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Arma Gee : Un rock psyché et tripant parisien

Groupe de rock parisien aux ondes psychées et aériennes et aux influences folk, électro, ou encore reggae, ARMA GEE propose un rock vibrant, touchant et mélodieux.
Le quatuor a sorti son premier album “Filigrane” en mars 2019, on vous conseille “Velvet girl” et “Dernière lettre”.
Découvre leur rencontre, leur univers et leurs projets.

Pouvez-vous vous présenter en quelques phrases ?
Salut ! Je m’appelle Arnaud et suis le guitariste/chanteur du groupe. En 2016, je me suis lancé dans l’autoproduction de mon premier album intitulé “Filigrane”. J’ai fait appel à mon ami Benoît (actuel bassiste du groupe) pour réaliser les parties basse des morceaux. Deux ans et demi plus tard et après beaucoup d’efforts, j’ai sorti ce premier album sous le pseudonyme “ARMA GEE” !

Comment et quand vous êtes-vous rencontrés ?
J’ai rencontré Benoît en arrivant sur Paris en 2009. J’avais candidaté à une annonce que son groupe avait posté et je les ai rejoint comme guitariste. Comme nous avions bien accroché, nous avons ensuite fondé avec un de ses amis d’enfance le groupe “Old Trip”, groupe de rock/hip hop fusion avec lequel nous avons sorti un EP et avons fait pas mal de concerts sur Paris. Tristan (batterie) et Léo (guitare/clavier) nous ont rejoint en octobre 2018 avec la perspective de jouer l’album “Filigrane” sur scène. Depuis, nous répétons très régulièrement tous les quatre et nous avons fait notre première scène (“release party”) à La Boule Noire fin mars 2019 (concert sold out). Nous nous entendons super bien et avons pas mal de projets pour la suite !

Que faisiez-vous avant d’être musiciens ?
Pour ma part, j’ai toujours été un peu musicien, en filigrane…! Si nous sommes très investis dans ce projet, nous ne sommes pas musiciens à plein temps et avons tous un job à côté. J’aime personnellement cette situation car elle me permet de m’ouvrir à d’autres cercles, et j’aime avoir des journées bien remplies !

Comment décririez-vous votre univers ?
Les morceaux ont globalement tous une base rock. Néanmoins certains morceaux sont teintés de couleurs folk, électro, ou encore reggae. Les guitares sont assez présentes et je leur donne souvent un côté “aérien” voire “psyché” sur les lignes mélodiques en jouant sur les effets.
L’album explore ainsi pas mal de styles différents mais je pense qu’il garde néanmoins une certaine identité sonore. Mon approche de l’écriture reste centrée sur la recherche de mélodies accrocheuses et qui me touchent.
Les paroles sont écrites en français et en anglais.

Quels sont vos projets pour l’avenir ?
En me lançant dans l’écriture de cet album en 2016, je ne me doutais pas de l’importance du travail qu’allait comporter ce projet! C’est très formateur. Nous avons franchi beaucoup d’étapes ces deux dernières années mais il nous reste encore beaucoup à faire.
En 2019, nos principaux objectifs sont de développer la visibilité du groupe en multipliant les dates de concerts et en étant présent sur les réseaux sociaux.
Nous avons également récemment signé un contrat avec une agence de presse pour nous aider à promouvoir l’album auprès des médias (radios, presse, etc).

Si vous aviez grandi dans un monde idéal, quels auraient pu être vos jobs respectifs ?
Arnaud:
J’aurais pu travailler comme ingénieur du son ou compositeur car j’adore bidouiller le son ! J’ai aussi une admiration pour les grands compositeurs classiques des siècles passés. Ils se devaient d’avoir à la fois des connaissances très théoriques pour écrire la musique pour plusieurs instruments (se rapprochant des maths) mais être également capable de ressentir le rythme, la mélodie, l’harmonie pour composer une oeuvre brillante. Le corps et l’esprit.

Benoît:
Dans un monde “idéal”, le travail ne serait pas une fin en soi. Je prendrais donc les plaisirs de la vie comme ils viennent !

Léo:
Dans un monde idéal, j’aurais travaillé pour le guide du routard et testé des auberges de jeunesse en Colombie et des yourtes en Mongolie !

Tristan:
Les sensations m’ont toujours attirées, très tôt je voulais devenir pilote de chasse ou basketteur pro en NBA !

Enfin, avez-vous quelques mots à dire sur l’état de la scène musicale aujourd’hui et la manière dont vous la percevez ?
Benoît:
Je trouve qu’elle n’est pas assez diversifiée ! On entend toujours les mêmes artistes. J’aimerais plus de nuances, moins de matraquage.

