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Halloween en France : Pourquoi les français sont-ils fâchés avec la fête ?

HalloweenThis is Halloween, This is Halloween. Pumpkins scream in the dead of night…  Cette année halloween sera cauchemardesque ou ne sera pas ! Quelles sont les origines de cette fête et pourquoi la France y résiste-t elle encore?

  • Les origines

Parlons d’abord de la fête d’Halloween en elle-même.
Vous êtes beaucoup à penser qu’elle est américaine, ce serait trahir nos chers ancêtres, les Celtes !
Dans une forêt du nord il y a 3000 ans la procession prenait forme. Les Celtes célébraient la fin de leur année, non pas le 31 décembre mais le 31 Octobre. Cette nuit était orchestrée pour le dieu de la mort, Samain, qui ramenait les esprits et décédés à la vie. Il fallait donc se parer de la mort elle-même pour ne pas la rejoindre et effrayer les revenants. Avec l’arrivée du christianisme, la petite sauterie païenne est devenue le soir qui précède la fête de tous les saints le premier novembre. D’ailleurs halloween si on le décompose devient « All Hallows Eve”, qui signifie “le soir de tous les saints”, ou la veille. Belle récupération, mais moins fun.

  • Qu’est ce qui cloche en France ?

Vous vous souvenez de la publicité du zombie whopper ? Le jeune enfant est friand des contes (et des bonbons) et est très réceptif aux messages que l’on lui envoie. L’horreur et le fun sont deux leviers puissants qui captent notre cerveau qui marque ensuite les images au fer rouge. Mais nos têtes dures résistent encore et toujours à l’envahisseur.

Les américains ont probablement tellement transformé l’événement à leur sauce que pour nous français, grands esthètes de l’intellect, c’est immangeable.
Mais plus sérieusement, ce qui cloche c’est qu’on manque d’artistes et de productions artistiques françaises pour Halloween ! Prenez les plus grands blockbusters d’Halloween, les monstres iconiques, tout nous vient d’outre-Atlantique ! Notre référentiel entier est lié aux USA donc pas facile de se sentir impliqué.

  • Notre esprit fertile n’attend que ça

Se faire peur c’est se sentir en vie, on a compris. Mais surtout, nous avons réellement besoin de célébrer à ce moment-là de l’année, de retourner en enfance, encore une fois. Il fait froid et nuit il faut donc rêver un peu pour éviter que la faucheuse “Métro Boulot Dodo” ne nous achève. Et ça les marques, elles l’ont compris ! Parce que nous laissons du temps d’évasion disponible à profusion que nous sommes prêts à céder, face aux lobbyistes.
C’est un roc ! … C’est un pic ! … C’est un cap ! … C’est une péninsule entière que l’on concède volontiers aux marchands de rêves pour jouer avec notre esprit. Le marathon commence début octobre et finit fin décembre en apothéose. Exutoire social à découvert, c’est comme si on se lâchait tous joyeusement dans un consumérisme chantant, la folie est socialement tolérée et dictée par les conteurs. .

  • Quelles solutions ?

Et si nous demandions à nos marchands de rêves préférés de créer ? Qui de mieux placés que les artistes eux-mêmes pour aller chercher dans l’imaginaire collectif les idées croisées de nos inconscientes volontés !

En premier, une belle et progressive danse macabre qui réunit tous nos artistes.

Deuxièmement il y a pléthore d’arts pour créer les ponts nécessaires pour faire parvenir notre petit français à Halloween Town. Créons des défilées de mode horrifiques, passons des musiques qui inspirent halloween sur les ondes et hauts parleurs et déguisons avec nos artistes nos villes pour faire fuir la mort et la morosité assassine !

En ce qui me concerne, je me fais un film d’horreur tous les vendredis (devinez lequel), je décore mon antre, j’écoute les playlists d’Halloween tout en écrivant des nouvelles puisant dans les méandres de mon esprit tourmenté. Je vais tester le Manoir de Paris !

Et surtout j’essaie de fêter Halloween depuis longtemps, je cache ma frustration depuis trop d’années, alors svp, aidez moi!

Vincent, du MAD Gang Paris

 

In a MAD mood for The Beirut Design Week

Beirut, the design capital of the Middle East welcomes for the seventh consecutive edition the Beirut Design Week.
Initiated in 2012, it’s the largest and most influential design festival of the Middle East and North Africa.
Taking place in various parts of the capital, it attracts over 25 000 visitors each year and make Beirut glow of an inspirational light revolving around design, architecture, technologies and art, because yes, design is an art.

This week, you will see Beirut under a somewhat science-fictional spectrum.
Despite a political instability, the city decides to exhibit the most innovative and creative design in order to show a different image of the region: a place of economic growth, creativity, entrepreneurship, international interaction, collaboration and innovation.

