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MKW, l’odyssée des coeurs sauvages

MKWAvec leur humour singulier et leur bonne humeur, le duo de MKW: Wild et Mason te raconte leur rencontre, leur nouvelle musique qui se nomme… MAD et qui est une réelle hymne à l’inclusion. Ils expliquent également la scène niçoise ainsi que leur surnom “l’odyssée des cœurs sauvages”.

Hello MKW, pouvez-vous vous présenter rapidement ? Comment vous êtes-vous rencontrés ?

MKW c’est l’alliance de nos deux univers blues & soul pour Mason et pop pour Wild, le tout dans une atmosphère électro.

(Wild) Je trouve ça assez difficile d’identifier quels groupes influencent notre style, surtout quand je ne peux pas me résoudre à nous catégoriser dans un style spécifique 🙂  Personnellement je m’inspire de Sublime pour les good vibes, Arctic Monkeys pour leurs textes, Hyphen Hyphen pour l’énergie ou encore Lana Del Rey pour l’ambiance atmosphérique (certainement due à l’utilisation de la reverb que j’affectionne aussi).

Ado, je composais dans un style folk/pop sur une simple guitare acoustique ou mon ukulele. La musique était encore à ce moment là un rêve de jeunesse. Après plusieurs années d’études, des diplômes et 2 ans dans la vie active, j’ai compris que si j’ai trouvé le passage à l’âge adulte difficile, c’est parce qu’il ne tenait qu’à moi de changer des rêves de gamine en projets de vie. Motivée comme jaja, je me suis mise à chercher sérieusement un guitariste pour enregistrer en studio mes compositions.

Il y a presque 3 ans, en voyage dans l’East Side de Berlin, un soir j’avais un délire de suivre des étrangers qui m’inspiraient jusqu’à trouver un endroit où je veuille passer la soirée. Je suis arrivée dans un bâtiment désaffecté, couleurs vives, projos dans tous les sens, basses qui tapent, des mecs qui se font tatouer dans un coin, d’autre qui font du body painting, tags live sur les murs etc. Univers complètement perché mais pas trop quand t’es déjà à 3 grammes. Là je tombe sur un type avec des yeux qui transpercent, genre les lentilles qu’on met pour Halloween. Il était norvégien je crois. Pantalon bleu ciel en lin comme ses yeux, torse poil, pieds nu, il me fixe, je suis hyper intriguée. Là le mec me dit qu’il m’a choisie pour jouer un rôle dans sa vie, enfin plutôt dans sa soirée. Ce grand viking veut que je donne une petite pilule rose à un mec brun type sicilien à quelques mètres de nous. Je trouve ça chelou, dans mes souvenirs sous md on aime tout le monde, mais je capte vite que le sicilien préfère clairement les petites nanas typées aux yeux clairs au grand viking. On sympathise rapidement et il lâche ses potes John (Mayer) et Nekfeu pour passer la soirée avec moi. Ce mec là porte le même prénom que mon frère, Lilian. C’est aujourd’hui mon colloc, meilleur pote, binôme, guitariste aussi connu sous le nom de Mason.

(Mason) J’ai commencé la guitare lorsque j’avais 16 ans : à l’époque j’écoutais déjà les Beatles et Elvis, mais j’étais à l’apogée de ma période Rap Us, avec 2Pac et 50 Cent en tête de liste…un jour j’arrive chez mon père qui regardait un live de Roger Waters (Pink Floyd pour les incultes hahaha) à Berlin en 1990 je crois, c’est Cindy Lauper qui chantait sur Another Brick In The Wall, c’est vous dire le concert improbable ! Bref, le solo de guitare de cette version live dure environ 4 minutes, duel épique entre une Fender Stratocaster et une Gibson Lespaul ! La grosse claque… Un mois plus tard j’avais la copie d’une Strat’ entre les mains, et je j’apprenais mes premiers accords. Je n’ai jamais lâché l’affaire avec ces bouts de bois ! C’est pour moi un instrument extrêmement exigeant, qui demande beaucoup de travail, mais à la fois très expressif et vivant. J’ai eu la chance d’intégrer un groupe au bout d’un an de pratique acharné, en tant que soliste, et c’est là que je me suis “fait” les doigts. J’ai eu quelques autres formations par la suite mais rien de sérieux, jusqu’à ce que je rencontre Wild

Quand j’étais au lycée avec Selah Sue, je n’arrêtais pas de la tanner pour faire de la musique avec elle. Mais à l’époque je n’avais pas le niveau, et elle avait finit par me snober (musicalement). Quelques années plus tard je l’ai recroisée alors qu’elle donnait un showcase privé à Bruxelles, Wild était là aussi, parmi les quelques chanceux présents ce jour là. J’ai sympathisé avec elle car elle chantait aussi fort, mais mieux, que Selah elle-même. Je me souviens l’avoir vanné du style : “Hey, c’est Selah Sue que je suis venu écouter, pas toi !”

Bref, après le live, j’ai invité Wild à venir féliciter Selah avec moi, elle était comme une folle vous pensez ! Une fois arrivé en loge, Wild n’a pas pu s’empêcher de chanter, et Selah, impressionnée, me dit : « Mais c’est avec elle que tu dois faire un groupe, non d’une frite ! »  (hey oui elle est Belge Selah). On avait la chance d’habiter la même région avec Wild, du coup à notre retour de Bruxelles, on s’est revu et voilà le résultat : aujourd’hui on est aussi colocs.