Léo:
Il y a une offre musicale infinie. On s’y perd parfois. Dommage que les artistes les plus reconnus soient aussi souvent les moins audacieux.

Tristan:
Pour moi la “vraie musique”, c’est avant tout une scène, des instruments et des musiciens. Aujourd’hui, on a trop de musique électronique pré enregistrée un peu fade, cela occupe trop de place dans la scène actuelle.

Arnaud :
le développement de la technologie a rendu accessible à beaucoup de gens la production musicale ces dernières années. L’effet est qu’il y a effectivement une offre musicale pléthorique. De nos jours, les compositions ne sont plus le fruit d’une jam entre copains mais de boucles issues d’un logiciel. Les mélodies, le rythme proviennent d’algorithmes. J’aime la musique mélodique et je trouve que ce que l’on entend à la radio est assez stéréotypé et tend à s’uniformiser.   

JML & JML : un mélange audacieux d’art et technologie

Pourriez-vous vous présenter?
JML (José Man Lius):
Je viens du milieu des pratiques expérimentales de l’Art contemporain.  Je suis un artiste plasticien qui se réapproprie les traditions de cultures ancestrales pour révéler de nouveaux sens. Ma pratique s’inscrit dans plusieurs mouvements artistiques, du bio art à l’art conceptuel. J’utilise la photographie, la performance, la vidéo et l’installation.
JML (Jean-Marie Lavallée):
Je suis compositeur de musique, et par passion inventeur et développeur d’intelligence artificielle musicale. J’ai inventé le concept YIM (Your Interactive Music) qui révolutionne notre façon d’aborder l’expression musicale ! C’est un procédé breveté qui permet de partager la composition musicale avec l’auditeur. Pour mener à bien ce projet, j’ai longuement étudié la manière de traduire des concepts compositionnels en algorithmes informatiques. J’ai également fait des recherches sur l’ergonomie et le design, notamment comment un objet peut provoquer un mouvement qui créera une mélodie en faisant appel à l’intuition de l’utilisateur ?
JML et JML:
Notre rencontre donne lieu au tandem « JML & JML. Interactive installations & Music ».

Quand vous êtes-vous rencontrés et quel fut votre premier projet ensemble?
JML (José Man Lius):
On ne se rencontre jamais par hasard. JML & JML, c’est la rencontre improbable entre l’Europe Centrale et les Caraïbes sous le prisme de l’exception culturelle française. De ces différences naît un langage esthétique en perpétuel devenir. Au-delà de nos initiales et de nos grandes tailles, notre mental fonctionne sur un même schéma ouvert au monde. Un sens de l’analyse, un goût pour la recherche scientifique hors cadre, une imagination sans limite qui nous conduisent à explorer de nouvelles pistes numériques utilisant l’immersion sensorielle,  l’interactivité, l’intelligence artificielle, le son comme médium.

 

  • C’est seulement un imaginaire du monde, c’est-à-dire une conception de la mondialité, qui nous permettra de lutter contre les aspects négatifs de la mondialisation. Je crois qu’il faut adopter le principe : agis dans ton lieu, pense avec le monde. C’est cela la mondialité. Une politique du monde qui s’oppose aux aspects négatifs de la mondialisation.  Edouard Glissant

 

JML (José Man Lius):
Barbara Marshall (écrivaine, auteure de pièces de théâtre et des recueils de nouvelles La couleur interdite et Secrets et turbulences), cousine de JML (Jean-Marie Lavallée)  nous a mis en relation en 2018. Après l’expérience de l’installation interactive Lyrique LUX VOCE CORPORE, présentée au festival d’Art numérique Vidéoformes à Clermont en 2015, je cherchais  un dialogue avec un artiste programmeur. Jean-Marie m’a invité à son studio d’enregistrement sonore et j’ai découvert un univers ouvert sur l’héritage des cultures musicales du monde et les innovations technologiques. J’ai expérimenté l’œuvre musicale interactive YIM et j’ai senti en moi le poids d’années de solfège s’évaporer devant cette intelligence artificielle qui me permettait de m’immiscer dans une composition musicale et de la manipuler, de la transformer de façon intuitive. J’avais l’impression d’être le nouveau chef d’orchestre de l’opéra Bastille. YIM est un dispositif et procédé breveté de musique interactive. La vocation de YIM est de confronter l’auditeur à une expérience musicale interactive, évolutive et infinie, matérialisée par un dispositif intégrant différents capteurs permettant d’analyser les distances et les mouvements, puis de les transformer en une musique harmonieuse, et enfin, de les restituer en temps réel. YIM  est destiné à toutes sortes d’utilisateurs, de tous âges !

