait la chance d’habiter la même région avec Wild, du coup à notre retour de Bruxelles, on s’est revu et voilà le résultat : aujourd’hui on est aussi colocs.

Alors vous préférez quelle version, vous? 🙂

Nous avons un point commun MAD et MKW, nous soutenons l’égalité et l’inclusion, pourquoi souhaitez-vous porter cette valeur ?

A travers ce projet en particulier, notre but est de véhiculer un message de liberté des femmes – de parole, d’agir, de rêver, de choisir, quel que soit le statut social, genre, orientation sexuelle. Bref, l’expression de soi sans tabou.

(Wild) Étant une femme sans être une féministe extrême, je trouve ça encore aberrant de voir les conditions et statuts des femmes dans certaines sociétés. Malgré ça on ne veut pas véhiculer de messages négatifs ou haineux. C’est un chemin vers l’émancipation de chacun, la liberté de ne pas suivre les codes et les idées reçues que nous devrions adopter. On est tous un peu prisonniers du système, à un certain degré, mais il ne tient qu’à nous de voir avec de nouveaux yeux, d’aspirer à une réelle ouverture d’esprit, de compassion, d’empathie envers les autres, femmes et hommes.

Le conformisme ne fait pas le bonheur (de tout le monde), non ? Alors pourquoi reproduire des schémas qui n’ont d’old school que le nom (puisqu’encore actuels)? Femme n’est pas un statut, c’est un genre qui peut comme l’homme être autonome, sans être marginale. Une femme a le droit et doit s’exprimer librement, toucher les autres à travers ses mots, à travers ses mains, sa voix, ses toiles, son corps, à travers la folie et la sensibilité qu’elle met dans sa création.

Le côté MAD souligne également qu’une femme considérée en marge de la société est rapidement catégorisée – de hippie, de droguée, de femme facile, de ratée, de vieille fille, de carriériste, de folle etc. Alors que c’est magnifique d’embrasser sa propre folie. La vie/l’art sans madness serait ennuyant à mourir, non?

On tenait à ce que ce morceau fasse passer des good vibes, dans une optique d’évolution et d’une volonté positive, sans animosité envers la gente masculine. 🙂

“MKW, l’odyssée des cœurs sauvages”, KESAKO ? 

A travers le côté sauvage et candide, on souhaite partager l’idée de la liberté de découvrir qui on est, et choisir d’évoluer dans la direction qui nous plait, sans l’influence – voire le formatage – dans lesquels on baigne depuis tout gamin. On aime partager cette idée que voir la vie à travers des yeux d’enfant peut paraître naïf mais c’est aussi plus coloré, sincère et spontané. Singularité assumée.

Le cœur, c’est ce qui nous a fait quitter nos jobs, croire en notre projet, notre passion, même si auprès de nos familles, nos amis, ou nos collègues de travail, ce choix pouvait paraître irresponsable. Pour nous, suivre son instinct c’est comme suivre son cœur, pour un seul et même but: se sentir vivant. Voilà notre symbolique d’un cœur sauvage. Et nous, ce qu’on souhaite le plus, c’est d’embarquer nos auditeurs dans ce voyage, l’odyssée vers la liberté.

Partager nos morceaux c’est une façon de s’exprimer et toucher les autres. Selon nos moods et notre inspiration, on met l’accent plutôt sur des sentiments, des idées, ou des convictions.

Dans la lignée du morceau MAD, on véhicule une sexualité assumée avec “Sticky Fingers”. “Bad Liar” ou “Oh Man” évoquent le manque et l’addiction (libre à chacun d’interpréter de quelle addiction il s’agit). Notre morceau “Acid Rain” est écologiquement engagé et dénonce à travers la métaphore des pluies acides que l’homme boit son propre poison – morceau bientôt disponible sur toutes les plateformes (petite pub en scred). Tout ça dans une atmosphère chill 🙂

Pouvez-vous nous parler un peu de la scène niçoise ?