Alors vous préférez quelle version, vous? 🙂

Nous avons un point commun MAD et MKW, nous soutenons l’égalité et l’inclusion, pourquoi souhaitez-vous porter cette valeur ?

A travers ce projet en particulier, notre but est de véhiculer un message de liberté des femmes – de parole, d’agir, de rêver, de choisir, quel que soit le statut social, genre, orientation sexuelle. Bref, l’expression de soi sans tabou.

(Wild) Étant une femme sans être une féministe extrême, je trouve ça encore aberrant de voir les conditions et statuts des femmes dans certaines sociétés. Malgré ça on ne veut pas véhiculer de messages négatifs ou haineux. C’est un chemin vers l’émancipation de chacun, la liberté de ne pas suivre les codes et les idées reçues que nous devrions adopter. On est tous un peu prisonniers du système, à un certain degré, mais il ne tient qu’à nous de voir avec de nouveaux yeux, d’aspirer à une réelle ouverture d’esprit, de compassion, d’empathie envers les autres, femmes et hommes.

Le conformisme ne fait pas le bonheur (de tout le monde), non ? Alors pourquoi reproduire des schémas qui n’ont d’old school que le nom (puisqu’encore actuels)? Femme n’est pas un statut, c’est un genre qui peut comme l’homme être autonome, sans être marginale. Une femme a le droit et doit s’exprimer librement, toucher les autres à travers ses mots, à travers ses mains, sa voix, ses toiles, son corps, à travers la folie et la sensibilité qu’elle met dans sa création.

Le côté MAD souligne également qu’une femme considérée en marge de la société est rapidement catégorisée – de hippie, de droguée, de femme facile, de ratée, de vieille fille, de carriériste, de folle etc. Alors que c’est magnifique d’embrasser sa propre folie. La vie/l’art sans madness serait ennuyant à mourir, non?

On tenait à ce que ce morceau fasse passer des good vibes, dans une optique d’évolution et d’une volonté positive, sans animosité envers la gente masculine. 🙂

“MKW, l’odyssée des cœurs sauvages”, KESAKO ? 

A travers le côté sauvage et candide, on souhaite partager l’idée de la liberté de découvrir qui on est, et choisir d’évoluer dans la direction qui nous plait, sans l’influence – voire le formatage – dans lesquels on baigne depuis tout gamin. On aime partager cette idée que voir la vie à travers des yeux d’enfant peut paraître naïf mais c’est aussi plus coloré, sincère et spontané. Singularité assumée.

Le cœur, c’est ce qui nous a fait quitter nos jobs, croire en notre projet, notre passion, même si auprès de nos familles, nos amis, ou nos collègues de travail, ce choix pouvait paraître irresponsable. Pour nous, suivre son instinct c’est comme suivre son cœur, pour un seul et même but: se sentir vivant. Voilà notre symbolique d’un cœur sauvage. Et nous, ce qu’on souhaite le plus, c’est d’embarquer nos auditeurs dans ce voyage, l’odyssée vers la liberté.

Partager nos morceaux c’est une façon de s’exprimer et toucher les autres. Selon nos moods et notre inspiration, on met l’accent plutôt sur des sentiments, des idées, ou des convictions.

Dans la lignée du morceau MAD, on véhicule une sexualité assumée avec “Sticky Fingers”. “Bad Liar” ou “Oh Man” évoquent le manque et l’addiction (libre à chacun d’interpréter de quelle addiction il s’agit). Notre morceau “Acid Rain” est écologiquement engagé et dénonce à travers la métaphore des pluies acides que l’homme boit son propre poison – morceau bientôt disponible sur toutes les plateformes (petite pub en scred). Tout ça dans une atmosphère chill 🙂

Pouvez-vous nous parler un peu de la scène niçoise ?

Dans la région il y a beaucoup de groupes de covers, dans tous les styles, et certains sont extrêmement talentueux ! Tout ce petit monde prend pas mal de place au final, car il y a plus d’offre que de demande, et il est difficile pour les groupes qui souhaitent apporter de la nouveauté d’être réellement mis en avant. La scène locale commence à se débloquer grâce aux démarches de Panda Event (Crossover), les associations comme Le Local à Cannes, ou encore le nouveau festival La Crème Festival à Villefranche-sur-Mer, qui a connu sa première édition cet été et favorise les groupes locaux pour les premières parties.

Cela dit, il y tout de même quelques artistes au rayonnement (inter)national qui viennent de chez nous, je pense notamment à Nekfeu, M83, The Avener, Møme ou encore Hyphen Hyphen !

(Mason) Si je devais parier sur un nom, ce serait “Le Môme”, un rappeur Niçois, que l’on a connu aux Nuits de Vence, ce jeune est à surveiller de près ! On joue d’ailleurs avec lui à la Maison de l’Étudiant à Nice ce jeudi 🙂

On a hâte d’écouter encore plus de titres, quels sont vos futurs projets ?

On vient de sortir notre morceau MAD sur les plateformes de musique (Spotify, Deezer, Apple Music, etc…), on prévoit de vous sortir notre morceau Acid Rain avec un clip pro fin Octobre! S’en suivra un EP, mais pour ça on a besoin d’un maximum d’écoutes ! Notre plus grand dilemme maintenant c’est de sélectionner parmi nos morceaux quels titres on va vous partager! A très vite 🙂

Lydie Hacquet, photographe d’émotion

LydieHacquetLydie Hacquet, dont tu peux trouver toutes ses photographies sur https://www.histoiresdl.com/ se présente et t’invite à comprendre sa vision de la photographie et de la transmission d’émotions. Elle présente également ses 2 oeuvres préférées et son projet futur.