Dans un jeu d’aller-retour, nous avons collaboré sur le projet LA CHOSE 01  présenté à la fondation La Ruche Seydoux en 2019. La Chose évoque les connexions cérébrales. Elle génère toute une variété de sensations en fonction de la personne et de l’angle que l’on décide d’explorer. Tout comme dans la vie, elle contient toutes sortes d’inventions. La Chose nous parle de choix, de désir, de rencontre.

 

  • « les artistes comme producteurs importants de nos réalités futures ».  Hans Ulrich Obrist

 

JML (Jean-Marie Lavallée):
Ce fut une expérience passionnante que d’échanger avec José sur le sens de l’interactivité, d’apporter mon expérience et mes compétences techniques, d’aller au-delà de mes recherches concernant une intelligence artificielle musicale en adaptant mon expertise à la réalisation d’un projet sculptural. J’ai constaté que nous étions très complémentaires : sur le plan communication (ou je suis carrément nul !) sur les plans technique et ergonomique (que j’ai longuement étudiés et testés) et enfin sur le plan artistique (ou José a de très grandes connaissances et compétences).

Selon vous, qu’apporte l’interactivité du public dans l’art ?
JML (José Man Lius):

 

  • « une œuvre peut fonctionner comme un dispositif relationnel comportant un certain degré d’aléatoire, une machine à provoquer des rencontres individuelles ou collectives. » Nicolas Bourriaud

 

Notre démarche artistique commune crée du lien — un lien sensoriel, esthétique, sociale, affectif entre l’œuvre et le public qui peut regarder — toucher — générer du son ou du mouvement — restituer une expérience — apprendre. La liberté, l’intuition, l’erreur, l’imprévu, l’aléatoire font partie de notre processus de création.

Les technologies numériques et les médias interactifs contribuent en effet à remettre en question les notions traditionnelles d’œuvre d’art, de public et d’artiste. L’artiste n’est plus l’unique créateur d’une œuvre, mais souvent le médiateur ou l’animateur des interactions entre le public et celle-ci. Le processus de création lui-même est souvent le fruit de collaborations complexes entre un artiste et une équipe de programmeurs, d’ingénieurs, de scientifiques et de designers graphiques. Un certain nombre d’artistes numériques ont eux-mêmes suivi une formation en ingénierie. Le médium numérique pose en outre divers problèmes au monde de l’art traditionnel : lieu d’exposition, collection, vente, conservation…

Pensez-vous que rendre le spectateur acteur modifie sa compréhension et son appréciation de l’œuvre?
JML (José Man Lius):

 

  • « Les comportements du spectateur sont les enjeux de l’art contemporain ». Marion Viollet

 

L’art interactif a déplacé les limites de l’Art. Avec les nouvelles technologies, il est devenu un art de l’échange, du flux et de l’évènement. Le spectateur devient acteur et l’œuvre expérience. La notion de représentation, de dessin et de couleur laisse place à un nouveau comportement : Il s’agit dorénavant de vivre une expérience. Avec les technologies contemporaines, l’art est passé de la représentation du vivant à la représentation des comportements du vivant. L’image est toujours présente mais elle n’est plus l’objectif de l’œuvre. L’image laisse place à une interface qui permet une expérience sensorielle à vivre et à manipuler. L’intuition et le libre arbitre permettent de saisir le fonctionnement, la « notice » de l’œuvre. Le spectateur n’est pas seulement un interprète, il décide d’agir sur une partie de l’œuvre et parcourt un programme qui influence de manière aléatoire ce qui se produira à l’écran ou dans le mouvement.

JML (Jean-Marie Lavallée):
Au delà de l’aspect ludique, l’interactivité permet l‘échange affectif en brisant les barrières de la connaissance ou de la pratique savante d’un art. Dans le cas de notre travail commun, la forme interactive « La Chose », le public s’amuse à transformer cette réalisation plastique, dans le cas de YIM, plusieurs fois, j’ai constaté un impact hyper puissant auprès des utilisateurs : Une femme tombe en larmes après avoir réaliser un rêve d’enfant qui lui semblait impossible : créer de la musique ! J’ai également testé un de mes appareils auprès d’une personne atteinte de la maladie  de Charcot. Prisonnière de son corps, elle n’avait plus que la possibilité de s’exprimer avec d’infimes mouvements d’un doigt. En adaptant la sensibilité de YIM à des mouvements très courts, elle a pu avoir accès à la création, à l’expression musicale. Ces moments de partage ont été très très puissants ! Dans des cas moins extrêmes, ces échanges procurent de nouvelles sensations qui enrichissent émotionnellement les spectateurs/acteurs et nous-même, par ricochet.