Dans la région il y a beaucoup de groupes de covers, dans tous les styles, et certains sont extrêmement talentueux ! Tout ce petit monde prend pas mal de place au final, car il y a plus d’offre que de demande, et il est difficile pour les groupes qui souhaitent apporter de la nouveauté d’être réellement mis en avant. La scène locale commence à se débloquer grâce aux démarches de Panda Event (Crossover), les associations comme Le Local à Cannes, ou encore le nouveau festival La Crème Festival à Villefranche-sur-Mer, qui a connu sa première édition cet été et favorise les groupes locaux pour les premières parties.

Cela dit, il y tout de même quelques artistes au rayonnement (inter)national qui viennent de chez nous, je pense notamment à Nekfeu, M83, The Avener, Møme ou encore Hyphen Hyphen !

(Mason) Si je devais parier sur un nom, ce serait “Le Môme”, un rappeur Niçois, que l’on a connu aux Nuits de Vence, ce jeune est à surveiller de près ! On joue d’ailleurs avec lui à la Maison de l’Étudiant à Nice ce jeudi 🙂

On a hâte d’écouter encore plus de titres, quels sont vos futurs projets ?

On vient de sortir notre morceau MAD sur les plateformes de musique (Spotify, Deezer, Apple Music, etc…), on prévoit de vous sortir notre morceau Acid Rain avec un clip pro fin Octobre! S’en suivra un EP, mais pour ça on a besoin d’un maximum d’écoutes ! Notre plus grand dilemme maintenant c’est de sélectionner parmi nos morceaux quels titres on va vous partager! A très vite 🙂

Qui sont les artistes finalistes sélectionnés pour Nuit Rose?

Nuit RoseNous y sommes, les votes sont clos ! 

C’est le moment de découvrir les noms des finalistes qui passeront sur scène au Seguin Sound à Paris le 23 octobre pour la Nuit Rose !

Nuit Rose est une soirée MAD sous le signe de l’inclusion, en clôture d’Octobre Rose.

Nous avons décidé de lancer Nuit Rose afin d’impulser un réel changement dans les industries créatives où la sous représentation des femmes est alarmante et de sensibiliser au dépistage du cancer du sein.

Le Mercredi 23 Octobre, la première édition de  Nuit Rose aura lieu au coeur de Paris. Cette expérience artistique hybride aura lieu en présence de notre communauté ainsi qu’un jury d’artistes : Alex Ramirès, Laura Calu, Noémie De Lattre et Rens Lipsius.

Les artistes finalistes de la première édition de Nuit Rose sont : Annabelle Amory, Ayoub Khamassi, Baronnes, Bénédicte Waryn, Chloé Ruchon, Clain, Estelle Ebenga Hénot, Guate Mao, Héloïse Haddad, Illustre, Jeffrey Scary, Joséphine Tilloy, Marwan Antonios, MKW Music Band, Pola, Sabrina Roger, et Telegraph.

L’artiste MADly Pink sera révélé(e) à l’issue de la soirée du mercredi 23 Octobre au Seguin Sound, de 18h à 23h à Paris.

Krauss, un Dj strasbourgeois qui te fait saigner les oreilles!

KraussKrauss, un Dj strasbourgeois qui souhaite juste te faire vivre une grosse soirée grâce à ses sons indés lourds. Il te raconte sa vision de la scène strasbourgeoise qui est en pleine effervescence, son collectif Frequencies et le plus important : son style !

Salut Krauss, que dis-tu de commencer par te présenter en quelques mots?
Salut, je suis Krauss, ou Jakob pour les intimes, je viens de Strasbourg, j’ai 24 ans et ca fait bientôt 10 ans que je fais du son. J’aime la randonnée, l’ananas, les jeux vidéo, la bière et les raves.