Peux-tu te présenter en quelques mots s’il te plait ?
Moi? Je vis à Paris, ma ville de naissance, et ma source d’inspiration mais pas que! J’ai aussi vécu à l’étranger, à Austin Texas pendant quelques années et cela m’a ouvert à d’autres réalités, d’autres espaces, d’autres cultures. Je me ressource au bord de la mer: Normandie, méditerranée, les extrêmes encore! Cela fait de moi une espèce de chat de gouttière, qui adore errer entre grands espaces vides et villes, fourmillement ou agitation et épure et sérénité. Publicitaire, communicante invétérée, j’ai toujours cherché à faire ressentir des émotions dans les campagnes que j’ai eues la chance de diriger. Depuis toujours, je suis passionnée de photographie, j’ai eu la chance de travailler avec les plus grands, ça aide!

Pourquoi as-tu souhaité passer de la communication à la photographie ?
Le geste photographique, dans son acceptation totale (photo documentaire, artistique, publicitaire, journalistique, etc…) c’est de la communication! sauf qu’elle ne formalise pas avec des mots.  La communication aujourd’hui (pour une institution, pour une marque, pour les politiques) est souvent trop bavarde, elle cherche désespérément à expliquer, à prouver, à orienter avec des mots, des tournures choc, des slogans. Nous sommes des êtres émotionnels avant tout. Les neurosciences le prouvent. Le cerveau cherche toujours à se faire plaisir. Et pour cela, l’émotion ressentie prend toujours le dessus sur le rationnel d’un discours. Doisneau, Mayer, Les élèves de l’école de Chicago, tous l’avaient bien compris. Je n’ai pas totalement quitté la communication. J’ai simplement évolué avec cette idée simple: Une image photographique en dit plus que tous les longs discours.

Si tu devais nous parler d’une photo, laquelle serait-elle ?
Pfffffff! difficile! je peux en prendre 2? En premier, je garderai cette photo de Helen Levitt prise aux alentour de 1930 dans les quartiers défavorisés de New York. C’est une photo d’enfants qui jouent, qui rient, qui bravent les interdits et qui défient le monde. Cette photo éminemment sociale, parle de joie malgré tout, de vie. J’aime le travail de cette femme qui, très tôt, a mêlé expression artistique avec photo du quotidien. Elle a une esthétique qui me touche et il s’en dégage une énergie incroyable.
Je choisirai ensuite celle de Charlotte Rampling par Helmutt Newton dans la salle des toréadors à l’hôtel Nord Pinus à Arles. J’aime la force de cette image. Cette femme mince, nue, dans ce décors sombre et chargé crée un contraste saisissant. A première vue on pourrait la penser vulnérable, mais sa fragilité n’est que dans notre regard. Son regard, sa posture disent tout l’inverse. Elle est libre avant tout! C’était les années 70 (en 73 je crois) et les femmes prenaient possession de leur corps, la liberté d’être nue dans ce lieu chargé de symboles c’est un tabou que l’artiste lève. Aujourd’hui, cette photo ne serait sans doute plus possible sans lever un débat. L’émotion du photographe qui transgresse les codes, celle du mannequin qui défie l’objectif, un uppercut en pleine tête!

Tu te décris comme photographe de l’émotion, que cela signifie-t-il pour toi ?
Comme je le disais tout à l’heure, l’Homme est à la base un être d’émotions, il est devenu rationnel! Personnellement, je suis très sensible aux ressentis, aux impressions premières, aux énergies dégagées par des lieux, des gens. C’est irrationnel, c’est émotionnel! Et je sais que je ne suis pas la seule, pourtant….. 

Je constate que dans les entreprises tout devient rationnel, programmé, logique, dans la vie perso c’est pareil, il y a de moins en moins de place pour l’émerveillement, la surprise. Tout va trop vite, on court après quoi? L’émotion n’a plus sa place et l’homme doit rentrer dans une case, il est soumis aux algorithmes qui l’aliène et le dirigent. Je veux que ceux qui regardent mes images se disent, “tient, et si je m’arrêtais quelques secondes de courir pour voir et ressentir, pour être surpris par une jolie lumière, un geste tendre, un incongru dans la ville?”. Ça embellit la journée et ça nous reconnecte à notre condition humaine.

Quelle est ta démarche artistique ? Ton processus de photographie ?
J’ai tout le temps sur moi au moins un appareil, c’est devenu un doudou, une extension de moi. J’ai cette capacité à voir les petites choses incongrues que la vie nous propose et le geste photographique est pour moi comme un instant fugitif qui dure, c’est une méditation. Que ce soit en ville ou lorsque je suis dans la nature, avec des inconnus ou des gens que j’aime, je capte l’instant et je ressens son énergie. La technique passe au second plan, l’émotion est pour moi le plus important. Un pas à gauche, à droite, plus près, rentrer dans l’histoire qui se déroule devant moi, ressentir l’énergie, c’est mon moteur. Parfois je pars en quête d’une image bien précise et je reviens avec tout à fait autre chose. Mes séries se construisent au fil du temps, des découvertes, des moments, il y a rarement préméditation.

Quels sont tes futurs projets ?
J’ai une série que j’ai commencée et, je l’espère sera l’occasion d’une exposition sur les villages de vacances des années 60/70. j’ai découvert lors de mes vacances un endroit incroyable avec des maisons bulles. Ce moment de découverte a été une parenthèse, et un choc esthétique fort. C’est beau, c’est totalement incongru, on se croirait dans un film…à suivre 😉

 

 

 

 

Krauss, un Dj strasbourgeois qui te fait saigner les oreilles!