Quels sont vos prochains projets ensemble?
JML (Jean-Marie Lavallée):
Nous préparons YIO (Your Interactive Orchestra) l’installation interactive et sonore qui est la version multi-utilisateurs de YIM. Le concept de l’œuvre est l’orchestre interactif. Cette installation d’un nouveau genre est composée de 8 à 32 totems disposés au centre d’une pièce. 8 à 32 visiteurs/utilisateurs forment une ronde. Leurs mouvements, leurs gestes intuitifs, sont transformés en musique.
JML (José Man Lius):
YIO promet une belle expérience pluri-utilisateurs. Nous préparons également de nouvelles expériences visuelles ou sonores : YIV (Your Interactive Vidéo),  un miroir interactif, des structures expérimentales…

Ivaanyh, le rayon de soleil de la pop française

Si nous devions décrire notre MADeuse Ivaanyh, nous dirions qu’elle rassemble des ondes positives, de nombreuses influences reconnaissables dans ses compositions et une volonté de fer. C’est pourquoi nous sommes persuadés que vous n’avez pas fini d’entendre parler d’elle.
Comme à notre habitude, commençons simplement. Peux-tu te présenter en trois phrases s’il te plait?
Bonjour, je m’appelle Ivaanyh. Je suis une jeune artiste, auteure, compositrice, interprète au style principalement Pop et Soul Musique. J’ai pris le parti il y’a 3 ans et demi de quitter mon job et de me lancer dans une voix qui me correspond vraiment à savoir le chant malgré le regard et l’opinion de ma famille et de mon entourage.

Aurais-tu des conseils pour des personnes comme toi qui aimeraient changer de vie et se lancer dans l’art?
Tout est possible, alors si c’est ce que vous ressentez au fond de vous … Go, go, go !! Par contre, il faut avoir conscience dès le début que le milieu se veut particulier … Loin des schémas du CDI et de la stabilité !! haha

Le conseil que je pourrais donner serait éventuellement de bien connaître et comprendre son marché. Même si derrière l’art se cache des aspects très subjectifs, il est important selon moi de connaître comment cela fonctionne pour orienter ses actions et faire en sorte que notre art puisse toucher un maximum de monde.

Développer son réseau est aussi primordial, favoriser les rencontres et s’intéresser à ce que font les autres artistes peut être un plus.

Enfin, s’entourer de personnes bienveillantes. Vous connaîtrez des hauts mais aussi des bas et savoir que l’on peut avoir le soutien de proches qui sauront nous remotiver, nous rebooster et nous donner de l’énergie positive est aussi important.

Comment décrirais-tu ton univers musical en quelques mots ? Quelles sont tes influences musicales?
Je dirais que mon univers musical est principalement Pop pour ne pas utiliser le mot « variété ». Mais je fais de la musique grand public, pas forcément apparenté à un style très précis mais au contraire teinté de plein de mélanges différents. Passionnée par la Soul Musique (Marvin Gaye, Otis Redding, Aretha Franklin, etc, etc.) depuis toute petite et également par les voix (Whitney Houston, Mariah Carey, Tina Turner, Beyoncé, Alicia Keys …), j’aime aujourd’hui m’inspirer de ces styles mais aussi faire des petits clins d’œil au reggae, à la world, au raggamuffin ou bien même aux sonorités électro que j’intègre de plus en plus à ma musique.

Quels sont tes projets pour l’avenir?
Je m’apprête à sortir un titre d’ici l’été, accompagné d’un clip. Un titre en Français dans la veine Pop Electro. Je continue également à travailler sur la réalisation de mon premier Ep.

Et en parallèle, je suis toujours à la recherche de scènes ou me produire.

Enfin, as-tu quelques mots à dire sur l’état de la scène musicale aujourd’hui et la manière dont tu la perçois?
C’est un vaste sujet.

La scène musicale ne se résume plus qu’à la scène à proprement parlé, à la radio ou à la Tv. Les réseaux ont largement pris le dessus et les plateformes de streaming aussi j’ai l’impression. N’importe qui peut faire de la musique que ce soit dans sa chambre ou ailleurs. Cela laisse la place à tout le monde, ce qui est positif et en même temps cela pousse parfois dans une médiocrité.

