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Soirée MADly pink sous le signe de l’inclusion a découvrir en images!

Illustre_Nuit Rose_Madly PinkDécouvrez la soirée Nuit Rose en images !

Retour sur la notre soirée MADly Pink sous le signe de l’inclusion, mêlant expo et performances scéniques, en clôture d’Octobre Rose. 

La première édition de Nuit Rose a été l’occasion de découvrir les performances et créations de 15 artistes au Seguin Sound à la Seine Musicale, avec un jury d’artistes composé de Laura Calu et Rens Lipsius.

Notre double mission à travers Nuit Rose est d’impulser un réel changement dans les industries créatives où la représentation des femmes est alarmante et de faire émerger nos nouveaux talents MAD hybrides dans la musique, les arts et le design, notamment notre gagnante MADly Pink, Illustre, dont vous pouvez découvrir l’interview ici 

A l’issue de la soirée, les artistes membres du Jury, nous ont également fait part de leurs coups de coeur et découvertes. Découvrez les interviews de Laura Calu et Rens Lipsius

Nuit Rose a été une MAD source d’inspiration pour nos artistes. D’ailleurs le groupe MKW qui a fait partie du programme de la soirée a écrit, composé et interprété le titre de la bande originale de Nuit Rose spécialement pour l’occasion! 

Encore merci à tous d’avoir si activement participé à cet appel à projet !

Découvrez La Soiree MADly Blue Du 5 Octobre En Images !

Nuit Bleue En imageExpo photo, peinture, sculpture, design et installations artistiques, la seconde édition de Nuit Bleue a été l’occasion de découvrir les créations de 14 artistes dans un lieu inédit en plein coeur de Paris, en présence de plus de 700 invités et d’un jury d’artistes composé de Romain Costa, Théo Gosselin et Louis Dazy.

(re)Vivez cette soiree MADly Blue en images: https://tinyurl.com/yy9sogv8

Interview Louis Dazy, Photographe, Jury Nuit Bleue :

https://tinyurl.com/vco2ub8

Interview,  Romain Costa, Architecte Designer Jury Nuit Bleue:

https://tinyurl.com/t8ahdoh

Interview, Sabine Raymond, Photographe, Gagnante Madly Blue:

https://tinyurl.com/ubqq2tq

Tu as aimé les oeuvres de Nuit Bleue et les oeuvres des artistes de la soirée t’intéressent?

Retrouve-les sur MAD ici 👉https://tinyurl.com/shb5vdd

 

Seehund du graff, photograhie et peinture, donner une voix à sa créativité

SeehundGraffeur d’origine, Seehund élargit son registre de compétences vers la peinture et la photographie afin de pouvoir exprimer ses pensées sur des thèmes utopiques comme dystopiques. Chacun de ses talents apporte une touche personnelle puissante à ses création. Découvre son histoire et sa vision de l’art.

Peux-tu te présenter en quelques mots s’il te plait ?

Je m’appelle Victor Schegin. Je vis et travaille à Paris. Je signe Seehund. 

Quand et comment t’es-tu mis à la peinture ? Es-tu autodidacte ou as-tu suivis des études d’art ?

En seconde, un camarade de classe graffait et ça m’a fasciné. J’ai voulu comprendre comment il construisait ses lettres. J’ai d’abord fait des tags : simples signatures, puis des graffitis en volume, de plus en plus soigneux et grands. J’ai découvert le plaisir de peindre en grand en prenant mon temps sur des murs de lieux abandonnés. J’ai constaté que des lettrages ne me suffisaient plus : j’ai voulu m’ouvrir au figuratif. Je me suis mis à dessiner des visages en autodidacte. Les visages étant durs à représenter, je me suis dit que c’était un bon moyen de progresser. Un an après, j’ai voulu apprendre des techniques de dessin académique et la peinture à l’huile : la technique des maîtres. J’ai pris une dizaine d’heures de cours par semaine pendant 2 ans. Je continue cette année. Mes cours sont sous forme d’ateliers : l’étudiant travaille sur son projet personnel et bénéficie de l’accompagnement de l’enseignant. Ce type de cours me correspond très bien : il me permet de progresser beaucoup techniquement et sur mes projets personnels. Je donne également des cours particuliers de dessin académique, peinture acrylique, peinture à l’huile.

Tu étais un graffeur avant n’est-ce pas ? Est-ce que cela à influencer ton approche de la peinture ? Ou t’es-tu réinventé complètement ?

Oui, j’ai commencé par du graffiti. Mes premières toiles sont très influencées par cette période : la peinture est acrylique, les couleurs sortent des bombes de peintures et de marqueurs. Je ne sais pas si je me suis “réinventé” : je dirais plutôt que je me suis inventé. Avant mon identité artistique était à moitié muette : elle ne s’exprimait que par des lettrages. Quand j’ai commencé à peindre sur des tableaux et à représenter autre chose que des lettres ou ma signature, j’ai donné une voix à ma créativité. J’ai peint mes premières œuvres sans n’avoir jamais pris de cours. Devant l’infinité de possibilités offertes par le dessin et la peinture, j’ai commencé à chercher mon style. J’ai peint des choses très différentes, jusqu’à ce que je me plonge dans ma série actuelle étudiant l’utopie et la dystopie.

