December 2017

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Nella Fauve : une artiste peintre d’origine tchèque influencée par le fauvisme devenue montmartroise d’adoption

Nella Fauve InterviewPeux-tu présenter à notre communauté de MADers d’où tu viens, ton parcours et ce qui t’a amenée à devenir artiste peintre sous le nom de NELLA FAUVE ?

Aussi longtemps que je me souvienne, l’art a toujours fait partie de ma vie. J’avais 9 ans lorsque j´ai montré mon travail pour la première fois dans l’exposition collective d’une école d’art pour les enfants. C’est à ce moment-là que je suis tombée amoureuse du monde artistique, et où mon activité extra-scolaire s’est transformée en cette passion qui m’accompagnera toute ma vie. À 15 ans j’ai intégré le Lycée des Beaux-Arts et de Design de Prague, la capitale de la République tchèque où j’ai passé les 22 premières années de ma vie. Ensuite, j’ai continué mes études d’art à l’université de Charles de Prague.
Après 3 ans dans cette faculté, j’ai commencé à voyager, j’ai rencontré le grand amour, un musicien, avec qui je me suis installée à Paris, dans le quartier de Montmartre. Vivre sur la butte était mon rêve d’enfant, depuis que je l’avais visitée à l’âge de 6 ans.
Avant de m’installer à Paris, je manquais d’inspiration et je savais que je n’allais la retrouver qu’à Montmartre. La première année était difficile mais ce fut tout de même une belle expérience, une vraie vie de bohème et cela m’a permis de puiser de nouvelles énergies pour m’inspirer. Un nouveau style a commencé à émerger dans ma peinture et je sentais que ceci deviendrait une période marquante de mon œuvre. C’était tout de même compliqué dans ces conditions d’exercer mon métier et j’ai finalement été ravie de trouver un endroit où construire une vraie vie aux Abbesses.

As-tu des références artistiques majeures ? Quelles sont tes sources d’inspiration ?

Dans ma technique, je m’inspire de l’expressionnisme. Je travaille avec des peintures acryliques qui ont aidé, avec leur apparition et leur nouvelle possibilité créatrice, à inventer ce nouveau style dans la première moitié du XXe siècle. La peinture au couteau, qui est ma technique principale, est aussi très utilisée dans ce style.
Au niveau de ma palette, je suis clairement inspirée par le fauvisme, mais aussi par l’Art nouveau.
Des influences directes des grands maîtres comme Henri Matisse, Gustav Klimt, Amedeo Modigliani, Paul Gauguin, Henri Manguin, le groupe Die Brücke ou bien certaines périodes de Picasso sont également décelables dans mes peintures.

Tu parles d’énergie féminine et de désexualisation du nu féminin dans ton travail… Peux-tu nous en dire plus sur ce que tu cherches à exprimer à travers tes tableaux ?

Je trouve que le sujet de nu féminin dans l’histoire de l’art, notamment dans l’art moderne et même contemporain, est assez monotone. La femme nue est toujours symbole de sexe, de sensualité, de maternité, d’amour, de tentation, de prostitution, de péché. Je cherche à montrer des valeurs supérieures à celles-ci, plus ésotériques qu’érotiques, plus vraies et au final plus intimes même. Je transforme les proportions corporelles, je peins avec des couleurs primaires et contrastées pour me débarrasser de l’idée de couleur de peau. Je veux montrer une femme à la fois simple et complexe, avec son énergie pure et claire, son énergie agressive ou calme, douce ou violente. Je veux dépasser le concept traditionnel de nu féminin et l’amener à un autre niveau.

Peux-tu nous parler de tes prochains projets artistiques ?