Je trouve que la scène musicale n’est plus liée directement à la musicalité et c’est dommage mais plus à un phénomène de « likes », de « followers », d’engouement autour d’artistes ou bien de vidéos. La musique se consomme aussi rapidement qu’un hamburger dans un Fastfood et les maisons de disques sont plutôt friandes de ce genre de profil qui peuvent vendre beaucoup en peu de temps. Mais c’est le jeu et le monde dans lequel nous vivons haha.

En tout cas, je sais qu’il existe de vrais passionnés, heureux de partager et de transmettre des messages et des valeurs. La musique et le chant restent à mes yeux un langage du cœur et quoi qu’il arrive je suis heureuse d’avoir pu en faire mon métier aujourd’hui.

Quelques Pincements De Corde, Un Silence, Un Souffle… Et Une Voix: VASLO

VASLO, auteur/compositeur/interprète français, nous enivre par une musique douce, émouvante et puissante basé sur un mélange entre guitare et voix influencé par Brel, Edith Piaf, Jeff Buckley, Hanz Zimmer et bien d’autres artistes.
Anciennement dans le marketing, il est un nouvel artiste qui nous prouve que l’art est en chacun de nous. Découvrez son parcours qui l’a amené jusqu’à la musique et ses projets pour l’avenir.
Commençons simplement. Peux-tu te présenter en trois phrases s’il te plait?
Je m’appelle VASLO (Valentin Gilbert), je suis auteur/compositeur/interprète de chansons pop/folk en français et en anglais. Je joue de la guitare et m’accompagne d’une violoncelliste et d’un batteur. Mais le noyau dur de mon projet, c’est ma voix. Autour d’elle gravite tout le reste.

Tu nous as dit que tu venais d’école de commerce (dans le marketing). Comment en es-tu arrivé à une carrière dans la musique?
Jusqu’à mes 27 ans, j’ai vécu une vie plutôt conventionnelle. Un diplôme d’école de commerce en poche, j’ai en effet bossé 4 ans dans le marketing et la communication.
Mais en 2014 suite à une rupture, je décide de changer complètement de vie et de me lancer dans la musique avec quelques compos sous le coude. Les retours sont très positifs, ça me pousse à continuer. Et aujourd’hui, après 4 ans dans la musique, mon projet ne cesse de se développer. Un album est en cours de réalisation pour une sortie en novembre 2019, je suis soutenu par plusieurs dispositifs (La Manufacture Chanson, le dispositif Décibels) et je m’entoure de professionnels (une violoncelliste, un batteur, un producteur, une chargée de diffusion).

Est-ce qu’un jour tu te verrais retourner vers le monde de l’entreprise ? Ou tu es parti pour de bon et désormais c’est music for life?
Je continue d’avoir un pied dans la communication, je suis freelance et réalise des créations graphiques/web pour des artistes, des entreprises, des associations.
J’aime avoir ces 2 activités, musique et freelance. C’est un bon équilibre.

Tu joues principalement une folk française émouvante et puissante. Quelles sont tes influences et inspirations musicales?
J’ai été bien entendu très influencé par Brel, Piaf, Aznavour, Balavoine, Simon & Garfunkel, Jeff Buckley, Bette Midler,… plus récemment par Matthieu Chedid, Stromae, Ben Mazué, Asaf Avidan, M83, Archive. Ma musique a été aussi bercée par les grands compositeurs de musiques de film (Hans Zimmer, Armand Amar, Gustavo Santaolalla…) et les voix brisées du Fado portugais (Buika, Mariza…). Puis il y a la musique classique, l’électro, la folk africaine (Fatoumata Diawara, Toumani Diabaté)…bref tant de sons qui ont un écho dans ma musique.

Quand nous t’avons rencontré pour la première fois, tu nous avais parlé d’une collaboration avec d’autres musiciens. Peux-tu nous en parler un peu plus en détail s’il te plait?
La musique, c’est avant tout le partage. Avec le public mais aussi avec des musiciens. Au cours de ces 4 années, j’ai fait beaucoup de rencontres et collaboré avec beaucoup de musiciens qui m’ont accompagnés dans mon projet : un choeur gospel, une violoniste, un tromboniste,… J’ai construit le prochain album en trio avec Martina Rodriguez au violoncelle et Pierre Mahier à la batterie. Ils seront avec moi en tournée.
A côté de mon projet, je collabore avec des chanteuses pour des concerts dans des hôpitaux au chevet des enfants malades. Je chante aussi tous les dimanches avec un groupe au théâtre Trévise dans le cadre d’un spectacle qui s’appelle Le Fieald.
Je collabore aussi souvent avec une danseuse burlesque : Edenweiss. Elle chorégraphie des danses sur mes compositions.