J’ai remarqué que la dystopie est un thème récurrent dans tes peintures. Peux-tu nous en parler un peu plus ?

La dystopie est un monde imaginaire dans lequel il y a une grande injustice ou souffrance. J’ai été inspiré immédiatement par ce sujet et j’ai commencé mes premiers tableaux de ma série : “99C Dreams” et “18° C”. Je me suis dit que j’aurai d’autres idées originales par la suite. C’est intéressant de peindre des scènes d’injustice ou de souffrance parce qu’on peut s’inspirer de la réalité. Je me suis inspiré de la pression en société, la technologie, la soif, les sans-abris. J’aime montrer que ce que je peins pourrait arriver en réalité maintenant, ou dans un futur proche. Par exemple : j’ai réfléchi au sein de ma série au commerce des sentiments humains. Un jour nous saurons matérialiser nos ressentis et autres forces qui nous habitent : ils auront alors une forme et seront palpables. Dès ce jour, il existera une demande et l’Homme commercialisera les sentiments. De cette idée est né le tableau “99C Dreams”, dans lequel une famille se tient debout sur une route déserte, le regard pointé vers une annonce publicitaire pour des rêves à 99 centimes.

Tu as fait une école de journalisme n’est-ce pas ? Est-ce que ces études t’ont amené à aborder des thèmes critiques tels que dans ta toile “Soif” ?

Oui, j’ai fait deux années à l’ISFJ et obtenu mon diplôme en 2018 à l’IEJ. Non, ces études ne m’ont pas directement amené à aborder des thèmes critiques. En revanche, j’ai certainement été influencé. Au cours de mon cursus de journalisme j’ai rencontré des gens exceptionnels tant au niveau des étudiants que des professeurs ou encore des clients. J’ai vécu des expériences inimaginablement enrichissantes en reportage (sur le terrain). J’ai appris au cours de mes études de journalisme à mieux écrire, à faire de la PAO sur InDesign, j’ai acquis des compétences en photo, appris à filmer et à monter. Ces connaissances me sont utiles très souvent en peinture : surtout la photo.

Quelle est ta démarche artistique ? Ton processus de peinture et ton but ?

Une partie centrale de mon travail est l’exploration du rapport entre la photographie et la peinture. Tandis qu’on puisse considérer la photo comme une extension de la peinture, je me sers de la peinture comme extension de la photo. Je regarde plusieurs photos, je vois des possibilités. Je combine plusieurs parties de différentes photos. Soit je m’inspire en regardant mes photos : l’ambiance de celle-ci irait bien avec cet objet, et cette personne dans cet escalier. Parfois j’ai plutôt une scène précise en tête et je fais des recherches et de la photo pour peindre cette scène que j’ai imaginée. Je compose mes peintures de toutes pièces. Je m’inspire de la réalité que je capture par la photo. Plus tard, je prends des éléments uniques de différentes photos et construis ma peinture avec. Récemment, par exemple, j’ai pris une photo d’une mère avec sa fille dans la rue. Observant cette photo ultérieurement, j’ai remarqué que la fille regardait quelque chose mais je ne savais pas quoi. Pourquoi ne pas peindre ce qu’elle regardait ? Ainsi est né le tableau « Bright Future » où la petite fille fixe d’un regard curieux un sans-abri. 

Quels sont tes futurs projets ?

Il s’agit de poursuivre ma série et de préparer le vernissage de ma prochaine exposition. Une dizaine de mes travaux seront exposés à la galerie Plaça Nova à Perpignan du 2 au 31 octobre 2019. Le vernissage se tiendra à la galerie le 11 octobre. Je serai présent lors de l’événement ainsi que le lendemain.

 

 

Lux, un design unique aux accents de science-fiction

Atelier LuxLux, duo composé de Simon Chevalier et Lucile Cassassolles, vous raconte leur rencontre. Designers issues de la communication et du design graphique, ils tirent leur inspiration de la science-fiction et adaptent leurs créations à l’espace d’exposition qui leur est fourni afin de réaliser des oeuvres uniques à chaque fois.

Pourriez-vous vous présenter ?

Nous sommes un duo d’artistes lyonnais composé de Simon Chevalier et Lucile Cassassolles. En 2016, nous avons créé notre studio spécialisé dans la création d’oeuvres lumières, le design d’espace et la scénographie. Nous sommes complémentaires : Simon est directeur artistique et Lucile chargée de production. 

Avec LUX, nous expérimentons dans plusieurs domaines : création d’installations lumineuses, design d’espace, habillage graphique, dispositifs scénographique temporaires, micro architecture…

Comment vous êtes-vous rencontrés et quel fut votre premier projet ensemble ?

Nous nous sommes rencontrés il y a maintenant 10 ans, mais nous avons commencé à travailler ensemble il y a 3 ans après avoir chacun bossé de notre côté. Après nos différentes expériences professionnelles on a eu envie de prendre notre indépendance et de monter ce projet ensemble. 

Un de nos premiers grands projets d’installation lumière c’est une installation sur la façade du bâtiment Ninkasi Gerland à Lyon pour une scénographie éphémère évènementielle : 20 mètres de long, 12 mètres de haut soit plus de 200 m2 de façade à mettre en lumière !