Comment as-tu commencé la musique et qu’est-ce qui t’as mené sur le chemin de la Techno Industrielle ?
J’adorais le Metal quand j’étais gosse, j’ai essayé la guitare, j’y arrivais pas, pas assez de doigts pour toutes les touches. Vers fin collège, j’écoutais des vieux remix electro trash éclatés (Dimitry G et autres bêtises). Puis début lycée j’ai commencé à écouter de la musique électronique, genre dubstep, drum and bass etc … et ca m’a fait kiffer, dès le premier concert que j’ai pu voir, j’ai eu envie de balancer de la violence sonore et je me suis mis à faire du son. 

Puis au fil des années, j’ai découvert les raves, les free, et les musiques qui vont avec: techno et tekno. J’ai abandonné la dubstep et je me suis mis à la minimale, à la techno, au hardcore, crossbreed … pour enfin arriver à une techno sombre et bien violente, qu’on peut qualifier d’industrielle.

Tu te définis comme un “artilleur”, qu’entends-tu pas cela ?
Pour plusieurs raisons, la première c’est que quand t’es en concert, les sons qui te marquent, c’est ceux qui te surprennent, qui te choquent, quelques missiles après une mélodie mélancolique aggressive, ya rien de mieux. Et c’est exactement ce genre de son que je m’efforce de proposer.

Sinon, quand je joue en live, je vois mes différents morceaux, boucles de batterie, synthés etc… comme des cartouches, des ogives, chaque partie à son effet, mais n’est utilisable qu’une fois. 

C’est un peu ma façon de voir la musique.

Peux-tu nous parler de ton collectif Frequencies ?
Non, enfin si, mais … c’est pas trop ca en ce moment on a un petit coup de mou. 

On a lancé ce collectif avec 3 potes, Philotechnos, Paradoxal Gradient et Kod, de manière à pouvoir organiser des soirées, et avoir des dates. Ca marchait plutôt bien, mais chacun a eu ses projets et ses envies et au final plus personne ne prend le temps. 

Mais Frequencies n’est pas mort pour autant, disons qu’on hiberne pour le moment.

Un mot sur la scène strasbourgeoise ?L
a scène strasbourgeoise, c’est un vivier, tout les jours t’as des nouveaux artistes qui débarquent, c’est un environnement qui bouge beaucoup. Au début ca me faisait chier, je me disais que c’était de la concurrence. Mais en fait pas du tout, tu fais plein de rencontres, tu te remet en question, t’apprends des autres tout en transmettant tes bails. C’est grave cool en vrai, et puis c’est une communauté assez proche, finalement a une ou deux relation de distance, tu connais tout le monde.

As-tu un projet futur que tu voudrais réaliser et dont tu souhaiterais parler?
J’ai plein d’idées tout le temps, pas forcément en rapport avec la musique, du coup j’suis jamais vraiment focalisé sur un seul truc. 

Mais je kifferais bien organiser des lives dans des endroits inédits, faire des vidéos et transmettre ca sur le net. Et aussi enregistrer mes dernières sonorités, depuis le temps qu’il faut que je le fasse.

Rens Lipsius, amoureux de la vie t’explique la raison de sa participation à Nuit Rose

Rens_LipsusPourriez-vous vous présenter brièvement?
Hi I am a pluridisciplinary artist working in NY and Paris

Qu’est-ce qui vous a motivé pour être membre du Jury Nuit Rose?
To give my full support as an artist professional for the cause of breast cancer

Le thème de Nuit Rose est l’inclusion, qu’est-ce-que cela vous inspire ?
It is the reason of my participation, pink is a flower and that’s life

En tant qu’artiste, comment réussissez-vous à faire passer ce message?
Besides from the solitary work in the studio, a condition sine qua non, I maintain a dynamic social network, which partly turns around my paris’studio

Quels seront vos critères pour sélectionner les finalistes qui pourront participer à la Nuit Rose?
La vie , body and mind connected through strong visual work , thus showing personality. Without this it isn’t interesting to me.