Bras en l’air, têton l’air, un nouvel aire souffle sur Paris!

Victoria Artiste

Victoria est la preuve que quelque soit votre parcours initial, vous pouvez devenir un artiste.

Etudiante en marketing et communication, elle développe sa signature artistique au cours des années.

Désormais, elle est illustratrice digital et artisanal alliant des oeuvres minimalistes et dynamiques afin de créer un univers coloré et explosif.

Découvrez son parcours et sa personnalité d’un dynamisme sans nom ainsi que ses projets pour le futur.

Comment te décrirais-tu en une phrase ?

Comme l’indique mon nom d’illustratrice/artiste, le bras en l’air fait aussi référence au fait d’avoir la tête en l’air, d’être très enjouée dans mon activité, vivante, dynamique, telle une boule de feu, une fusée au top départ.

Qu’as-tu étudié et comment as-tu décidé de te lancer dans ce domaine ?

J’ai étudié et j’étudie toujours la communication, le marketing et plus récemment le webmarketing pour m’enrichir davantage sur ce qui fonde notre monde de demain (je suis CM dans l’IT en parallèle de mon activité d’illustratrice).

Je ne me suis pas décidée à me lancer, j’ai été propulsée inconsciemment.
Je m’amusais à modifier graphiquement mon CV, j’étais plutôt contente du résultat. J’en ai inspiré plus d’un. Mes amis ont commencé à me solliciter pour créer les templates de leurs CVs et petit à petit, ce fut la naissance de ma micro-entreprise. Aujourd’hui je continue à réaliser des prestations pour des PME et petits commerces. À côté, je m’exprime à travers des visuels beaucoup plus représentatifs de ma personnalité et de mes centres d’intérêts.

Quels sont certains de tes passe-temps ?

En excluant tout ce qui est production artistique, je prends plaisir à lire un bon livre, à nourrir ma soif d’apprendre autour d’expositions. Grande adoratrice des road trips, j’aime m’octroyer des périodes de voyages. Le prochain en date : New-York en Juin (et peut-être Madrid avant ?)
Je me sens libre quand je chante et globalement, la musique représente pour moi beaucoup de choses. Une majeure partie de mon temps libre (une artiste qui parle de temps libre, c’est exceptionnel notons-le) est consacrée à la chasse aux nouveaux hits pas trop célèbres, un peu dans l’ombre, que j’adore sublimer et partager.

Qu’est-ce que ça fait d’être sur la scène artistique française ?

C’est un vrai challenge, et c’est ce qui me plaît dans ce travail. Au delà des frontières, être une artiste demande beaucoup de rigueur, de réflexion et d’organisation.
J’ai pris une très bonne décision en choisissant la ville de Paris pour me développer artistiquement. La capitale regorge d’expositions, de vernissages et d’événements qui évoquent l’art en général, de quoi trouver de l’inspiration.

Quelle est le projet sur lequel tu as préféré travaillé ?

Mon top 1 est un peu prématuré mais je m’associe très prochainement à une boutique madrilène pour exposer des tableaux qui se fondent dans un décor très fleuri et joyeux, tout ce qui me ressemble.

Tu peux nous parler de tes projets d’avenir ?

Ça fuse de partout, mais je ne perds pas pied.
Comme dit plus haut, Paris me donne la chance de me développer. Je fais acte de présence à de nombreux événements, je rencontre peut-être les bonnes personnes…
Deux projets sont à venir à Madrid, je vais devoir apprendre à gérer mon projet à distance, un nouveau défi qui créer beaucoup d’excitation en moi !
Des projets tournés très food, j’avoue aimé dessiner des burgers à longueur de journée…

Beaucoup de projets à l’international : Berlin (Allemagne), Madrid (Espagne), Sofia (Bulgarie), un double investissement non négligeable.

Get To Know The MAD Gang: Omar

MAD Gang Blog New

Someone who is always positive and appreciates the little things. I believe that everything happens for a reason. Food and Music addict!

If I were a song, I would be:
No ring ring – DYSTINCT

If I were an artist, I would be:
Nassif Zaytoun

If I were a book, I would be:
Twilight

If I were a dish, I would be:

Burger, with extra fries on the side please!

If I were a dessert, I would be:
Pain perdu

If I were a spice, I would be:
Curry

If I were a sport, I would be:
Boxing

If I were a period in history, I would be:
2000s

If I were a movie, I would be:
The Fast and The Furious

If I were a series, I would be:
Les Marseillais

If I were a verb, I would be:
Etre

If I were an adjective, I would be:
Happiness

If I were one of the five senses, I would be:
Taste

If I were a flower or a plant, I would be:
Aloe vera

If I were one of the five elements, I would be:
Fire

 

Neo Soul lovers, this one’s MADly for you!