Vous vous inspirez de la science fiction pour réaliser vos créations. Quelles sont les oeuvres qui vous ont le plus inspirées ?

On lit beaucoup de science-fiction, mais ce sont les oeuvres visuelles qui nous inspirent le plus dans nos créations notamment les univers des films Blade Runner, et 2001 L’Odyssée de l’espace. Dans les films de science-fiction ce qui nous inspire ce sont les esthétiques fortes, avant-gardistes et débridées, l’architecture, le graphisme, les couleurs, les ambiances…etc

En tant qu’amoureux de la ville de Lyon, quels lieux recommandez-vous à des amateurs d’art ?

On va souvent au Musée d’art contemporain de Lyon et c’est encore mieux en période de Biennale d’art contemporain ! Dans la région Rhône-Alpes en générale le graphisme, l’architecture moderne, et le design sont partout, à Échirolles (Mois du graphisme) et Saint- Étienne (Biennale du design) notamment.

Quelle est votre démarche artistique ? Votre processus de création ?

On vient du design graphique et de la communication on voit donc les installations lumière et la scénographie comme un moyen de transmettre un message. On envisage la lumière comme un support de communication à part entière, on essaye de comprendre le message à transmettre, l’identité du lieu ou de l’événement et on l’adapte aux technologies, aux techniques et aux matériaux à notre disposition pour trouver la meilleure alchimie. 

Quels sont vos futurs projets ?

Nous sommes très fiers de présenter une de nos oeuvres lumières en Suède cet hiver ! C’est un premier projet à l’étranger et on espère que cette expérience nous permettra de participer à d’autres évènements internationaux et d’exposer dans d’autres pays !

Folk-Rock et Beat Generation fusionnent avec Telegraph

TelegraphAujourd’hui on rencontre Telegraph, un groupe de Folk-Rock Français qui s’est formé sur la côte ouest des USA. Groupe à l’esprit purement californien, ils mélangent des influences telles que Mumford & Sons, Imagine Dragons et NeedtoBreath tout en s’inspirant du courant de la Beat Generation.

Tout en étant un vague de fraîcheur musicale, Telegraph traite de sujets sérieux et profonds qui crée un contraste émouvant et sincère.

Que dites-vous de commencer par vous présenter en quelques mots ? Comment vous-êtes vous rencontrés

Julien – Salut ! Bah pour commencer, Telegraph c’est plus qu’un groupe, c’est une vraie famille et une aventure de tous les jours. Pour tout te dire, Matthieu, à la guitare, c’est mon cousin, et Maxime, à la batterie et aux claviers, c’est un ami de longue date, on s’est rencontrés sur les bancs de l’école. On a eu différents projets ensemble, ou avec d’autres gens, et puis on a fini par lancer « Telegraph » tous les trois, parce que c’est ce qui nous représentait le mieux. Et la famille s’agrandit de jour en jour depuis, avec de très belles rencontres, donc on est ravis.

Vous avez un univers qui tourne autour de l’esprit du roadtrip, les fables de liberté à l’américaine et de la nature brute. Qu’est-ce qui vous a donné envie de vous plonger dans cette culture ?

Julien – Le groupe est vraiment né lors d’un roadtrip sur la côte ouest des États-Unis, c’est là-bas qu’on a composé nos premières chansons, donc le fait de parler de voyages et de rencontres est venu assez naturellement. C’est difficile de citer des influences car on adore s’inspirer de beaucoup de choses qui n’ont rien à voir parfois et nous sommes 3 mecs avec des influences personnelles, mais pour faire court on peut dire que le courant folk-rock et la Beat Generation nous ont beaucoup inspirés au début de l’aventure. 

La Beat Generation ?

C’est un courant littéraire et cinématographique qui a émergé aux Etats-Unis dans les années 50. Tout le monde connait Jack Kerouac, qui en est l’un des auteurs phare, et son roman ‘On The Road’. C’est quelque chose où nous nous sommes retrouvés immédiatement, et c’est un peu comme ça qu’on voit notre aventure musicale : voyager, partager des bons moments et de belles histoires avec les gens. Mais aujourd’hui, l’univers de Telegraph est bien plus vaste que ça, on est sortis de cette dimension roadtrip sur notre dernier single ‘Down In The River‘ qui est bien plus métissé, parce que le projet Telegraph, ce n’est pas uniquement ça. On a énormément de choses à dire, énormément d’envies, d’idées, et on veut aller au fond des choses. L’imagerie de nos deux premiers clips ‘Run With Wolves‘ et ‘Broken Bones‘, sur lequel on a sorti un vrai court-métrage, est très roadtrip, mais si tu écoutes les paroles ça parle de vrais sujets. De fraternité, d’espoir, de post-trauma… D’écologie aussi, sur ‘Down In The River’, ça parle quand même d’un monde qui change et pas forcément en bien, c’est un sujet qui nous touche énormément. On a vraiment envie de raconter des choses, des histoires, de profiter du fait que les gens nous écoutent pour partager des messages qui nous tiennent à cœur. Je pense que c’est aussi ça le rôle d’un artiste. On veut que les gens prennent du plaisir à nous écouter, et que ça les plonge dans une réflexion sur les sujets qu’on partage avec eux.