In addition to designers, the Beirut Design Week also welcomes writers, activists, students, educators and many others.

This year the Beirut Design Week will operate under the theme: “Design and the City: _______”.

It will explore how architecture, design, fashion, documentaries and tech-industries can affect such fields as social change, environment, fair-use, city’s ecosystems, governance, the reconstruction of a conflicted area, the urban life, and the human behaviour in general.

Two of our MAD artists are participating to the Beirut Design Week: Minimalist and 1% Architecture.
Here’s where and when you will find them this week.

  • Minimalist: Roula will launch her new brand Minimalist with a new collection called “Soar” at Oddish Concept Store, Beirut Port District on Friday 29th.

  • 1% architecture: will have a open house in their workshop in Mar Mikhael from June 25 to 28 as well as a closing reception on June 28 starting 5PM. People are invited to visit the 1% showroom to check out the full collection, meet the team, chat and have a drink. They will also be displaying special items in collaboration with several artists and artisans.”

If you want to know more about our artists their projects and their art, check out the interviews of Minimalist and 1% architectures about their participation at the Beirut Design Week on our blog.

#WhatRUwaiting4? Beirut welcomes you this week to discover the best of designers. They’re eager to talk to you and show you their projects. Hop on the first plane, train, car that comes around and go to Beirut, you will definitely not be disappointed 🙂

MAD team

Un Live with MAD n°7 pas comme les autres !

LivewithMAD 7#LWM7 Déjà notre septième édition du Live with MAD ! Chaque mois et en collaboration avec notre partenaire Live 124, notre émission fait la lumière sur 3 artistes en mode show case privé pour une performance 100% Live diffusée en livestream sur nos réseaux sociaux. Live with MAD, c’est 30 minutes de performances artistiques et d’interviews exclusives, de projets artistiques sélectionnés par MAD et de découverte de talents, dans les studios Live 124 de B&O Productions. Présenté par Bruno Waitzmann, Celyne Fuselier et Lise Yacoub, Live with MAD est le rendez-vous web des industries créatives à ne pas manquer !

#AYSAT nous a interprété ses deux derniers titres “QUITTE LA” et “AILLEURS” déjà plébiscité par soul-addict.com, aufeminin.com et plus d’1 M de vues sur sa chaîne YouTube !! Avec un style bien à elle, alliant rythme afro, pop urbaine et un flow entraînant, cette jeune auteure compositrice originaire de Mantes-la-Jolie a tout pour devenir la nouvelle Stromae au féminin.

#MRNOUAR Originaire de Perpignan, repéré par Jamel Debbouze, Mohamed Nouar est un de ces rares comédiens alliant avec brio humour et élégance. Devenu une star locale grâce notamment à ses parodies vidéo mordantes des us et coutumes de la France et du Maghreb, le comédien a maintenant des vues sérieuses pour une future carrière au cinéma ! Si vous souhaitez le revoir, il est actuellement sur scène à l’occasion de son spectacle How to be a gentleman au Comedy Club jusqu’au 05/05/2018.

#NOAHGALA a baptisé pour la première fois en live ses titres “ADAGIO” et “ETE LONG” sur la scène ouverte du Live with MAD. Cette jeune étudiante du Cours Florent repérée par le label Clear Waters Records a littéralement charmé tout l’auditoire. Une belle promesse jazzy, soul, éthérée, lancinante, sensuelle et frenchy que l’on a bien envie de suivre !

#SEEYOUNEXTMONTH C’est le rendez-vous mensuel de MAD sur tous les réseaux sociaux, avec toujours plus d’artistes à découvrir, à soutenir et des pass VIP à gagner pour les plus privilégiés. Rejoignez-nous sur la toile ou sur le plateau de B&O Productions pour le prochain Live with MAD du 27 mars !

#GETYOURPASS Stay tuned pour connaître la prochaine programmation totalement MAD du 27 mars 2018 ! Il est encore temps de t’inscrire, toi et tes amis, pour assister au tournage de l’émission en cliquant sur ce lien : http://howmadareyou.com/live/. Si tu as des amis artistes ou que tu es toi-même un artiste, une seule chose à faire : inscrivez-vous dès maintenant pour avoir la chance d’être sélectionné ! Attention les places sont réservées aux plus réactifs 😉

MAB : Deux frères prometteurs sur la scène du nouveau rap rock français !

MAB EP Focus InterviewPouvez-vous présenter à notre communauté de MADers d’où vous venez, votre parcours et ce qui est à l’origine de la création du groupe MAB, son essence ?

Gabriel: Nous sommes deux frangins de 20 et 23 ans : Gabriel et Hadrien Mabilat.