MAD Blog Nu Soul MusicIn popular culture, Neo Soul is considered a relatively new genre that arose in the 1990s and quickly gained popularity among lovers of pop, jazz and R&B.

Neo Ninj is an up-and-coming dynamic French Neo Soul duo paving their way in the French music scene, hoping to break barriers and go global! Get to know more about how Neo Ninj started and what they hope to achieve in the future.

How would you define yourselves and what do you do?

We are a french neo soul band based in Paris. Alex plays bass and I, Nelly, sing and produce the tracks. We sing in both english and french and try to develop a world full of science fiction, glitch art and old school hip hop.

What pushed you to start Neo Ninj?

I’ve had different bands throughout the years but this time around I was looking for new musicians and new people to start a whole new, different project with. I met Alex at a fusion jazz music festival in Miami and we just started hanging out regularly. When we were both back in Paris, he listened to some of my first songs and liked them right away; after that I happened to hear him play bass at a private event and I liked his style and sound… And that’s how it all started!

Where did the name originate from?

A friend of mine used to call me “Ninj”, short for “lil ninja”, because I’ve always been full of energy and fond of action movies. I thought “Ninj” alone would be short for a band name and I wanted to add something extra to it; “Neo” came up while I was watching The Matrix one and I thought it would fit perfectly!

How has your experience as Neo Ninj been so far and what’s your take on the French music scene?

We’ve been blessed to be living in a city that is so diverse and that is home to so much incredible local talent. We’ve been having lots and lots of fun so far and it doesn’t stop there; we’re trying to collaborate with artists from different fields, mainly designers and other musicians to produce impactful and beautiful pieces.The french music scene is really vast and interesting, but we also listen to a lot of ‘western/american’ music mainly due to the weight of their impact in neo soul/RnB music!

What are your future plans?

We are currently working on our first EP and we’re releasing a new music video very soon. We’re also aiming  to shoot new music videos, building a trustful team to work with and maybe starting a label here in Paris (or somewhere else!)

Life Is A Play! Discover More About Theatre With The MAD Joseph Zaitouny

MAD Blog Talent Acting

It’s always a source of inspiration hearing about artists pursuing their goals, passions and dreams; this is what makes Joseph Zaitouny a source of inspiration!

How do you define yourself?
I am an actor. I care about finding connections with others and exploring the human condition through art.

How did you get into acting? Has it always been a passion?
When I was younger, I was in the boy scouts and we used to create plays for the people in our town; it was the most fun I’ve ever had. It was especially rewarding to see how much people were enjoying our shows. This made me very happy and I’ve loved performing ever since.


What was the most exciting role you’ve ever played?
In 2015, I was part of The Cherry Orchard by Anton Chekhov where I played the young student Peter Trofimov. It was the most challenging and exciting role I’ve ever played, not only because of my love of Chekhov’s work, but also because Trofimov is someone who is trying to find his way in a world that he’s also in conflict with.


Who are your biggest influences/muses?
As an actor, Daniel Day Lewis has been one of my biggest influences, and I find so much joy in watching him work. Anton Chekhov and Maria Irene Fornes have also had a deep effect on my own process as a writer and on my perception of the world.

Favorite play and movie?
Tango Palace” by Maria Irene Fornes is an exceptional play that I had the opportunity to produce, direct, and perform it back in 2013. “Successful Life of Three” (also by Fornes) and “Escape From Happiness” by George Walker are some of the funniest plays I’ve ever read. I love all of Anton Chekhov’s short stories. “Illusions” by Ivan Vyrypaev is a brilliant take on life, love, and theatre. Last but not least, “Zoo Story” by Edward Albee is a great piece of work and I’m currently re-discovering more plays by this wonderful playwright. As for movies, the list is very long but the ones I never get tired of watching are “Shine” by Scott Hicks, “My Left Foot” by Jim Sheridan, “There Will Be Blood” by Paul Thomas Anderson, “The Shinning” by Stanley Kubrick, “Doubt” by John Patrick Shanely, “Flawless” by Joel Schumacher, and “Gangs of New York” by Martin ScorseseAs a comedy fan, one of my favorite comedic actors is Steve Carell and I enjoy watching him in everything!

What are some of your future plans?
I currently have a Feature Film in pre-production, and will be working on two more plays this year. One of my passion projects is Stand-up, but until now, I’ve never found the time to sit down and create a solo piece. This year promises to be a busy one, but more importantly, I hope that people can connect with the work.