KraussKrauss, un Dj strasbourgeois qui souhaite juste te faire vivre une grosse soirée grâce à ses sons indés lourds. Il te raconte sa vision de la scène strasbourgeoise qui est en pleine effervescence, son collectif Frequencies et le plus important : son style !

Salut Krauss, que dis-tu de commencer par te présenter en quelques mots?
Salut, je suis Krauss, ou Jakob pour les intimes, je viens de Strasbourg, j’ai 24 ans et ca fait bientôt 10 ans que je fais du son. J’aime la randonnée, l’ananas, les jeux vidéo, la bière et les raves.

Comment as-tu commencé la musique et qu’est-ce qui t’as mené sur le chemin de la Techno Industrielle ?
J’adorais le Metal quand j’étais gosse, j’ai essayé la guitare, j’y arrivais pas, pas assez de doigts pour toutes les touches. Vers fin collège, j’écoutais des vieux remix electro trash éclatés (Dimitry G et autres bêtises). Puis début lycée j’ai commencé à écouter de la musique électronique, genre dubstep, drum and bass etc … et ca m’a fait kiffer, dès le premier concert que j’ai pu voir, j’ai eu envie de balancer de la violence sonore et je me suis mis à faire du son. 

Puis au fil des années, j’ai découvert les raves, les free, et les musiques qui vont avec: techno et tekno. J’ai abandonné la dubstep et je me suis mis à la minimale, à la techno, au hardcore, crossbreed … pour enfin arriver à une techno sombre et bien violente, qu’on peut qualifier d’industrielle.

Tu te définis comme un “artilleur”, qu’entends-tu pas cela ?
Pour plusieurs raisons, la première c’est que quand t’es en concert, les sons qui te marquent, c’est ceux qui te surprennent, qui te choquent, quelques missiles après une mélodie mélancolique aggressive, ya rien de mieux. Et c’est exactement ce genre de son que je m’efforce de proposer.

Sinon, quand je joue en live, je vois mes différents morceaux, boucles de batterie, synthés etc… comme des cartouches, des ogives, chaque partie à son effet, mais n’est utilisable qu’une fois. 

C’est un peu ma façon de voir la musique.

Peux-tu nous parler de ton collectif Frequencies ?
Non, enfin si, mais … c’est pas trop ca en ce moment on a un petit coup de mou. 

On a lancé ce collectif avec 3 potes, Philotechnos, Paradoxal Gradient et Kod, de manière à pouvoir organiser des soirées, et avoir des dates. Ca marchait plutôt bien, mais chacun a eu ses projets et ses envies et au final plus personne ne prend le temps. 

Mais Frequencies n’est pas mort pour autant, disons qu’on hiberne pour le moment.

Un mot sur la scène strasbourgeoise ?L
a scène strasbourgeoise, c’est un vivier, tout les jours t’as des nouveaux artistes qui débarquent, c’est un environnement qui bouge beaucoup. Au début ca me faisait chier, je me disais que c’était de la concurrence. Mais en fait pas du tout, tu fais plein de rencontres, tu te remet en question, t’apprends des autres tout en transmettant tes bails. C’est grave cool en vrai, et puis c’est une communauté assez proche, finalement a une ou deux relation de distance, tu connais tout le monde.

As-tu un projet futur que tu voudrais réaliser et dont tu souhaiterais parler?
J’ai plein d’idées tout le temps, pas forcément en rapport avec la musique, du coup j’suis jamais vraiment focalisé sur un seul truc. 

Mais je kifferais bien organiser des lives dans des endroits inédits, faire des vidéos et transmettre ca sur le net. Et aussi enregistrer mes dernières sonorités, depuis le temps qu’il faut que je le fasse.

Journey of adventure and photography: Fourscape!

Fourscape, a collective of adventure seekers with a multidisciplinary background in photography and sound, will be with us during our MAD Sessions. If you want to know more about who they are, read on.
First of all, how did you come up and choose the name Fourscape?
Fourscape is a team of four people who escaped the city searching for a new photographic experience; it didn’t stop there, it became a quest for adventure. Hence, the name Fourscape comes from our own experience that started collectively years ago whilst the team grew.
Tell us more about yourselves
We’re each talented in different domains. What brings us together is our passion for photography and adventure.
Salim has a background in environmental engineering and research but is mad about photography and art.
Walid is a freelance photographer with a background in research and urban issues.
Elie is a photographer , DJ and a Bartender with a background in business and marketing
Mahdi is a designer as well as a professional bartender and musician.
You’re adventure seekers, where is your favorite spot in Lebanon to go wild?
Wherever we can escape the pollution and find beautiful skies and landscapes, we will be there!
How can you describe the journey of stargazing and night-sky photography?
It’s a mesmerizing and fulfilling experience.
We never get enough of it!
You’re soon launching a MAD Experience, give us a preview on what to expect.
As a team, we have already developed and prepared our collective skills to introduce amateur and professional photographers to the world of night photography, more specifically in relation to star-gazing and astro-landscape imaging. Along with MAD, we’re looking forward to introduce an unforgettable teaching experience. People who join this one night session will have the opportunity to learn basic astro photographic skills, sleep in a breathtaking location (to be confirmed accordingly), and have some yummy food!
Now on a less formal note, do you guys get along or do you have your clashes?
We definitely have our clashes about making the best of the Fourscape team
If you could be one food, what would it be?