Un peu de philosophie: pouvez-vous nous dire, selon vous, ce que fut et est la femme dans l’art?
Women have a specific sensitivity which enhances the mind , arts …life

Enfin, quelles sont les femmes qui vous inspirent?
Very eclectic, from women like Clara Schumann, Marie Curie, The voice of a woman singing like Ella Fitgerald , Maria Callas . Or as actresses many different ones. And even my cleaning lady just inspires me

Noémie de Lattre et son spectacle Féministe pour Homme te parle de son engagement

NoemiedelattrePourriez-vous vous présenter brièvement ?
Je suis une artiste, comédienne et je joue mon spectacle Féministe pour Homme à la Pépinière. 

Qu’est ce qui vous a motivé à être membre du Jury Nuit Rose?
Je ne sais pas quoi ajouter sur le principe même de la Nuit Rose, le concept est juste génial. La réponse est idiote mais j’ai voulu le faire car c’est super ! 

Le thème de Nuit Rose est l’inclusion, qu’est-ce-que cela vous inspire?
l’inclusion est la clé de l’évolution de notre société. Aucun combat pour un monde meilleur, que ce soit les luttes contre les racistes, la xénophobie, l’homophobie, le sexime… ne pourra se faire sans inclusion. C’est la base des vertus de tolérance qui sont absolument nécessaires. 

En tant qu’artiste, comment réussissez-vous à faire passer ce message?
En tant qu’artiste engagé dans mon spectacle actuel, j’ai réfléchi l’intégralité de mes sketchs et des vidéos autour de l’inclusion. Je passe mon temps à me demander, pour chaque phrase dans mon spectacle, si cette dernière peut parler à n’importe quel indvidu. Je veux que mon message puisse passer auprès d’un homme, d’une noire, d’un pauvre, etc.. Cela demande énormément de réflexion, de se mettre à la place de tout ce qu’on est pas. Et cette réflexion n’importe qui peut l’avoir avec un minimum de bienveillance. 

Je fais des vidéos toujours dans une idée d’inclusion mais également afin de guider vers l’inclusion. 

Quels seront vos critères pour sélectionner les finalistes qui pourront participer à la Nuit Rose?
J’ai deux critères équivalents, à savoir la personne qui allie le mieux compétence artistique (le talent) et engagement. En gros, qui allie le mieux le fond et la forme. 

Un peu de philosophie: pouvez-vous nous dire, selon vous, ce que fut et est la femme dans l’art?
Poser la question comme telle en 2019 prouve qu’il existe encore un gros problème. Il faudrait parler d’artiste et non plus de la femme dans l’art. Encore aujourd’hui, les artistes sont des hommes qui s’inspirent de la femme qui est une image qui n’existe pas puisque nous devrions parler des femmes. D’autre part, je reste étonnée de la faible représentation des femmes dans le domaine artistique avec un chiffre critique : 1% de cheffe d’orchestre. 

Les programmes des manuels scolaires sont aussi un bon exemple, combien y voit-on de femmes philosophes, autrices ou dramaturges enseignées à l’école ? Le pire est que cela est dit comme “on va vous enseigner la philosophie et la littérature” et non pas comme “la philosophie et la littérature des hommes”. On ne prévient pas les élèves qu’on leur enseigne que la moitié de l’histoire. 

Enfin, qui sont les femmes qui vous inspirent?
En tant qu’actrice, je suis une immense fan de Meyrl Streep. J’aime beaucoup également toutes les actrices qui mettent leur notoriété au service de l’égalité comme Emma Thompson ou Krysten Steward. Et voici encore d’autres femmes très inspirantes : Oliviia Gazelé, Sylvia Federici, Virginie Despentes, Camille Emmanuelle, Mona Chollet et Marie Donzelle. 

Laura Calu, l’initiatrice du #BikiniFermeTaGueule te parle d’inclusion

LauraCaluPourriez-vous vous présenter brièvement ?
Je suis Laura Calu, humoriste et comédienne, je me suis faite connaître grâce à mes vidéos sur Facebook il y a 6 ans environ et depuis un an je joue mon spectacle sur scène.