Quelles sont vos influences musicales majeures ?

Julien – S’il fallait citer un groupe on pourrait parler du groupe américain Needtobreathe qu’on adore tous les trois. Il y a aussi des artistes comme Imagine Dragons ou Mumford & Sons qui sont de vraies influences, surtout en live. Il y en a beaucoup d’autres, mais ça donne déjà un bon exemple de ce qu’on écoute.

Avez-vous un projet que vous voulez réaliser prochainement et dont vous souhaitez parler?

Julien – Ahah vous voulez tout savoir !! Il se passe beaucoup de choses intéressantes pour nous en ce moment, les choses s’accélèrent pas mal, mais on reste surtout focalisés sur la sortie de notre 1er EP. On passe beaucoup de temps dans notre studio pour terminer les derniers morceaux. On a vraiment envie de proposer de belles choses, on a toujours plein d’idées donc on a parfois du mal à se dire qu’un morceau est terminé, mais on a vraiment hâte de partager tout ça avec vous ! 🙏

Kaldea, graffeuse globe-trotteuse au style futuriste et asiatique

KaldeaFan de cheesecake mais surtout graffeuse dans le monde entier, Kaldea tire son inspiration des univers asiatique, ethnique et de l’art déco. Découvre son histoire, ses voyages, et son art.

Salut Kaldea, peux-tu te présenter en quelques mots ?

Je suis kaldea artiste graffeuse, basé sur paris, geek, passionnée, créative et fan de cheesecake.

Comment et quand as-tu commencé à graffer et à peindre ?

J’ai commencé a peindre il y a bien longtemps, petite déjà j’étais le genre d’élève a dessiner sur les marges de son cahier. Donc naturellement en grandissant je suis passé du stylo bille, crayon a papier, a la peinture acrylique, aérographe et bombes de peinture. 

L’envie de peindre sur des murs, qui étaient pour moi un moyen d’expression bien plus grand que des toiles m’est venue très vite, j’ai commencée a peindre sur des container pour passer ensuite a des murs plus ou moins grands.

Comment décrirais-tu ton style ?

Mon style est plutôt futuriste avec des influence asiatique, ethnique et art déco.

J’aime créer des univers dystopique qui sont un moyen pour moi de m’évader, mon art est ma liberté, mon paradigme.

La plupart de tes oeuvres représente un visage féminin. Qui est cette femme ? Qu’exprime-t-elle ?

Cette femme est un peu le reflet de mes émotions. C’est une femme mystérieuse très féminine, parfois mystique, parfois sexy, parfois enfantine, mais qui dégage de la force et de la fierté.

J’aime que mes personnages féminin dégagent une certaine douceur sans donner dans le mièvre, une certaine féminité mais jamais vulgaire.

Tu nous as dit avoir voyagé un peu partout dans le monde pour peindre. Quel est le pays que tu préfères en matière d’art et de style de vie ?

Effectivement j’ai pas mal voyagé et peints un peu partout, j’ai quelques beaux souvenirs.

Et le pays que je préfère dans les domaines énoncés, est le portugal. Le temps est y magnifique et lisbonne est baigné d’une lumière sublime, on y mange bien, les gens sont sympas et il y a pas mal d’endroit ou peindre au portugal, c’est définitivement un pays que j’adore. C’est un vrai petit bout de paradis.

As-tu un projet en cours ou à venir dont tu veux parler ?

Dans les mois a venir je compte lancer une gamme de bijoux à l’effigie de mes personnages, ça fait un moment que j’y travaille et j’arrive au bout du projet, donc il seront bientôt en vente !

MKW, l’odyssée des coeurs sauvages

MKWAvec leur humour singulier et leur bonne humeur, le duo de MKW: Wild et Mason te raconte leur rencontre, leur nouvelle musique qui se nomme… MAD et qui est une réelle hymne à l’inclusion. Ils expliquent également la scène niçoise ainsi que leur surnom “l’odyssée des cœurs sauvages”.

Hello MKW, pouvez-vous vous présenter rapidement ? Comment vous êtes-vous rencontrés ?

MKW c’est l’alliance de nos deux univers blues & soul pour Mason et pop pour Wild, le tout dans une atmosphère électro.

(Wild) Je trouve ça assez difficile d’identifier quels groupes influencent notre style, surtout quand je ne peux pas me résoudre à nous catégoriser dans un style spécifique 🙂  Personnellement je m’inspire de Sublime pour les good vibes, Arctic Monkeys pour leurs textes, Hyphen Hyphen pour l’énergie ou encore Lana Del Rey pour l’ambiance atmosphérique (certainement due à l’utilisation de la reverb que j’affectionne aussi).

Ado, je composais dans un style folk/pop sur une simple guitare acoustique ou mon ukulele. La musique était encore à ce moment là un rêve de jeunesse. Après plusieurs années d’études, des diplômes et 2 ans dans la vie active, j’ai compris que si j’ai trouvé le passage à l’âge adulte difficile, c’est parce qu’il ne tenait qu’à moi de changer des rêves de gamine en projets de vie. Motivée comme jaja, je me suis mise à chercher sérieusement un guitariste pour enregistrer en studio mes compositions.