Je viens de terminer mon book d’artiste 2017 qui est disponible sur commande sur mon site www.nellafauve.art. Concernant l’année 2018, j’ai déjà prévu des expositions et bien-sûr des performances artistiques avec mon collectif d’artistes La Petite Bête.
Je travaille aussi sur un projet à long terme qui me tient à cœur ; l’idée est d’élargir le concept de La Petite Bête, passer d’un collectif à une véritable association ayant pour but d’aider les artistes montmartrois et autres à développer leurs projets. Il ne s’agit pas seulement d’aider et de protéger des artistes grâce à cette association mais aussi de leur offrir la possibilité de créer dans un espace de travail dédié et équipé. Dans ce lieu se dérouleront également des événements artistiques, des concerts, des performances, des pièces de théâtre et des expositions, un nouveau Bateau-Lavoir en quelques sortes.
Montmartre conserve encore aujourd’hui une âme exceptionnelle, mais ce quartier n’est plus le centre artistique de Paris. Je veux aider à y insuffler à nouveau la magie de la Belle Époque.

Peux-tu nous parler de ton expérience de la communauté MAD et ce qui t’a amené à nous rejoindre ?

Un Talent Hunter m’a parlé de la communauté MAD et m’a proposé d’en faire partie. Je suis enthousiaste par rapport à tous les projets de la communauté MAD et je veux absolument être présente aux prochains événements et participer à son développement. Une plateforme qui met des artistes et des amoureux des arts en contact, qui donne la possibilité de se faire connaître, de trouver des financements pour leur projet est une excellente chose qui fait vivre l’art. Et au-delà du concept de MAD même, c’est aussi tous les individus qui font partie de cette communauté, des gens passionnés, motivés, amicaux et des personnes de soutien !

 

Klotilde : une humoriste châteauphile provocatrice attirée par la scène parisienne

Peux-tu présenter à notre communauté de MADers d’où tu viens et comment tu en es venue à devenir humoriste sous ton nom de scène Klotilde ? Il y a forcément quelque chose de grandiose qui a dû se produire en toi… on veut tout savoir !

Je suis attirée par la comédie et le théâtre depuis très jeune. Comme beaucoup d’enfants, mes parents ont eu l’immense privilège (ironie) d’assister à de nombreux spectacles de magie, danse, sketchs dans le jardin de la grand-mère pendant les vacances ! Mon premier vrai rôle était “Manon des sources” en primaire. Ce rôle me tenait à cœur. Je m’étais d’ailleurs exercée pendant des heures à jouer la bande originale à l’harmonica dans ma chambre. J’avais collé des gommettes de couleur pour me rappeler de l’endroit où je devais souffler car je ne faisais pas de solfège. Je n’ai pas vraiment continué à faire du théâtre après ça car j’étais trop fainéante pour apprendre les textes… pauvre de moi. De manière générale j’ai toujours eu un goût certain pour les arts. Je me suis essayée à plusieurs d’entre eux : arts plastiques, danse, musique… mais mon défaut était de ne pas le faire jusqu’au bout. Dès que ça me demandait plus de travail que d’amusement je lâchais (damn it!). Participer à un projet artistique est cependant resté dans un coin de ma tête. Alors que je faisais des études de commerce, rien à voir avec le théâtre sauf peut-être le fait de jouer la comédie (pour mieux vendre :), nous avons eu l’idée avec des amis de monter une comédie musicale dans le cadre d’un projet associatif. C’est un projet que nous avons monté sur 1 an et dans lequel je me suis beaucoup investie (casting, écriture du scénario, mise en scène, direction des comédiens, chorégraphies…). Lorsque j’ai vu le résultat dans ce superbe théâtre du Trianon à Bordeaux, j’ai eu un déclic : il fallait que je fasse quelque chose d’artistique dans ma vie. Je ne savais pas comment ça allait se concrétiser mais j’en avais désormais la conviction. J’ai terminé mes études, j’ai voyagé et quand je suis rentrée… j’ai cherché un travail ! Une fois entrée dans la vie active, ça me démangeait de plus en plus, j’ai donc décidé de suivre une formation de théâtre d’un an en parallèle de mon travail. J’y ai écrit mes premières lignes puis mes premiers sketchs puis un premier One-Woman-Show “Klotilde élevée en plein air” qui a vu le jour en 2016.