Elie: Olive

Mahdi: Fatte b Laban

Salim: Mjaddara

Walid: Bourghol
How MAD are you?
Just wait for it and you’ll see!

Meet the electro-visual duo you’re going to fall for!

For our MAD Sessions in Beirut, we’re introducing you to local talents daynone and Firas Haidar. These MAD talents will stun you all night with an infusion of electronic music and visual representations to along with it. Let’s meet them below!
Both of you have full time jobs, so what do you currently do?

Daynone: I work as an iOS engineer at Anghami and make my music on the side. Working at a music-related tech company helps me even further think about what the possibilities of music mixed with technology are.

Firas: I have been lucky enough to find enough success as a freelance photographer and videographer.

How and when did you first begin working together to create this musical, visual journey? 

Firas: We’ve been really close friends since our first year of university, when we both met as engineering students but found out about each other’s passion for the arts. As aspiring artists at the time, it was easy for us to imagine how a musician and a filmmaker can collaborate. It’s just been a lot of fun and experimentation since then, as our first collaboration came when I helped Samir create visual content for Dis/covered back in 2017.

So, we’ve heard about SYD… Who and what is SYD? Why SYD?

Firas: SYD is an interactive music visualization tool that mainly controls videos in real-time based on the frequency, tempo, and beat of the music. We first conceptualized a very early version of this program with our close friends, Joseph and Ziad, as a final project for our audio engineering course; then continued improving it together after we graduated. We named it SYD because we needed a name and thought of Pink Floyd’s Syd Barret.

Explain more about the link between what you’ve studied in university and how you managed to bring it into what you’re doing now. 

Both: If we’re talking about SYD, then we don’t think we would’ve been able to come up with this concept and bring it to life had we not studied engineering. Samir has known how to program software since high school, but taking an audio engineering course really helped us figure out how to use music and the different parameters of sound to manipulate video.

If you could be one song, what song would you choose?
Daynone: I would choose to be LCD Soundsystem’s Dance Yrself Clean. Have a long but well-rounded build-up that’s still enjoyable as a separate entity, and then eventually come in with the main beat and melody, the “oh that’s what he’s been building towards” moment. Honestly, anything’s better than being a song that’s characterized by just one good drop.

Firas: This question is evil, but if I absolutely had to, then Pyramids (Frank Ocean), No Church In The Wild (Kanye West and Jay Z), Loud Places (Jamie xx), and Starman (David Bowie) are the first songs that come to mind. I know you only asked for one but this is my compromise.

And if you could be one movie, what movie would you choose?

Daynone: Hmm.. Scott Pilgrim vs the World maybe? The aesthetics and surrealism of that world are just very appealing to me. I could do without the cold though.

Firas: Evil. But maybe Spirited Away (Hayao Miyazaki), Blade Runner 2049 (Dennis Villeneuve), Her (Spike Jonze), What We Do In The Shadows (Taika Waititi), Mad Max: Fury Road (George Miller). Different moods, different movies. I really can’t choose one.

Who are the people that inspire what you do? 

Daynone: Nicolas Jaar, Four Tet, Brian Eno, Jon Hopkins, Lou Reed, Kanye West, James Murphy.

Firas: The artists I have mentioned above are direct influences on who I want to become. I would also add Donald Glover, Tyler, The Creator, Paul Thomas Anderson, David Lynch, Nicholas Winding Refn, Vince Gilligan, Cary Fukunaga, Brockhampton, and many others. 

I think there are so many people out there to draw influence and learn from. If I were to focus more on local artists who have influenced me, I’d name my partner, Nour Annan, my short film’s producer, Tariq Keblaoui as well as playwright, director and university professor Sahar Assaf.

What should people expect on July 31st?
Both: We will be delivering exactly what we promised: good music manipulating good visuals in an interesting way. If the crowd enjoys that, then we will all be sharing a memorable audiovisual experience together.

How MAD are you?

“moderately” 

Qui sont les artistes MADly Blue sélectionnés pour Nuit Bleue?

La Talent Hunt Nuit Bleue vient de s’achever, c’est donc le moment de révéler les artistes qui exposeront le Samedi 5 Octobre prochain à notre Nuit Bleue qui aura lieu à l’Espace Marais à Paris!
Les 17 artistes finalistes sélectionnés pour la seconde édition de Nuit Bleue auront l’opportunité de mettre en lumière leurs oeuvres lors d’un vernissage qui se tiendra le Samedi 5 Octobre au sein de l’Espace Marais, dans le 3eme arrondissement de Paris.
A l’issue de cette soirée dont Bombay Sapphire est le fournisseur officiel, le jury exceptionnel composé de Théo Gosselin, Louis Dazy et Romain Costa, désignera le talent le plus prometteur qui remportera la somme de 1 500 € pour mener à bien ses futurs projets artistiques.

Sans plus attendre, voici les artistes sélectionnés pour Nuit Bleue :

Gaëlle Cueff, Sabine Raymond, Chloé Ruchon, Rosemary Chatin Yeoward, Véronique Gérard, Etienne Grenier, Maison Bernie, LUXVictor Madelaine, Virginie  Rose, Juan Del’OMaude Reduron, Artiste Ouvrier, Alexis Dresco, Gilles Quéré, Adeline Spengler et Dubois.

L’artiste MADly Blue sera révélé(e) à l’issue de la Nuit Bleue du Samedi 5 Octobre à l’Espace Marais, de 19h à 23h, au 5bis rue de Beauce, 75003 Paris.

