Krauss, un Dj strasbourgeois qui te fait saigner les oreilles!

By MAD

KraussKrauss, un Dj strasbourgeois qui souhaite juste te faire vivre une grosse soirée grâce à ses sons indés lourds. Il te raconte sa vision de la scène strasbourgeoise qui est en pleine effervescence, son collectif Frequencies et le plus important : son style !

Salut Krauss, que dis-tu de commencer par te présenter en quelques mots?
Salut, je suis Krauss, ou Jakob pour les intimes, je viens de Strasbourg, j’ai 24 ans et ca fait bientôt 10 ans que je fais du son. J’aime la randonnée, l’ananas, les jeux vidéo, la bière et les raves.

Comment as-tu commencé la musique et qu’est-ce qui t’as mené sur le chemin de la Techno Industrielle ?
J’adorais le Metal quand j’étais gosse, j’ai essayé la guitare, j’y arrivais pas, pas assez de doigts pour toutes les touches. Vers fin collège, j’écoutais des vieux remix electro trash éclatés (Dimitry G et autres bêtises). Puis début lycée j’ai commencé à écouter de la musique électronique, genre dubstep, drum and bass etc … et ca m’a fait kiffer, dès le premier concert que j’ai pu voir, j’ai eu envie de balancer de la violence sonore et je me suis mis à faire du son. 

Puis au fil des années, j’ai découvert les raves, les free, et les musiques qui vont avec: techno et tekno. J’ai abandonné la dubstep et je me suis mis à la minimale, à la techno, au hardcore, crossbreed … pour enfin arriver à une techno sombre et bien violente, qu’on peut qualifier d’industrielle.

Tu te définis comme un “artilleur”, qu’entends-tu pas cela ?
Pour plusieurs raisons, la première c’est que quand t’es en concert, les sons qui te marquent, c’est ceux qui te surprennent, qui te choquent, quelques missiles après une mélodie mélancolique aggressive, ya rien de mieux. Et c’est exactement ce genre de son que je m’efforce de proposer.

Sinon, quand je joue en live, je vois mes différents morceaux, boucles de batterie, synthés etc… comme des cartouches, des ogives, chaque partie à son effet, mais n’est utilisable qu’une fois. 

C’est un peu ma façon de voir la musique.

Peux-tu nous parler de ton collectif Frequencies ?
Non, enfin si, mais … c’est pas trop ca en ce moment on a un petit coup de mou. 

On a lancé ce collectif avec 3 potes, Philotechnos, Paradoxal Gradient et Kod, de manière à pouvoir organiser des soirées, et avoir des dates. Ca marchait plutôt bien, mais chacun a eu ses projets et ses envies et au final plus personne ne prend le temps. 

Mais Frequencies n’est pas mort pour autant, disons qu’on hiberne pour le moment.

Un mot sur la scène strasbourgeoise ?L
a scène strasbourgeoise, c’est un vivier, tout les jours t’as des nouveaux artistes qui débarquent, c’est un environnement qui bouge beaucoup. Au début ca me faisait chier, je me disais que c’était de la concurrence. Mais en fait pas du tout, tu fais plein de rencontres, tu te remet en question, t’apprends des autres tout en transmettant tes bails. C’est grave cool en vrai, et puis c’est une communauté assez proche, finalement a une ou deux relation de distance, tu connais tout le monde.

As-tu un projet futur que tu voudrais réaliser et dont tu souhaiterais parler?
J’ai plein d’idées tout le temps, pas forcément en rapport avec la musique, du coup j’suis jamais vraiment focalisé sur un seul truc. 

Mais je kifferais bien organiser des lives dans des endroits inédits, faire des vidéos et transmettre ca sur le net. Et aussi enregistrer mes dernières sonorités, depuis le temps qu’il faut que je le fasse.

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