Quelle est ta source d’inspiration ? As-tu des artistes fétiches ? D’où tires-tu l’énergie de ton spectacle “Klotilde élevée en plein air” ?

J’ai grandi avec les Inconnus, Elie Semoun, Nous C Nous. Je n’ai pas d’artistes fétiches mais j’en apprécie beaucoup et qui ont des univers très différents. Mon spectacle est en partie autobiographique. Je dis en partie car bien évidemment c’est très romancé… J’écris des choses personnelles (j’aime vraiment les châteaux), qui partent d’une vérité et je m’efforce de rendre cela “universel”.

Qu’est-ce qu’une châteauphile hippie peut bien trouver à un train de vie de parisienne ?

Klotilde vient à Paris pour dire “fuck” à ses parents en quelque sorte. Comme n’importe quelle jeune fille qui veut s’émanciper. C’est un peu de la provoque. Nourrie au bio elle passe au kebab. Du calme de la nature, elle passe à l’agitation urbaine. On envie toujours ce que l’on n’a pas. Les parisiens à l’inverse recherchent souvent l’authenticité (les bobos !). Ce spectacle ne fait en revanche pas de comparaison. Ce n’est pas l’histoire d’un indien dans la ville. On suit simplement des “moments” de la vie d’une jeune femme qui est au final pas hippie.

Que dirais-tu à Stéphane Bern s’il était devant toi, là maintenant !!

Pardonnez-moi je vais aux latrines (ça me laissera le temps de réfléchir sur le trône à ce que je pourrais bien lui dire !)

Peux-tu nous parler de tes prochains projets artistiques ?

Je prépare un second spectacle, du moins je commence à y penser, à réfléchir aux thèmes que j’aimerais aborder, quelles autres histoires je vais raconter… Je m’y mets maintenant car ça prend du temps d’écrire un bon spectacle. Sinon je réalise des vidéos humoristiques. Je pense avoir trouvé un concept sympa, maintenant il faut en faire quelque chose de bien !
Voici le lien pour les découvrir : https://www.facebook.com/pg/Klotildeeleveeenpleinair/videos/?ref=page_internal

Peux-tu nous parler de ton expérience de la communauté MAD et ce qui t’a amené à nous rejoindre ?

On m’a proposé de participer au Live with MAD c’est comme ça que je me suis intéressée à la communauté. J’étais en contact avec une personne de l’équipe qui avait un parcours assez similaire au mien (études de commerce avec une sensibilité artistique). Le métier d’humoriste est un métier où l’on est très souvent seul c’est donc important qu’il y ait de telles communautés pour se soutenir.

Nicole Hamouche : a MAD talent hunter who subtly blurs the line between the business world and the uprising artistic Lebanese scene

Could you describe to our MADers community your professional and  personal background and how you became talent hunter at MAD?

My academic background is Economics and Finance and Political Sciences; I was into investment banking (Mergers & Acquisitions) and private equity for long years and now work as an independent consultant. I also started writing out of Paris for l’Orient le Jour and le Commerce du Levant, about Lebanese inspirational initiatives or endeavours there, be them related to culture, entrepreneurship, etc. And when I came back to Lebanon – 13 years ago – writing and journalism have become an increasingly important part of my activities, mostly shedding light Lebanese success stories and on socio economic and cultural issues as well as on civil society debates, that are shaping the environment we live in. It is the same drive of shifting attention onto voices that matter and of contributing to inspirational endeavors and bridging human experiences, that fuels both my advisory and journalistic undertakings. My passion for literature and writing and for living arts i.e. theater, cinema, etc have also a major place in my life – I write literature as well; it is essential for me.
A friend spoke to me about MAD; I immediately felt I should write about them as I loved the concept. I proposed the subject to a magazine I contributed to and they said OK. I sat with Rima at length and we chatted; there, we saw other collaboration opportunities. I mentioned to her a few up-and-coming designers and artists I liked whom I had been following for a while or whom I had discovered more recently; and she proposed I fill concise but very dense forms about myself and about those which I considered potential talents. I guess the ones I thought of or proposed corresponded to MAD’s mindset and universe. So here I am. And I believe I am also personally very much in line with MAD being myself French and Lebanese, bridging two and more cultures, like MAD and the Yacoub sisters.