De la Chorale de Gospel au Folk-Rock, découvrez la richesse de l’univers de V’Nuss

V’Nuss, nouveau talent MAD nous emporte dans un univers folk, rock et blues avec une voix digne des divas des 80’s de l’outre-atlantique.
Son style puissant, rock, affirmé, reste cependant éclectique. V’Nuss est une vraie touche à tout et ne se limite à pas un genre pour se définir en tant qu’artiste.
Découvre son histoire et ses projets pour l’avenir.

Commençons par une présentation en quelques phrases
Hello, je m’appelle V’Nuss, artiste chanteuse auteur/interprète. Mon style de prédilection actuel est la Folk Rock tout en restant éclectique car  je reste ouverte aux autres styles musicaux . Forte de mes expériences au sein de différentes formations musicales, j’ai décidée de prendre mon envol et partir en solo.

Quand as-tu commencé la musique ? As-tu fait une école ou un conservatoire?
Je crois que la musique a toujours fait parti intégrante de moi, c’est dès l’âge de 8 ans que s’est réveillé ma vocation. J’ai commencé par le choeur Gospel de ma ville qui a été formateur et m’a permis d’acquérir les bases pour ensuite m’intéresser à la scène.
Arrivée à l’adolescence, je savais que je voulais en faire mon métier. De ce fait, chaque scène à été une étape dans ce processus.

Quelles sont tes influences majeures?
Etant une enfant des îles, j’ai baigné et ai été influencée par une culture musicale très vaste. Au départ, très urbain et caribéen (Hip Hop, zouk..) pour aujourd’hui aller vers des univers plus rock (Pop Rock , Blues) voir Soul.

Quel est ton processus de création et quel message essaies-tu de faire passer?
J’ai la chance de pouvoir côtoyer divers compositeurs ou beatmakers qui me proposent régulièrement leurs créations. En général, je m’inspire de ces musiques et de mon quotidien pour créer.

Peux-tu nous parler un peu de ton nouvel album “So far From the Mirror” de son histoire?
Ce premier album dont je suis uniquement interprète est issu d’une rencontre avec le groupe Nantais “Coloma & The K” et plus particulièrement son leader Bernard Coloma. Ce dernier m’a sollicité pour une collaboration. Nous avons donc mis en place ensemble cet album dont les textes et la musique ont été entièrement écrits et composés par Bernard et son équipe. “So Far From The Mirror” est composé de 12 titres dans un style Folk Rock Hybride d’influence 70’s,  avec quelques sonorités Pop ou Blues – le tout agrémenté par ma couleur vocale plutôt Soul.

Que penses-tu de la scène musicale actuelle? Comment la perçois-tu?Pour ma part, je parlerai essentiellement de la scène émergente que je côtoie au quotidien. Il existe un réel vivier très talentueux et bien sûr pour sortir du lot, il faut redoubler d’effort et de créativité. Malgré tout, on y fait des rencontres riches et intéressantes qui ne demandent qu’à se faire connaître du grand public.

Quels sont tes projets pour l’avenir?
Concernant l’avenir proche, mes efforts portent sur la promotion de ce premier album ainsi que les différents clips qui l’accompagnent. 

En parallèle, je travaille actuellement sur différents projets qui devraient voir le jour sous peu (featuring et single en solo).

La suite logique est la préparation d’un prochain album dont le processus de création est déjà en cours.

Durev : du rap à la pop urbaine!

Durev, instrumentiste qui a baigné depuis son enfance dans la musique, vient de passer du rap à la pop urbaine. Il a également, comme MAD, souhaité aider des artistes indépendants grâce à son label Le Bon Cru. Découvre son parcours et ce qu’il va te réserver prochainement !

Que dis-tu de te présenter et nous expliquer comment tu es rentré dans le monde de la musique?
Je suis originaire du sud de la France (Vaucluse) où j’y ai grandi avant de partir étudier le management du sport à Lyon puis à Marseille pour le Master. Je suis aujourd’hui basé sur Paris depuis 3 ans.
J’ai toujours été proche de la musique, avec un père pianiste et fou amoureux de musique. Il était donc naturel pour moi d’intégrer dès mon plus jeune âge le conservatoire de ma ville (Cavaillon) pour y étudier le solfège et commencer un instrument. Le saxophone étant trop gros pour moi à l‘époque, j’ai commencé par la clarinette pendant 4 ans avant de passer au saxophone alto que je joue depuis maintenant près de 15 ans. A côté de la pratique d’un instrument, j’ai commencé aux alentours de 10 ans à écrire des chansons. A 15 ans j’ai enregistré et sorti mes premiers morceaux de rap sous le nom de DLV. J’ai continué dans le rap pendant 10 ans avec 2 mixtapes toujours en ligne dont un son qui a atteint un demi million de vues. Il y a maintenant plus d’un an, j’ai eu envie de renouveler mon univers et m’éloigner du rap pour recommencer un projet plus travaillé avec une équipe de professionnels qui m’entoure.

Le premier clip de mon nouveau projet, Interlude, est disponible sur youtube. Durev

Tu as monté ton propre label “Le Bon Cru” n’est-ce pas ?
Peux-tu nous raconter un peu son histoire ou une anecdote sympa dessus?