Qu’est-ce qui vous a motivé pour être membre du Jury Nuit Rose?
On me l’a gentiment proposé alors j’ai dit oui ! Chaque année j’essaie de faire quelque chose pour Octobre Rose mais surtout pour mes amies qui se battent et se sont battues contre le cancer du sein. Donc je dirais que c’est pour Marion, Kheira et les autres.

Le thème de Nuit Rose est l’inclusion, qu’est-ce-que cela vous inspire ?
Le futur, enfin, j’espère.

En tant qu’artiste, comment réussissez-vous à faire passer ce message ?
Par des vidéos, des sketchs, des interviews depuis 6 ans je pense.

Quels seront vos critères pour sélectionner les finalistes qui pourront participer à la Nuit Rose ?
La passion. J’aime voir la passion dans les yeux d’un artiste. Parfois ça me touche plus qu’une performance en soi.

Un peu de philosophie: pouvez-vous nous dire, selon vous, ce que fut et est la femme dans l’art ?
Et ben… Une femme dans l’art.

Enfin, qui sont les femmes qui vous inspirent ?
Ma grande sœur (pour son intelligence), Mylène Farmer (pour ses cheveux), Muriel Robin (pour son franc parler), Florence Foresti (pour son humour) et plein d’autres …

 

Meet the electro-visual duo you’re going to fall for!

For our MAD Sessions in Beirut, we’re introducing you to local talents daynone and Firas Haidar. These MAD talents will stun you all night with an infusion of electronic music and visual representations to along with it. Let’s meet them below!
Both of you have full time jobs, so what do you currently do?

Daynone: I work as an iOS engineer at Anghami and make my music on the side. Working at a music-related tech company helps me even further think about what the possibilities of music mixed with technology are.

Firas: I have been lucky enough to find enough success as a freelance photographer and videographer.

How and when did you first begin working together to create this musical, visual journey? 

Firas: We’ve been really close friends since our first year of university, when we both met as engineering students but found out about each other’s passion for the arts. As aspiring artists at the time, it was easy for us to imagine how a musician and a filmmaker can collaborate. It’s just been a lot of fun and experimentation since then, as our first collaboration came when I helped Samir create visual content for Dis/covered back in 2017.

So, we’ve heard about SYD… Who and what is SYD? Why SYD?

Firas: SYD is an interactive music visualization tool that mainly controls videos in real-time based on the frequency, tempo, and beat of the music. We first conceptualized a very early version of this program with our close friends, Joseph and Ziad, as a final project for our audio engineering course; then continued improving it together after we graduated. We named it SYD because we needed a name and thought of Pink Floyd’s Syd Barret.

Explain more about the link between what you’ve studied in university and how you managed to bring it into what you’re doing now. 

Both: If we’re talking about SYD, then we don’t think we would’ve been able to come up with this concept and bring it to life had we not studied engineering. Samir has known how to program software since high school, but taking an audio engineering course really helped us figure out how to use music and the different parameters of sound to manipulate video.

If you could be one song, what song would you choose?
Daynone: I would choose to be LCD Soundsystem’s Dance Yrself Clean. Have a long but well-rounded build-up that’s still enjoyable as a separate entity, and then eventually come in with the main beat and melody, the “oh that’s what he’s been building towards” moment. Honestly, anything’s better than being a song that’s characterized by just one good drop.

Firas: This question is evil, but if I absolutely had to, then Pyramids (Frank Ocean), No Church In The Wild (Kanye West and Jay Z), Loud Places (Jamie xx), and Starman (David Bowie) are the first songs that come to mind. I know you only asked for one but this is my compromise.

And if you could be one movie, what movie would you choose?

Daynone: Hmm.. Scott Pilgrim vs the World maybe? The aesthetics and surrealism of that world are just very appealing to me. I could do without the cold though.

Firas: Evil. But maybe Spirited Away (Hayao Miyazaki), Blade Runner 2049 (Dennis Villeneuve), Her (Spike Jonze), What We Do In The Shadows (Taika Waititi), Mad Max: Fury Road (George Miller). Different moods, different movies. I really can’t choose one.