How do you find the MAD talents? What are your criteria and process?

In my daily life, my work both as consultant and journalist, I come across very interesting innovative initiatives and inspirational and daring people, whether entrepreneurs or artists or creatives. I also mentor startups; and participate as a speaker or as a guest to events and conferences which bring together such crowds where I meet young or less young – but young minded – talented and fierce individuals. But most of all I think it is my curiosity for all what is around me and for humans and their journeys, which makes me discover talents. Basically, life brings me in contact with them: on a hike, in a yoga or a dance class, while travelling etc. I go to theater plays, to music concerts, I work in coworking places, I love people and speak to them. I am attracted to beauty, to difference; I am enthusiastic about enthusiasm, creation and expression. When something draws my attention, when I like something, I say it and I ask questions, if it brings up any.

The criteria that I have between me and myself are not a specific set; I rely more on flair and intuition for this. However, I have a few guidelines for me: I check young or less young creatives/artists who have already put something out there i.e. who are not at an idea stage but have already produced something, a jewelry collection, a music album or have played in a concert; if they have a kind of track record as we call this in the business world; also, if they have had some international exposure or recognition somehow which also confirms that they have the potential to cater to non local crowds. But first of all, their design/product, etc and their energy has to appeal to me; to touch me…. Then, I also have to feel their passion and their inner drive to create; the vitality and the breath that is needed to pursue a journey… I need to feel the human connection, the esthetics, and the universal touch – not purely oriental or Lebanese – that which could speak to like-minded or like-sensitive persons anywhere in the globe.

Can you tell us more about your city/country and the creative industry as a whole in Lebanon? Which is your favorite area?

Beirut scene but also generally speaking Lebanon is buoyant with creativity. Not only is Beirut extraordinarily dynamic but very interesting initiatives are also arising from Tripoli, for instance. The second city has a lot of culture; it is maybe more earthy and less vocal then the capital. Initiatives are burgeoning everywhere in Lebanon.
In terms of sectors, designers: fashion designers were the ones who emerged the earliest, then, jewelry designers and then product designers. Now, it has exceeded design and fashion. Theater, music, cinema; animation and graphic design, lighting, etc, you name it. The youth are creating, all the time. I guess this is what happens in the aftermath of wars and also in uncertain and unstable environments like ours; creativity is multiplied as it is the only way out. People need to express; they need to find a leeway, outside of a system that is somehow choking and at times, numbing.
What most of those designers have in common is a “blend of modernity and tradition, of East and West, the magic of a hint of nostalgia with the ardor of the present…” as I wrote in one of my articles, which draws Western interest and not only regional interest. Most, and especially the younger generation, are committed to preserving local craftsmanship which also makes a difference in the end product as well, in an increasingly global industrialized and undifferentiated environment. Their products often blur the line between art, craft, and design; a lot of fusion creations, free from structures of categories; which also appeals to current tastes.

A younger nevertheless very dynamic scene is the music scene. I very much believe we will see Lebanese names booming on the international scene. I mean Lebanese origins, as again those groups are more global; not necessarily with a marked Lebanese identity. They happen to be from here; which is for sure meaningful – all what we carry and what agitates us, being from here. And music is a universal language which makes it also easily exportable; more easily than theater for instance, since most of our theatrical and literary production which is also very rich is in Arabic, hence limiting its reach. Then comes the audiovisual digitalized realm where we also seem to have an edge and a young talented generation and photography, a lot of young talents.

What is it in MAD that you relate to? Or why join the MAD community?