Il y a presque 3 ans, en voyage dans l’East Side de Berlin, un soir j’avais un délire de suivre des étrangers qui m’inspiraient jusqu’à trouver un endroit où je veuille passer la soirée. Je suis arrivée dans un bâtiment désaffecté, couleurs vives, projos dans tous les sens, basses qui tapent, des mecs qui se font tatouer dans un coin, d’autre qui font du body painting, tags live sur les murs etc. Univers complètement perché mais pas trop quand t’es déjà à 3 grammes. Là je tombe sur un type avec des yeux qui transpercent, genre les lentilles qu’on met pour Halloween. Il était norvégien je crois. Pantalon bleu ciel en lin comme ses yeux, torse poil, pieds nu, il me fixe, je suis hyper intriguée. Là le mec me dit qu’il m’a choisie pour jouer un rôle dans sa vie, enfin plutôt dans sa soirée. Ce grand viking veut que je donne une petite pilule rose à un mec brun type sicilien à quelques mètres de nous. Je trouve ça chelou, dans mes souvenirs sous md on aime tout le monde, mais je capte vite que le sicilien préfère clairement les petites nanas typées aux yeux clairs au grand viking. On sympathise rapidement et il lâche ses potes John (Mayer) et Nekfeu pour passer la soirée avec moi. Ce mec là porte le même prénom que mon frère, Lilian. C’est aujourd’hui mon colloc, meilleur pote, binôme, guitariste aussi connu sous le nom de Mason.

(Mason) J’ai commencé la guitare lorsque j’avais 16 ans : à l’époque j’écoutais déjà les Beatles et Elvis, mais j’étais à l’apogée de ma période Rap Us, avec 2Pac et 50 Cent en tête de liste…un jour j’arrive chez mon père qui regardait un live de Roger Waters (Pink Floyd pour les incultes hahaha) à Berlin en 1990 je crois, c’est Cindy Lauper qui chantait sur Another Brick In The Wall, c’est vous dire le concert improbable ! Bref, le solo de guitare de cette version live dure environ 4 minutes, duel épique entre une Fender Stratocaster et une Gibson Lespaul ! La grosse claque… Un mois plus tard j’avais la copie d’une Strat’ entre les mains, et je j’apprenais mes premiers accords. Je n’ai jamais lâché l’affaire avec ces bouts de bois ! C’est pour moi un instrument extrêmement exigeant, qui demande beaucoup de travail, mais à la fois très expressif et vivant. J’ai eu la chance d’intégrer un groupe au bout d’un an de pratique acharné, en tant que soliste, et c’est là que je me suis “fait” les doigts. J’ai eu quelques autres formations par la suite mais rien de sérieux, jusqu’à ce que je rencontre Wild

Quand j’étais au lycée avec Selah Sue, je n’arrêtais pas de la tanner pour faire de la musique avec elle. Mais à l’époque je n’avais pas le niveau, et elle avait finit par me snober (musicalement). Quelques années plus tard je l’ai recroisée alors qu’elle donnait un showcase privé à Bruxelles, Wild était là aussi, parmi les quelques chanceux présents ce jour là. J’ai sympathisé avec elle car elle chantait aussi fort, mais mieux, que Selah elle-même. Je me souviens l’avoir vanné du style : “Hey, c’est Selah Sue que je suis venu écouter, pas toi !”

Bref, après le live, j’ai invité Wild à venir féliciter Selah avec moi, elle était comme une folle vous pensez ! Une fois arrivé en loge, Wild n’a pas pu s’empêcher de chanter, et Selah, impressionnée, me dit : « Mais c’est avec elle que tu dois faire un groupe, non d’une frite ! »  (hey oui elle est Belge Selah). On avait la chance d’habiter la même région avec Wild, du coup à notre retour de Bruxelles, on s’est revu et voilà le résultat : aujourd’hui on est aussi colocs.

Alors vous préférez quelle version, vous? 🙂

Nous avons un point commun MAD et MKW, nous soutenons l’égalité et l’inclusion, pourquoi souhaitez-vous porter cette valeur ?

A travers ce projet en particulier, notre but est de véhiculer un message de liberté des femmes – de parole, d’agir, de rêver, de choisir, quel que soit le statut social, genre, orientation sexuelle. Bref, l’expression de soi sans tabou.

(Wild) Étant une femme sans être une féministe extrême, je trouve ça encore aberrant de voir les conditions et statuts des femmes dans certaines sociétés. Malgré ça on ne veut pas véhiculer de messages négatifs ou haineux. C’est un chemin vers l’émancipation de chacun, la liberté de ne pas suivre les codes et les idées reçues que nous devrions adopter. On est tous un peu prisonniers du système, à un certain degré, mais il ne tient qu’à nous de voir avec de nouveaux yeux, d’aspirer à une réelle ouverture d’esprit, de compassion, d’empathie envers les autres, femmes et hommes.