En effet, j’ai monté en 2016 ma propre structure, qui est un label associatif. Tout a débuté avec la création d’un studio d’enregistrement chez un ami qui était destiné aux jeunes artistes pour leur permettre d’enregistrer leurs premières maquettes. On a ensuite eu l’idée de monter notre propre évènement rassemblant plusieurs disciplines artistiques (peinture, photographie – Graff – court métrage -rap & Electro) dans le but de mettre en lumière les artistes indépendants de notre région. L’évènement s’est déroulé à l’Akwaba près d’Avignon durant l’été 2017 et a rassemblé plus de 300 personnes.
Le studio de mon label « Le Bon Cru » a été déplacé par le suite sur Paris car je me suis installé là-bas pour des raisons professionnelles. Cette structure me permet aujourd’hui de m’auto-produire que ce soit au niveau de l’enregistrement des projets comme du tournage des clips vidéos.

Quels sont tes influences majeures dans la musique?
Elles sont très vastes et de tous genres musicaux. J’accorde beaucoup d’importance aux textes et aux mélodies envoûtantes.
Je vais vous faire ci-dessous une petite liste d’artistes et groupes qui ont marqué des moments de ma vie et vous allez voir que ça part un peu dans tous les sens:
Oxmo puccini, Lunatic, J.cole – Eminem -IAM – La Fonky Family  – Lunatic – Nekfeu – Lomepal – Dennis Lloyd – Asaf Avidan – G-Easy – Ibrahim maalouf – Jorja Smith -Norah Jones – Russ -Youssoupha, Sade, Jessie Reyez, Damien Saez et j’en oublie encore beaucoup mais il fallait bien m’arrêter au bout d’un moment…

Que penses-tu de l’industrie musicale aujourd’hui et de la scène dans laquelle tu évolues?
Avec l’essor des nouveaux modes de consommation de la musique, notamment avec youtube et le streaming, n’importe qui peut sortir un projet aujourd’hui. Les studios sont de plus en plus accessibles et les logiciels nous permettent de produire des musiques de qualité sans avoir à bouger de chez soi.
De ce fait, on retrouve une plus grande diversité de genre musicaux et il y a forcément du bon comme du moins bon. Mais je trouve ça assez bien d’avoir plus de choix car qui ne tente rien n’a rien et j’aime l’idée qu’un simple titre produit en indé devienne un tube et détrône les artistes signés dans les majors. Il est toutefois de plus en plus difficile de vivre de sa musique si on est pas signé en major malheureusement.
En ce qui concerne l’industrie musicale dite « commerciale » je trouve que les principales radios ne prennent pas assez de risques dans le choix des artistes qu’ils diffusent sur leurs antennes. On retrouve toujours les mêmes et c’est dommage car il y a beaucoup de talents qui mériteraient plus de visibilité.
Je n’ai pas encore la chance de faire pleinement parti de l’industrie car je ne vis pas exclusivement de ma musique. Donc le jour où j’y arrive, on en reparlera ensemble et je vous exprimerai mon point de vue.

Quels sont tes projets pour l’avenir?
Je suis reparti de 0 avec ce nouveau nom /projet. Le but étant de revenir avec un projet assez professionnel pour toucher un maximum de monde et ainsi être relayé par des médias influents.
J’ai déjà trois sons produits avec un producteur reconnu qui a travaillé avec de nombreux artistes. Ces musiques vont être clipées prochainement. En plus de cela j’ai une dizaine de maquettes que j’ai pour la plupart auto produites et qui vont être retravaillées avant d’être sorties.
A part si tu es très célèbre, les personnes n’ont plus le temps d’écouter un album entier donc je préfère me consacrer pour l’instant sur des titres forts pour me faire connaître du grand public. Je penserai à l’EP puis à l’album après avoir sorti 3 clips de qualité pro.

Vous pourrez retrouver le prochain clip dès maintenant donc en attendant restez connecté et rejoignez-moi sur les réseaux 😉

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Elio, il y a plus d’une manière de devenir humoriste!

Elio humoriste entrepreneur a fondé son propre comedy show sur Paris. Découvre comment il a réussi à accomplir son rêve d’enfance.

Salut Elio, que dis-tu de commencer par te présenter en quelques mots?
Comme tu l’as si bien dit, moi c’est Elio, et non pas Eliott comme souvent on a l’habitude de me faire la remarque ahah. J’ai 23 ans. Je suis d’origine franco libanaise et j’ai débuté le stand-up il y a tout juste 3 mois.
Lorsqu’on s’est rencontré, tu nous as dit que tu venais d’école de commerce.

Comment as-tu fait la transition jusqu’au Stand-Up ? Et comment as-tu connu le Stand-Up?
En école primaire en participant à la pièce de théâtre annuelle pour la présenter à la fin à nos parents. Ça m’amusait beaucoup de jouer des rôles mais je ne connaissais pas encore le stand-up.
Arrivé au collège, je commençais à regarder plusieurs one man/woman show avec mes cousines. Je rêvais de faire comme eux. On essayait de reproduire les sketchs vus à la télé devant nos parents. On leur disait “si on arrive à vous faire rire, on peut rester encore un peu plus”.
C’était à un spectacle de fin d’année en seconde au lycée que j’ai eu le déclic. On m’a proposé de jouer un second rôle pendant un sketch dans un centre culturel, la salle était pleine, environ 250 personnes. Les premiers mots étaient compliqués, une voix d’adolescent prépubère et un stress énorme.. Arrive la fin du sketch, et quand tu vois des personnes applaudir avec le sourire, tu as une sensation et une voix en toi qui te dit “mais oui c’est ça, c’est ce que je veux faire plus tard”. Tu es sur un petit nuage, et là, tu es rattrapé par la réalité de la vie..
Depuis le collège, le stand-up est dans un coin de ma tête mais ce n’était pas en adéquation avec l’éducation à la libanaise qui prône énormément les études et les diplômes. J’ai donc suivi ce chemin des études supérieures en faisant une école de commerce tout en gardant le stand-up en tête.
Après différentes expériences, je n’arrivais plus à supporter le train de vie “métro boulot dodo”. Je me suis dit “Elio tu as 23 ans, c’est le moment ou jamais”. Aujourd’hui, en 2019, avec la place des réseaux sociaux dans notre société, il y a énormément d’humoristes et de comédiens, il faut se différencier. Il faut mettre en place des stratégies de communication, en considérant différentes approches marketing et surtout avoir un sens de l’observation et de l’analyse : ce que j’ai appris dans mes études et dans le monde professionnel.