I relate to the love of creativity, in all its forms; the love of music, of art, of beauty; to the youth and community spirit that is looking to contribute and endeavor, incessantly; and to MAD’s multicultural, cross-border mindset; to their underlying mission also of bringing people together, bridging several spaces, worlds, etc. I myself have lived in Europe and in Lebanon, have travelled and have diverse centers of interests; what fuels me is the human connection and encounters and the creativity and projects that are triggered and favored by the latter.
I came back to Lebanon after many years in France – 14 – with the desire to contribute my part to this part of the world and share its beauties as I am continuously amazed by the talent and the drive I see here. As an independent consultant and journalist, I am always in an alertness state to discover talents, to shed light on, and accompany Lebanese creativity and inspirational success stories. Initiatives and creativity, human connections fuel me – “Freedom is initiative” says a French woman philosopher that I like a lot. I guess my proximity with the field combined to a certain sensitivity – I think – give me the flair to detect impactful talents, initiatives and change makers which makes me a potential “talent hunter”. My passion for creativity and storytelling – as a writer myself – as well as an innate curiosity for life, for beauty, for experiences make me an enthusiastic MAD talent hunter. Also, I related right away to the Yacoub sisters as I call them; and I very much believe in this energy flow between people; an intuitive connection. Voilà

What are your favorite artistic discoveries of the moment?

My artistic discoveries of the moment are a few designers such as Roula Dfouni whom I have accompanied in working out her expansion and financing strategy. Roula who has recently changed her brand name to Minimalist is at the crossroads of fine jewelry and fashion jewelry and combines noble material: silverwork and semi-precious gemstones with rough unfinished effect which creates conceptual and expressive pieces. At affordable prices. She has drawn interest in Europe and Asia, from where she got some orders, including Japan and China.

I love Nour Najem also whom I have been following for a while, for her design and her spirit. She has a contemporary luxury ready to wear brand that blends architectural, minimalist yet fluid lines with an oriental heritage touch. To me, the brand is very feminine whilst modern. And I am personally sensitive to the inclusion of hand-made fabrics and hand-made details; it does make the difference. We say that elegance and the devil lies in detail. Furthermore, this artisanal work is undertaken by underprivileged women. The preservation of artisanal craftsmanship and of soulfulness is also essential to Nour Najem.

In music, I have discovered recently an amazing drummer, Walid Tawil, who’s not a new comer though – a big name but I came across him in clubs here lately – and who plays in jazz clubs in Lebanon but also abroad with top notch musicians; I also discovered Chantal Bitar a young tarab singer, which voice and presence makes you love tarab; revisiting traditional heritage with youth’s sensitivity and modernity creates a whole new experience; I loved it.

In terms of visual arts, I was very sensitive to Zena El Khalil’s exhibition and work in the scope of her exhibition Sacred Catastrophe – Healing Lebanon and to her journey both as an artist and as an individual… Can we really separate both? I also like her writing, some short stories. She has some plans cooking as well in terms of art and community; and I like this intertwinement; art that is close to the people, that engages them directly. I was also very moved by Dania Bdeir short feature, In White, which I have visualized privately as I met Dania by pure coincidence in a café and we chatted. I loved the feature, hadn’t realized it was a short one and wanted more of it, was awaiting for the “suite”. Then I realized it was a short feature; she won several awards.
There are also superb architects, photographers, multidisciplinary people, increasingly so actually that I discover – that are not all necessary very young i.e. 20’s but 30’s or 40’s or even over 50’s but whose talent is ever blooming and some who have come to art at mid life – but we don’t have space here to speak of all my passions and discoveries. It might be the opportunity for another article…

About Nicole : She’s a consultant, a journalist and a writer, with strong affinities with art and culture, the creative and the digital economy, social entrepreneurship, media and communication, humanities, architecture, sustainable development and ecology, etc. Passionate about creativity in all its forms; constantly exploring and discovering; driven by connections and encounters. Her articles are published in various media: l’Orient le Jour, l’Agenda Culturel, Libnanews, l’Officiel Levant, l’Orient Littéraire, Le Commerce du Levant, Papers of Dialogue, World Environment… Her blogs within Agenda Culturel and within Mondoblog-RFI by the name of Pensees de Beyrouth.

Buskavida ou l’art du busking à l’état brut !