Who are the people that inspire what you do? 

Daynone: Nicolas Jaar, Four Tet, Brian Eno, Jon Hopkins, Lou Reed, Kanye West, James Murphy.

Firas: The artists I have mentioned above are direct influences on who I want to become. I would also add Donald Glover, Tyler, The Creator, Paul Thomas Anderson, David Lynch, Nicholas Winding Refn, Vince Gilligan, Cary Fukunaga, Brockhampton, and many others. 

I think there are so many people out there to draw influence and learn from. If I were to focus more on local artists who have influenced me, I’d name my partner, Nour Annan, my short film’s producer, Tariq Keblaoui as well as playwright, director and university professor Sahar Assaf.

What should people expect on July 31st?
Both: We will be delivering exactly what we promised: good music manipulating good visuals in an interesting way. If the crowd enjoys that, then we will all be sharing a memorable audiovisual experience together.

How MAD are you?

“moderately” 

MAD Suggests: What to do in Lebanon this summer?

What time is it? Summertime!

It’s everyone’s favorite time in Lebanon, a season filled with beach parties, concerts and live performances, hiking trips and camping but most importantly, carefree fun.
Check out our MAD suggestions for some cool things you can do in Lebanon this summer.

Dive in
Head south to the beautiful area of Naqoura where you can let out your adventurous side in the heart of nature. Enjoy beautiful green sceneries, clear blue waters and an overall fun road trip to escape the chaos of city life as you leave your worries behind.

The great outdoors
Summertime is a great time to bask in the outdoors. Head to Maameltein for some paragliding over the Jounieh coast where you can indulge in the beauty of Lebanese scenery or head to Wadi Qannoubine for an out-of-this-world hiking experience that’s bound to make you fall in love with nature.

Time for a laugh?
Not in the mood for a typical night out with friends? Not a problem! Head to KED on Tuesdays for a laughter-filled night. KED, an urban exhibition and events venue, in partnership with Awk.ward bring you a line-up of Lebanon’s best comedians! Care for a laugh?

Look at the stars, look how they shine for you
Who of us wouldn’t love to spend a night under the stars with the people we love most? That’s possible in the magical Aakoura up north. Set up your tents, ready your telescopes and bring a blanket for a cozy night out, under the stars.

Night at the museum
Located along the coast of Al Heri a bit after Batroun, you will find NABU, a museum that features collections from the Levant and Mesopotamia. The museum aims to promote Lebanese culture and is generally an absolute delight to visit.

Diamonds in the rough
Take a stroll from Downtown Beirut through Gemmayze to Mar Mikhael to discover some of Beirut’s best hidden bars and restaurants in the nooks and corners of the historic streets. Places like Meat the Fish, Motto and The Lebanese Bakery will satisfy your food cravings while places like Tenno, Demo, Electric Bing Sutt and Internazionale are sure to offer you a different kind of buzz! 

Any cool suggestions? Let us know in the comments!

Qui sont les artistes MADly Blue sélectionnés pour Nuit Bleue?

La Talent Hunt Nuit Bleue vient de s’achever, c’est donc le moment de révéler les artistes qui exposeront le Samedi 5 Octobre prochain à notre Nuit Bleue qui aura lieu à l’Espace Marais à Paris!
Les 17 artistes finalistes sélectionnés pour la seconde édition de Nuit Bleue auront l’opportunité de mettre en lumière leurs oeuvres lors d’un vernissage qui se tiendra le Samedi 5 Octobre au sein de l’Espace Marais, dans le 3eme arrondissement de Paris.
A l’issue de cette soirée dont Bombay Sapphire est le fournisseur officiel, le jury exceptionnel composé de Théo Gosselin, Louis Dazy et Romain Costa, désignera le talent le plus prometteur qui remportera la somme de 1 500 € pour mener à bien ses futurs projets artistiques.