Le conformisme ne fait pas le bonheur (de tout le monde), non ? Alors pourquoi reproduire des schémas qui n’ont d’old school que le nom (puisqu’encore actuels)? Femme n’est pas un statut, c’est un genre qui peut comme l’homme être autonome, sans être marginale. Une femme a le droit et doit s’exprimer librement, toucher les autres à travers ses mots, à travers ses mains, sa voix, ses toiles, son corps, à travers la folie et la sensibilité qu’elle met dans sa création.

Le côté MAD souligne également qu’une femme considérée en marge de la société est rapidement catégorisée – de hippie, de droguée, de femme facile, de ratée, de vieille fille, de carriériste, de folle etc. Alors que c’est magnifique d’embrasser sa propre folie. La vie/l’art sans madness serait ennuyant à mourir, non?

On tenait à ce que ce morceau fasse passer des good vibes, dans une optique d’évolution et d’une volonté positive, sans animosité envers la gente masculine. 🙂

“MKW, l’odyssée des cœurs sauvages”, KESAKO ? 

A travers le côté sauvage et candide, on souhaite partager l’idée de la liberté de découvrir qui on est, et choisir d’évoluer dans la direction qui nous plait, sans l’influence – voire le formatage – dans lesquels on baigne depuis tout gamin. On aime partager cette idée que voir la vie à travers des yeux d’enfant peut paraître naïf mais c’est aussi plus coloré, sincère et spontané. Singularité assumée.

Le cœur, c’est ce qui nous a fait quitter nos jobs, croire en notre projet, notre passion, même si auprès de nos familles, nos amis, ou nos collègues de travail, ce choix pouvait paraître irresponsable. Pour nous, suivre son instinct c’est comme suivre son cœur, pour un seul et même but: se sentir vivant. Voilà notre symbolique d’un cœur sauvage. Et nous, ce qu’on souhaite le plus, c’est d’embarquer nos auditeurs dans ce voyage, l’odyssée vers la liberté.

Partager nos morceaux c’est une façon de s’exprimer et toucher les autres. Selon nos moods et notre inspiration, on met l’accent plutôt sur des sentiments, des idées, ou des convictions.

Dans la lignée du morceau MAD, on véhicule une sexualité assumée avec “Sticky Fingers”. “Bad Liar” ou “Oh Man” évoquent le manque et l’addiction (libre à chacun d’interpréter de quelle addiction il s’agit). Notre morceau “Acid Rain” est écologiquement engagé et dénonce à travers la métaphore des pluies acides que l’homme boit son propre poison – morceau bientôt disponible sur toutes les plateformes (petite pub en scred). Tout ça dans une atmosphère chill 🙂

Pouvez-vous nous parler un peu de la scène niçoise ?

Dans la région il y a beaucoup de groupes de covers, dans tous les styles, et certains sont extrêmement talentueux ! Tout ce petit monde prend pas mal de place au final, car il y a plus d’offre que de demande, et il est difficile pour les groupes qui souhaitent apporter de la nouveauté d’être réellement mis en avant. La scène locale commence à se débloquer grâce aux démarches de Panda Event (Crossover), les associations comme Le Local à Cannes, ou encore le nouveau festival La Crème Festival à Villefranche-sur-Mer, qui a connu sa première édition cet été et favorise les groupes locaux pour les premières parties.

Cela dit, il y tout de même quelques artistes au rayonnement (inter)national qui viennent de chez nous, je pense notamment à Nekfeu, M83, The Avener, Møme ou encore Hyphen Hyphen !

(Mason) Si je devais parier sur un nom, ce serait “Le Môme”, un rappeur Niçois, que l’on a connu aux Nuits de Vence, ce jeune est à surveiller de près ! On joue d’ailleurs avec lui à la Maison de l’Étudiant à Nice ce jeudi 🙂

On a hâte d’écouter encore plus de titres, quels sont vos futurs projets ?

On vient de sortir notre morceau MAD sur les plateformes de musique (Spotify, Deezer, Apple Music, etc…), on prévoit de vous sortir notre morceau Acid Rain avec un clip pro fin Octobre! S’en suivra un EP, mais pour ça on a besoin d’un maximum d’écoutes ! Notre plus grand dilemme maintenant c’est de sélectionner parmi nos morceaux quels titres on va vous partager! A très vite 🙂

Lydie Hacquet, photographe d’émotion

LydieHacquetLydie Hacquet, dont tu peux trouver toutes ses photographies sur https://www.histoiresdl.com/ se présente et t’invite à comprendre sa vision de la photographie et de la transmission d’émotions. Elle présente également ses 2 oeuvres préférées et son projet futur.

Peux-tu te présenter en quelques mots s’il te plait ?
Moi? Je vis à Paris, ma ville de naissance, et ma source d’inspiration mais pas que! J’ai aussi vécu à l’étranger, à Austin Texas pendant quelques années et cela m’a ouvert à d’autres réalités, d’autres espaces, d’autres cultures. Je me ressource au bord de la mer: Normandie, méditerranée, les extrêmes encore! Cela fait de moi une espèce de chat de gouttière, qui adore errer entre grands espaces vides et villes, fourmillement ou agitation et épure et sérénité. Publicitaire, communicante invétérée, j’ai toujours cherché à faire ressentir des émotions dans les campagnes que j’ai eues la chance de diriger. Depuis toujours, je suis passionnée de photographie, j’ai eu la chance de travailler avec les plus grands, ça aide!