Pouvez-vous présenter à notre communauté de MADers votre parcours et comment le groupe BUSKAVIDA s’est formé ?

Le projet Buskavida s’est créé initialement par Charles et Thomas lors d’un voyage en Amérique du Sud. À leur arrivée sur Paris, la rencontre avec Jonas et Slimane a permis de compléter le groupe avec deux personnes possédant les mêmes vibes et la même vision du projet. C’est en octobre 2015 que le premier concert a eu lieu. Depuis une cinquantaine de concert ont eu lieu et un EP a vu le jour courant 2017.

Quelles sont vos sources d’inspirations, vos artistes de référence, tout ce qui a contribué à créer votre univers très dense à la fois reggae, pop et blues ?

Les sources d’inspirations divergent pas mal selon les musiciens du groupe. Le chanteur est clairement inspiré de reggae, hip hop et world music. Les artistes de références de Charles sont Xavier Rudd, Keny Arkana et Danakil.
Le blues est la principale source d’inspiration pour Thomas (guitariste) et Slimane (harmoniciste) qui sont passionnés par ce style de musique. De grands guitaristes de blues tels que Stevie Ray Vaughan, John Mayer ou B.B. King ou des harmonicistes tels que Little Walter ou Sonny Boy Williamson sont leurs sources d’inspiration.
Jonas (percussionniste) s’inspire du reggae et du hip hop et est également très influencé par les rythmes traditionnels africains et sud-américains, découverts lors des différents voyages qu’il a pu faire.

Que signifie le nom BUSKAVIDA ? Toute une atmosphère d’artiste musicien itinérant semble vous auréoler… une sorte d’esprit de globe-trotter et de long road trip… Quel sens donnez-vous à tout cela ?

Le projet initial était basé sur le concept de voyager à travers l’Amérique du Sud à l’aide de la musique et principalement du “busking” signifiant “faire de la musique ou tout type d’art dans la rue” en anglais. Une partie du nom s’explique par ce concept : Buskavida peut donc signifier “Vie de Buskers”. L’autre signification plus évidente mais plus introspective sur notre philosophie de la vie est la recherche de la vie au sens large traduit par “Buskavida” qui signifie “chercher la vie” (“Buscar” signifiant “chercher” en espagnol).
Cet esprit voyageur et de globe-trotter est en chacun de nous dans le groupe. Tous les membres du groupe ont attrapé ce fameux virus du voyage qui a amené à créer l’ossature des textes, les valeurs chantées et même jusqu’à la formation musicale du groupe. Le fait de jouer avec des guitares, des percussions et un harmonica nous permet de jouer n’importe où dans la rue et donc dans le monde…

Pouvez-vous nous parler de vos prochains projets artistiques ?

Nous venons tout juste de terminer notre premier EP “FIRST STEP” composé de 7 titres originaux, qui a connu de nombreuses difficultés pour voir le jour et nous sommes donc sur une dynamique de promotion de cet EP dans les mois qui suivent. Nous avons fait 2 clips tirés de l’EP qui ont pu sortir dans les deux derniers mois. En parallèle, nous travaillons actuellement sur un autre clip et sur la maquette du futur album qui devrait commencer à être enregistré courant 2018.

Pouvez-vous nous parler de votre expérience de la communauté MAD et de ce qui vous a amené à nous rejoindre ?

La rencontre avec MAD nous a été proposée via l’association ART IS TRIP qui fait aussi de la promotion de projets artistiques. Nous avons participé à la Talent Hunt 2017 et avons pu accéder à la finale. Nous avons apprécié pouvoir participer à ce concours qui nous a permis de jouer sur de belles scènes à Paris et rencontrer d’autres artistes dont certains qu’on connaissait déjà comme le groupe MAB, avec qui on avait déjà joué, et Jade B à qui nous avons proposé de partager la scène lors d’un de nos concert au mois de décembre.

Roula Salibi or Lebanon’s spirit embodied in a minimalist jewellery brand

Could you describe to our MAD community how did you get to create your own brand ROULA DFOUNI and how did you go about designing jewelry?