Sans plus attendre, voici les artistes sélectionnés pour Nuit Bleue :

Gaëlle Cueff, Sabine Raymond, Chloé Ruchon, Rosemary Chatin Yeoward, Véronique Gérard, Etienne Grenier, Maison Bernie, LUXVictor Madelaine, Virginie  Rose, Juan Del’OMaude Reduron, Artiste Ouvrier, Alexis Dresco, Gilles Quéré, Adeline Spengler et Dubois.

L’artiste MADly Blue sera révélé(e) à l’issue de la Nuit Bleue du Samedi 5 Octobre à l’Espace Marais, de 19h à 23h, au 5bis rue de Beauce, 75003 Paris.

De la Chorale de Gospel au Folk-Rock, découvrez la richesse de l’univers de V’Nuss

V’Nuss, nouveau talent MAD nous emporte dans un univers folk, rock et blues avec une voix digne des divas des 80’s de l’outre-atlantique.
Son style puissant, rock, affirmé, reste cependant éclectique. V’Nuss est une vraie touche à tout et ne se limite à pas un genre pour se définir en tant qu’artiste.
Découvre son histoire et ses projets pour l’avenir.

Commençons par une présentation en quelques phrases
Hello, je m’appelle V’Nuss, artiste chanteuse auteur/interprète. Mon style de prédilection actuel est la Folk Rock tout en restant éclectique car  je reste ouverte aux autres styles musicaux . Forte de mes expériences au sein de différentes formations musicales, j’ai décidée de prendre mon envol et partir en solo.

Quand as-tu commencé la musique ? As-tu fait une école ou un conservatoire?
Je crois que la musique a toujours fait parti intégrante de moi, c’est dès l’âge de 8 ans que s’est réveillé ma vocation. J’ai commencé par le choeur Gospel de ma ville qui a été formateur et m’a permis d’acquérir les bases pour ensuite m’intéresser à la scène.
Arrivée à l’adolescence, je savais que je voulais en faire mon métier. De ce fait, chaque scène à été une étape dans ce processus.

Quelles sont tes influences majeures?
Etant une enfant des îles, j’ai baigné et ai été influencée par une culture musicale très vaste. Au départ, très urbain et caribéen (Hip Hop, zouk..) pour aujourd’hui aller vers des univers plus rock (Pop Rock , Blues) voir Soul.

Quel est ton processus de création et quel message essaies-tu de faire passer?
J’ai la chance de pouvoir côtoyer divers compositeurs ou beatmakers qui me proposent régulièrement leurs créations. En général, je m’inspire de ces musiques et de mon quotidien pour créer.

Peux-tu nous parler un peu de ton nouvel album “So far From the Mirror” de son histoire?
Ce premier album dont je suis uniquement interprète est issu d’une rencontre avec le groupe Nantais “Coloma & The K” et plus particulièrement son leader Bernard Coloma. Ce dernier m’a sollicité pour une collaboration. Nous avons donc mis en place ensemble cet album dont les textes et la musique ont été entièrement écrits et composés par Bernard et son équipe. “So Far From The Mirror” est composé de 12 titres dans un style Folk Rock Hybride d’influence 70’s,  avec quelques sonorités Pop ou Blues – le tout agrémenté par ma couleur vocale plutôt Soul.

Que penses-tu de la scène musicale actuelle? Comment la perçois-tu?Pour ma part, je parlerai essentiellement de la scène émergente que je côtoie au quotidien. Il existe un réel vivier très talentueux et bien sûr pour sortir du lot, il faut redoubler d’effort et de créativité. Malgré tout, on y fait des rencontres riches et intéressantes qui ne demandent qu’à se faire connaître du grand public.

Quels sont tes projets pour l’avenir?
Concernant l’avenir proche, mes efforts portent sur la promotion de ce premier album ainsi que les différents clips qui l’accompagnent. 

En parallèle, je travaille actuellement sur différents projets qui devraient voir le jour sous peu (featuring et single en solo).

La suite logique est la préparation d’un prochain album dont le processus de création est déjà en cours.