Aurais-tu quelques noms de comédiens et artistes qui ont influencé ton écriture et ta performance?
Vous. Vous êtes tous des artistes sur cette planète. Tous, une source d’inspiration pour n’importe quel humoriste.
Charlie Chaplin pour sa capacité à pouvoir faire rire sans parler. Gad Elmaleh et Jamel Debbouze pour leur présence scénique et leur jeu d’acteur.
Thomas Ngijol, Fary, Jason Brokers, Haroun, Roman Frayssinet, Camille Lellouche, Nadia Roz, Nawell Madani, Blanche Gardin, Shirley Souagnon.. 

Honnêtement je pourrais en citer tellement d’autres.
Il y a aussi d’autres artistes qui ne sont pas des humoristes, mais qui sont source d’inspiration pour leur écriture : Nekfeu et Youssoupha. La nouvelle génération qui arrive, ceux que j’ai eu l’occasion de rencontrer et avec qui j’ai partagé des scènes ouvertes promettent un bel avenir au stand-up. Et là aussi, je pourrais t’en citer énormément.
C’est pourquoi je vous invite tous à venir voir les scènes ouvertes, les nouveaux plateaux qui se développent, des futurs grands noms du stand-up sont en train d’éclore.

Niveau humour, t’es plutôt Pierre Desproges ou Jean-Marie Bigard?
Alors deux grands monsieurs, avec de très belles carrières dans ce milieu là. Deux artistes qui prônent chacun un humour plus ou moins différent. Un humour assez noir avec une plume particulière pour le premier et le deuxième un humour plus tranchant et très direct.
Je pense que je me rapproche un peu plus de Desproges (bien que l’égaler n’est pas possible), avec de temps en temps une Bigard touch, un message est clair et on se rappellera de vous.

Tu nous as aussi parlé du Pigalle Comedy Show qui est une initiative que tu as commencé il y a peu.

Peux-tu nous en parler plus en détail ?
Un mois après avoir commencé le stand-up, j’ai remarqué qu’à Paris de plus en plus de Comedy Clubs se développent et j’ai tout simplement voulu avoir mon plateau. C’est une manière pour moi d’entrer dans ce milieu par une autre porte. Le concept est d’inviter 6 à 8 humoristes (de débutants, confirmés à professionnels). Pendant 1h environ, on se succède et on essaye de vous faire rire un maximum.
Le petit plus que j’ai voulu rajouter, c’est qu’au Pigalle Comedy Show, l’artiste est au milieu du public et non pas devant. Cela permet de créer une vraie proximité et c’est un sacré exercice pour les humoristes. Le plateau est souvent suivi d’un aftershow (dédicace aux after-works d’entreprise). Nous sommes en train de penser à d’autres activités que l’on mettra en place à la rentrée.

Quels sont tes projets pour l’avenir?
Des projets tu peux en avoir des millions, des idées, tu en as tellement qui te traversent l’esprit en une journée. 

Mais le plus important selon moi c’est de se fixer des objectifs et de les atteindre. 

Du coup, oui j’ai des projets pour l’avenir, mais là je me concentre sur mes objectifs. 

Une fois que j’en ai atteint un, je mets en place le projet qui est lié, et ainsi de suite.

Mais je peux déjà te dire que nous sommes en train de travailler sur la dixième édition du Pigalle Comedy Show, un projet avec lequel je compte marquer le coup. (Petite dédicace à Anne qui m’aide pour ce plateau et à Jenny qui s’occupe de la communication). 

Getting MAD in Beirut this summer!

Summer In Lebanon
Summer has knocked on Lebanese doors way sooner than intended this year, with high temperatures kicking in since mid April. For some people, this news does not mean anything. For others, it means something great: More. Summer. Events.

Lebanon is known for its highly acclaimed nightlife, which is not only centered in the capital Beirut but is highly eminent all throughout different areas as well; from beach parties in the south to rooftop sessions in the north, the Lebanese do not hold back when it comes to mixing talent and fun.

What About MAD?
With our growing repertoire of artists in Music, Arts and Design, we have decided to jump on the party wagon and make the best of the Lebanese summer in our MAD way.

If you’re already a part of the MAD community, get ready; if you’re not, sign up! You don’t want to miss this!

MAD Sessions: What Are They?
Growing on the name, MAD, the sessions will host artists from different categories for one night full of music, art, design and most importantly, fun. These independent events will be hosted in different locations with a new set of artists each time.

And What To Expect?
Sessions will hopefully be held at least once every couple of months, with the first kicking off sooner than you’d think! Care to take a guess as to when we’re hosting our FIRST MAD Session?

As a community, our biggest aims are to support artists through their journeys as well as create a unison of support between all artists. In brief, we not only want to bring these artists together for the people, we want them to grow together.

The concept of mixing different types of art in one event puts the focus on not only one type of art, but many, therefore allowing attendees to explore new artists during each event.

Missed one? There will always be another.