Mohamad El Dreini, MAD about sketching, drawing and concept building

 

MAD Blog New Talent ArtThe satisfaction one gets from pursuing their passion is indescribable. This is the case with Mohamad El Dreini, our latest MAD talent who is an artist and designer pursuing his dreams after having studied a different field all together. Mohamad tells us about his passion, his motives and his future plans.

When did you first realize you’re interested in design/art?
I first realized my passion in school, mainly during my senior year when i started drawing on the walls of the school and on my friends hands and jeans at that time.

What did you study and how did you choose to study it?
Entering university, I chose to study interior design, but in all honesty, I originally wanted to study fine arts. Due to the lack of orientation opportunities given to freshly graduated high school students, I didn’t go into fine arts. I believed at the time that choosing something like interior design would give me a strong base to build a good career and that I would go into fine arts afterwards.

Tell us about the most exciting project you’ve worked on?
Any and all art projects excite me. But one of the most exciting projects I have worked on was my first ever workshop (intro to sketching and concept building) in which I gave all those who are interested in sketching and creating concepts tips and steps to follow in order to improve. That experience gave me a satisfaction I could never have imagined and it helped that the reviews were all positive!

What do you wish to convey through your art/design?
Going into this major, I had one goal in mind: to learn everything that I can and to give back as much as I can through educating, helping others and offering fun experiences.

What are some of your future plans?
I really hope to be able to open up my own art space, The Mental Art House, giving people a setting to paint, to attend classes and to exhibit and see exhibitions. Something else I hope to achieve is to develop workshops mainly centered around sketching, building concepts, contrast drawing, texture drawing, modeling, coloring and other interactive concepts.

Get MAD with day none!

DJ Electronic Engineer MAD BlogWorking in his domain as an engineer, Sam Ghobril combines his passion for what he does with his passion to produce music to become day none. If you’re a believer in the Lebanese music scene and a music lover, you will want to read on and get to know more about our latest MAD talent Sam and day none!

So, tell us a little about yourself: what do you do and how did you start playing music?
I’m currently an engineer working at Anghami and I’ve always been pretty involved with technology. When I was in high school, I discovered that I could combine my passion for tech with my passion for making music (having been a classically trained pianist). I first began messing with Logic Pro, a digital audio workstation, until eventually turning to Ableton Live, another kind of audio workstation and sequencer, and really diving into the possibilities of that piece of software.

Your life is very tech-oriented, so why stick to the same pattern and choose electronic music?
I feel that it began because of my familiarity with technology. It allowed me to quickly begin seeing my ideas turn into songs. Also, electronic music allowed me to make songs using nothing but my laptop if needed, which is hugely liberating. However, a lot of what I do relies on organic sounds and “classic” instruments. I record a lot of guitar, piano, and ukulele sounds that I play into my laptop, as well as a lot of random organic sounds such as environmental sounds, doors, tools, and more, manipulating them into something that’s sonically pleasing.

What does the name “day none” refer to/how did you come up with it?
It came from my frustration with delaying things until the first day of the week, month, year, etc. I realized that that never really justifies anything and all I have at every moment is now.

Who inspires you when making music and what’s your creative process?
Some of my favorite artists that I always refer to are Nicolas Jaar, Jamie xx, Four Tet and DJ Koze. I feel the emotions they’re able to convey through sound to be truly inspiring. I also love drawing inspiration from different forms of art, mainly modern art. As for my creative process, it involves a lot of experimentation. I could start with a sample from vinyl or a synth sound that I create, or maybe even a drum pattern, and then the track grows organically from there.

What’s your biggest fear and your biggest accomplishment so far?
My biggest fear is that my improvement stagnates. So far, listening back to older tracks of mine, I always notice an improvement and that really keeps me going. I don’t want to reach a point where that’s not the case. As for my biggest accomplishment, I’m not really sure, but the simple fact that I’m still making music and still performing is something that I don’t take for granted, and I just wish that nothing forces me to stop pursuing that passion.

What do you have to comment on the music scene in Lebanon and being a part of it?
I feel we have a lot of really great artists, and a lot of innovative music being made. However, I feel artists need more platforms to be able to reach wider audiences. I’m sure there’s a lot of music that we don’t get to hear simply because there’s no spotlight on these creations, or because some musicians have given up in frustration.

Where do you see day none and yourself in the near future?
Ideally, I hope to be able to reach a point where I can sustain myself through my music, be that through DJ gigs or a reasonable record label deal. In the very near future, I hope to be throwing a release party for my upcoming EP, and that I’m able to make the EP what I envision it to be.