After a decade spent in the business world, I decided the time had come to embrace the true calling of my heart: the calling of art. I dedicated the next years of my life to learning all I could about the future which awaited me, taking a series of intensive courses at ESMOD Beirut, attending many workshops and imbuing herself in every aspect of the world of art. When I launched my first pieces of Collage Brass 8 years ago, which I crafted myself, I never knew that after a year, I would be working with high-end material and sketching a complete collection under a brand! And since, I can’t stop the ideas and the creativity as I want to make Jewelry accessible to a large crowd of women, irrespective of geographic and wealth, with a competitive pricing and modern identity.

 

Could you tell us what is your inspiration?

Working almost 10 years as an event and wedding organizer, in parallel of my business job, changed my perspective for art and design. Therefore, l found myself attracted to geometric shapes, architecture designs, and edgy rough style. I knew that this would be my brand’s identity, my identity.

 

What could be the common denominator of the collections DRIFT, CONSTRUCT/DECONSTRUCT and NEW EARTH according to you?

I was born in a Mediterranean culture. Lebanon is the country of sun, nature and genuine people. Despite all the wars we had to endure, we always came back to life and this gave the Lebanese people the strength, knowledge and creativity!
Between | New Earth | collection inspired by my childhood nature escapes,
| Construct-Deconstruct | inspired by the life itself in Beirut,
| Drift | inspired by the Mediterranean Architecture patterns that surrounds me,
and my new collection | Soar | under my new brand name | MINIMALIST | inspired by my personal journey throughout the years I’ve lived in Beirut, I believe they all connect to the ground I am proud to be raised on.

 

Could you tell us more about your next project?

After my experience in Europe, participating in international fairs, meeting with buyers, being exposed to a new world of design, I realized I needed to shift my branding image; I should be able to reach a bigger crowd with minimal designs and competitive pricing. Where came my new branding name | MINIMALIST | I can’t wait to share with you my new collection | Soar |. It represents the women power to blossom and rise.
It was a huge challenge for me sketching this collection and trying to minimal the designs, colors and adornments but I know for sure that it will reach a bigger crowd.

 

What is it in MAD that you relate to? Or why join the MAD community?

In my opinion, all designers in any category, whether in Music, Art or Design has a little Madness he digs into; at least I know I have or else I wouldn’t be able to extract my visions; dreams and thoughts into my designs and for me it would be very rewarding sharing these thoughts and ideas with the whole world…

MAD at Le Parks 360

On vous parle souvent de nos artistes et des collaborations marques, mais comment ça se passe en coulisses ?

#LeParks360 en est un très bon exemple de collaboration entre artistes MAD et marques: en Octobre dernier, nous avons créé, en collaboration avec Skyboy, une super startup, une expérience immersive créative inédite, au coeur de Parks, dans le 19ème arrondissement de Paris.

Le Parks 360 est une expérience digitale immersive surprenante réalisée en Overlap Reality, une technologie brevetée par Skyboy.

Pour ce projet réalisé pour le promoteur immobilier Altarea Cogedim, MAD a créé le contenu artistique de A à Z de six séquences vidéos réalisées le long du Boulevard Mac Donald.

 

Dans cette création artistique très MAD, six performances artistiques y mettent en scène :

  • de la danse Hip Hop à 360°avec notre artiste Shynis et ses danseurs du studio Nilhanti
  • le champion du monde de basket freestyle Brisco en pleine action,
  • une chorégraphie originale d’un couple qui se déchire et se retrouve de notre collectif La Tendre Meute
  • un conte de Noêl pour les petits et les grands
  • le premier ascenseur extraterrestre mis en service par une fausse startupeuse du Cargo, Maud Ferron, de la Tendre Meute

Enfin, les passants pourront également découvrir un gouffre vertigineux en trompe-l’oeil créé en direct autour de vous par le graffeur Raphe de Haut en couleurs !

Comment ça marche ?