Pourquoi as-tu souhaité passer de la communication à la photographie ?
Le geste photographique, dans son acceptation totale (photo documentaire, artistique, publicitaire, journalistique, etc…) c’est de la communication! sauf qu’elle ne formalise pas avec des mots.  La communication aujourd’hui (pour une institution, pour une marque, pour les politiques) est souvent trop bavarde, elle cherche désespérément à expliquer, à prouver, à orienter avec des mots, des tournures choc, des slogans. Nous sommes des êtres émotionnels avant tout. Les neurosciences le prouvent. Le cerveau cherche toujours à se faire plaisir. Et pour cela, l’émotion ressentie prend toujours le dessus sur le rationnel d’un discours. Doisneau, Mayer, Les élèves de l’école de Chicago, tous l’avaient bien compris. Je n’ai pas totalement quitté la communication. J’ai simplement évolué avec cette idée simple: Une image photographique en dit plus que tous les longs discours.

Si tu devais nous parler d’une photo, laquelle serait-elle ?
Pfffffff! difficile! je peux en prendre 2? En premier, je garderai cette photo de Helen Levitt prise aux alentour de 1930 dans les quartiers défavorisés de New York. C’est une photo d’enfants qui jouent, qui rient, qui bravent les interdits et qui défient le monde. Cette photo éminemment sociale, parle de joie malgré tout, de vie. J’aime le travail de cette femme qui, très tôt, a mêlé expression artistique avec photo du quotidien. Elle a une esthétique qui me touche et il s’en dégage une énergie incroyable.
Je choisirai ensuite celle de Charlotte Rampling par Helmutt Newton dans la salle des toréadors à l’hôtel Nord Pinus à Arles. J’aime la force de cette image. Cette femme mince, nue, dans ce décors sombre et chargé crée un contraste saisissant. A première vue on pourrait la penser vulnérable, mais sa fragilité n’est que dans notre regard. Son regard, sa posture disent tout l’inverse. Elle est libre avant tout! C’était les années 70 (en 73 je crois) et les femmes prenaient possession de leur corps, la liberté d’être nue dans ce lieu chargé de symboles c’est un tabou que l’artiste lève. Aujourd’hui, cette photo ne serait sans doute plus possible sans lever un débat. L’émotion du photographe qui transgresse les codes, celle du mannequin qui défie l’objectif, un uppercut en pleine tête!

Tu te décris comme photographe de l’émotion, que cela signifie-t-il pour toi ?
Comme je le disais tout à l’heure, l’Homme est à la base un être d’émotions, il est devenu rationnel! Personnellement, je suis très sensible aux ressentis, aux impressions premières, aux énergies dégagées par des lieux, des gens. C’est irrationnel, c’est émotionnel! Et je sais que je ne suis pas la seule, pourtant….. 

Je constate que dans les entreprises tout devient rationnel, programmé, logique, dans la vie perso c’est pareil, il y a de moins en moins de place pour l’émerveillement, la surprise. Tout va trop vite, on court après quoi? L’émotion n’a plus sa place et l’homme doit rentrer dans une case, il est soumis aux algorithmes qui l’aliène et le dirigent. Je veux que ceux qui regardent mes images se disent, “tient, et si je m’arrêtais quelques secondes de courir pour voir et ressentir, pour être surpris par une jolie lumière, un geste tendre, un incongru dans la ville?”. Ça embellit la journée et ça nous reconnecte à notre condition humaine.

Quelle est ta démarche artistique ? Ton processus de photographie ?
J’ai tout le temps sur moi au moins un appareil, c’est devenu un doudou, une extension de moi. J’ai cette capacité à voir les petites choses incongrues que la vie nous propose et le geste photographique est pour moi comme un instant fugitif qui dure, c’est une méditation. Que ce soit en ville ou lorsque je suis dans la nature, avec des inconnus ou des gens que j’aime, je capte l’instant et je ressens son énergie. La technique passe au second plan, l’émotion est pour moi le plus important. Un pas à gauche, à droite, plus près, rentrer dans l’histoire qui se déroule devant moi, ressentir l’énergie, c’est mon moteur. Parfois je pars en quête d’une image bien précise et je reviens avec tout à fait autre chose. Mes séries se construisent au fil du temps, des découvertes, des moments, il y a rarement préméditation.

Quels sont tes futurs projets ?
J’ai une série que j’ai commencée et, je l’espère sera l’occasion d’une exposition sur les villages de vacances des années 60/70. j’ai découvert lors de mes vacances un endroit incroyable avec des maisons bulles. Ce moment de découverte a été une parenthèse, et un choc esthétique fort. C’est beau, c’est totalement incongru, on se croirait dans un film…à suivre 😉

 

 

 

 

Krauss, un Dj strasbourgeois qui te fait saigner les oreilles!

KraussKrauss, un Dj strasbourgeois qui souhaite juste te faire vivre une grosse soirée grâce à ses sons indés lourds. Il te raconte sa vision de la scène strasbourgeoise qui est en pleine effervescence, son collectif Frequencies et le plus important : son style !