  • Téléchargez l’application Le Parks 360 avec votre smartphone ou votre tablette
  • Positionnez-vous sur l’un des 6 points de visionnage situé boulevard Mac Donald le long du Parks
  • Lancez l’expérience avec votre smartphone ou votre tablette

Pour un premier aperçu en images, voici un teaser de ce qui vous attend sur place.

Avec ce nouveau projet de création d’expérience en réalité augmentée pour le groupe immobilier Altarea Cogedim, MAD marque un grand pas dans l’alliance entre les arts et les dernières innovations digitales.

Une fois de plus, MAD concrétise notre vision de l’industrie artistique: permettre l’émergence de talents artistiques en mettant leurs projets en relation avec d’autres acteurs de notre écosystème. MAD allie le digital et le réel au travers d’expériences artistiques uniques.

Et comme en témoigne si bien la vision des fondateurs de Skyboy “si on superpose au monde que l’on traverse tous les jours une image créative qui le met en mouvement, ceux qui s’y plongeront sauront à nouveau le regarder, l’aimer et le protéger.

Troubadours Swing : l’esprit de Montmartre réincarné dans un duo saxo-guitare latin jazz à l’énergie débridée

Pouvez-vous présenter à la communauté MAD votre parcours, d’où vous venez et comment le duo Troubadours Swing s’est formé ?

“Troubadours Swing, c’est la rencontre de deux univers, celui de Gaëtan Massala, amateur de chansons à texte et musique festive et celui de Jean Cattoire, jazzman aguerri. Quand on s’est rencontrés il y a quatre ans, on jouait déjà avec d’autres musiciens. On a tout de suite senti qu’avec notre duo, ça collait et qu’on pouvait développer quelque chose de solide.”

Quelles sont les influences et les sources d’inspiration de Troubadours Swing ? Quel est le message porteur de vos textes ?

“Nos influences se situent du côté de la chanson parisienne des années 50, du Swing de la Nouvelle Orléans et des rythmes latins. En références actuelles, on peut citer Sanseverino, Thomas Dutronc, La Rue Kétanou pour la touche acoustique et Zoufris Maracas pour le côté ensoleillé.

Le texte est important dans nos morceaux, il est libre d’interprétation.
Pour La Rue des Fous par exemple, j’ai voulu quelque chose de très imagé et surréaliste ; dans les retours, certains y voient une simple ballade burlesque quand d’autres perçoivent une ode à la différence et à la liberté. C’est très intéressant d’avoir ces multiples perceptions.”

Votre titre “Saltimbanques” semble directement inspiré de votre quotidien dans le quartier de Montmartre où le groupe s’est créé. Quelle influence ce quartier emblématique parisien exerce-t-il sur votre univers et votre style ?

“Quand on a commencé, on faisait régulièrement la tournée des terrasses de la butte Montmartre avec nos instrus et notre chapeau. On a rapidement intégré la famille d’artistes que composent les peintres et musiciens de ce quartier. C’est cette dynamique qu’on a voulu retranscrire dans le morceau “Saltimbanques”, ce quotidien unique des musiciens de rue.
On emporte maintenant cette expérience sur scène en cherchant un contact franc et une réelle interaction avec le public.”

Pouvez-vous nous décrire en quelques mots vos prochains projets artistiques ?

“Nous continuons aujourd’hui les cafés-concerts et les salles dédiées. Notre objectif est de toucher une plus large audience et d’aller jouer sur de plus grandes scènes, également en dehors d’Iles-de-France. Dans cette logique, nous continuons à enregistrer une maquette et voudrions aboutir à un album produit et distribué.”

Pouvez-vous nous parler de votre expérience de la communauté MAD et ce qui vous a amené à la rejoindre ?

“C’est au cours d’une jam session un jeudi soir dans le quartier de Pigalle qu’un chasseur de talent MAD nous a repéré. Deux semaines après nous étions sur le plateau du Live with MAD ! La communauté MAD nous a ouvert les bras et nous lui en sommes très reconnaissants. On a hâte de renouveler l’expérience et peut-être participer à une finale au Palais des Congrès.”

Credit Photo: Nella Fauve