Salut Krauss, que dis-tu de commencer par te présenter en quelques mots?
Salut, je suis Krauss, ou Jakob pour les intimes, je viens de Strasbourg, j’ai 24 ans et ca fait bientôt 10 ans que je fais du son. J’aime la randonnée, l’ananas, les jeux vidéo, la bière et les raves.

Comment as-tu commencé la musique et qu’est-ce qui t’as mené sur le chemin de la Techno Industrielle ?
J’adorais le Metal quand j’étais gosse, j’ai essayé la guitare, j’y arrivais pas, pas assez de doigts pour toutes les touches. Vers fin collège, j’écoutais des vieux remix electro trash éclatés (Dimitry G et autres bêtises). Puis début lycée j’ai commencé à écouter de la musique électronique, genre dubstep, drum and bass etc … et ca m’a fait kiffer, dès le premier concert que j’ai pu voir, j’ai eu envie de balancer de la violence sonore et je me suis mis à faire du son. 

Puis au fil des années, j’ai découvert les raves, les free, et les musiques qui vont avec: techno et tekno. J’ai abandonné la dubstep et je me suis mis à la minimale, à la techno, au hardcore, crossbreed … pour enfin arriver à une techno sombre et bien violente, qu’on peut qualifier d’industrielle.

Tu te définis comme un “artilleur”, qu’entends-tu pas cela ?
Pour plusieurs raisons, la première c’est que quand t’es en concert, les sons qui te marquent, c’est ceux qui te surprennent, qui te choquent, quelques missiles après une mélodie mélancolique aggressive, ya rien de mieux. Et c’est exactement ce genre de son que je m’efforce de proposer.

Sinon, quand je joue en live, je vois mes différents morceaux, boucles de batterie, synthés etc… comme des cartouches, des ogives, chaque partie à son effet, mais n’est utilisable qu’une fois. 

C’est un peu ma façon de voir la musique.

Peux-tu nous parler de ton collectif Frequencies ?
Non, enfin si, mais … c’est pas trop ca en ce moment on a un petit coup de mou. 

On a lancé ce collectif avec 3 potes, Philotechnos, Paradoxal Gradient et Kod, de manière à pouvoir organiser des soirées, et avoir des dates. Ca marchait plutôt bien, mais chacun a eu ses projets et ses envies et au final plus personne ne prend le temps. 

Mais Frequencies n’est pas mort pour autant, disons qu’on hiberne pour le moment.

Un mot sur la scène strasbourgeoise ?L
a scène strasbourgeoise, c’est un vivier, tout les jours t’as des nouveaux artistes qui débarquent, c’est un environnement qui bouge beaucoup. Au début ca me faisait chier, je me disais que c’était de la concurrence. Mais en fait pas du tout, tu fais plein de rencontres, tu te remet en question, t’apprends des autres tout en transmettant tes bails. C’est grave cool en vrai, et puis c’est une communauté assez proche, finalement a une ou deux relation de distance, tu connais tout le monde.

As-tu un projet futur que tu voudrais réaliser et dont tu souhaiterais parler?
J’ai plein d’idées tout le temps, pas forcément en rapport avec la musique, du coup j’suis jamais vraiment focalisé sur un seul truc. 

Mais je kifferais bien organiser des lives dans des endroits inédits, faire des vidéos et transmettre ca sur le net. Et aussi enregistrer mes dernières sonorités, depuis le temps qu’il faut que je le fasse.

Journey of adventure and photography: Fourscape!

Fourscape, a collective of adventure seekers with a multidisciplinary background in photography and sound, will be with us during our MAD Sessions. If you want to know more about who they are, read on.
First of all, how did you come up and choose the name Fourscape?
Fourscape is a team of four people who escaped the city searching for a new photographic experience; it didn’t stop there, it became a quest for adventure. Hence, the name Fourscape comes from our own experience that started collectively years ago whilst the team grew.
Tell us more about yourselves
We’re each talented in different domains. What brings us together is our passion for photography and adventure.
Salim has a background in environmental engineering and research but is mad about photography and art.
Walid is a freelance photographer with a background in research and urban issues.
Elie is a photographer , DJ and a Bartender with a background in business and marketing
Mahdi is a designer as well as a professional bartender and musician.
You’re adventure seekers, where is your favorite spot in Lebanon to go wild?
Wherever we can escape the pollution and find beautiful skies and landscapes, we will be there!
How can you describe the journey of stargazing and night-sky photography?
It’s a mesmerizing and fulfilling experience.
We never get enough of it!
You’re soon launching a MAD Experience, give us a preview on what to expect.
As a team, we have already developed and prepared our collective skills to introduce amateur and professional photographers to the world of night photography, more specifically in relation to star-gazing and astro-landscape imaging. Along with MAD, we’re looking forward to introduce an unforgettable teaching experience. People who join this one night session will have the opportunity to learn basic astro photographic skills, sleep in a breathtaking location (to be confirmed accordingly), and have some yummy food!
Now on a less formal note, do you guys get along or do you have your clashes?
We definitely have our clashes about making the best of the Fourscape team
If you could be one food, what would it be?

Elie: Olive

Mahdi: Fatte b Laban

Salim: Mjaddara

Walid: Bourghol
How MAD are you?
Just wait for it and you’ll see!