On a toujours plus ou moins été fourrés dans les mêmes projets, depuis tout petit. On faisait les mêmes conneries, puis les mêmes dessins, puis les mêmes sports. La musique, curieusement, c’est venu assez tard. J’ai commencé le piano a 6 ans mais j’ai bien mis 5 ou 6 ans à convaincre Hadrien de faire de la guitare. Quand ça s’est fait, on a fondé des groupes de rock avec lesquels on a beaucoup tourné sur Paris –on avait 12 et 15 ans quand on a fait l’Elysée Montmartre pour la première fois. On pense vraiment que c’est la ferveur de la scène qui nous a convaincu d’en faire un métier, le plus beau du monde.

Enfin, il y a deux ans, on a voulu tout reprendre à zéro en fondant un projet dont on serait le noyau, et pas des membres parmi d’autres. On a donc fondé MAB.

Qu’est-ce que cela vous apporte d’être frères dans votre démarche artistique ? Est-ce plus facile, plus difficile ?

Hadrien: Les deux ! La fraternité créée des problèmes qui n’existe dans aucune autre relation. Du coup, on se retrouve à régler des problèmes psychologiques qui n’ont a priori rien avoir avec la musique pendant qu’on travaille ensemble. Mais la fraternité donne aussi des solutions qu’aucun ami ou collègue ne peut offrir. On a des affinités biologiques, un feeling commun de base. Et c’est un élément de stabilité, de solidité. Enfin, on se fait profondément confiance.

 

Quelles sont vos sources d’inspirations et vos artistes de référence ?

Gabriel: Nos influences vont du jazz à l’électro en passant par le rock, la chanson et le rap.

Hadrien: Mais il y a quelques artistes qui sont des icônes pour nous : Rage Against The Machine, Eminem mais aussi des gars plus récents comme Stromae.

D’où tirez-vous votre énergie sur scène ? Quel est le message porteur de vos textes ? Quel MAB’s way of life souhaitez-vous diffuser ?

Hadrien: La vie est brève. Un passage sur scène aussi. Si tu veux profiter de l’un ou l’autre et en faire profiter les gens qui y assistent, tu dois faire parler cette énergie viscérale qu’on renferme tous plus ou moins.

Gabriel: On promeut le fait d’être actif. Il y a beaucoup trop de causes au nom desquelles se battre, d’art et d’œuvres intellectuelles à découvrir, de défis à relever, pour se contenter de subir sa vie paresseusement. On pense que notre musique peut stimuler, donner la patate.

Vous affirmez être des “gentils garçons” en pleine “adolescence musicale”… est-ce toujours le cas ?

Gabriel: On est des ados musicalement parce qu’on cherche encore notre identité. L’adolescence c’est un moment de ta vie ou cette identité est en crise et où tu te poses des questions existentielles : qui j’ai envie d’être ? à quoi je veux ressembler ? qui est-ce que je ne veux surtout pas être ? Tu cherches, tu te trompes. On en est là. Et si nos prévisions sont exactes, le troisième EP sera celui de la sortie de la puberté.

Hadrien: “Gentils garçons” car on ne provoque jamais pour rien. Il y a forcément quelque chose derrière.

Pouvez-vous nous présenter vos prochains projets artistiques ?

Gabriel: Tel qu’on voit les choses actuellement, on va diviser notre création en deux volets cette année. D’un côté, on va faire une petite mixtape digitale où on va continuer à expérimenter, faire des feats, et sortir un morceau tous les deux mois max. De l’autre côté, on va composer avec tous les moyens nécessaires l’EP le plus ambitieux qu’on ait réalisé depuis le début de notre carrière. On a déjà beaucoup d’idées.

Hadrien: Peut-être même trop.

Vous êtes les grands gagnants de la Talent Hunt à la MAD session du Palais des Congrès… Comment vivez-vous cette nouvelle reconnaissance artistique ?

Hadrien: On a été très heureux de gagner ce tremplin. Cette victoire symbolise pour nous une double validation de notre projet. D’abord, cela signifie que notre performance scénique du Palais des Congrès était à la hauteur des attentes du jury. Ensuite et surtout, c’est la crédibilité professionnelle générale de MAB qu’ils ont validé.

Gabriel: MAD et MAB, avec des noms aussi proches, ne peuvent faire ensemble que des grandes choses!

Nella Fauve : une artiste peintre d’origine tchèque influencée par le fauvisme devenue montmartroise d’adoption

Nella Fauve InterviewPeux-tu présenter à notre communauté de MADers d’où tu viens, ton parcours et ce qui t’a amenée à devenir artiste peintre sous le nom de NELLA FAUVE ?

Aussi longtemps que je me souvienne, l’art a toujours fait partie de ma vie. J’avais 9 ans lorsque j´ai montré mon travail pour la première fois dans l’exposition collective d’une école d’art pour les enfants. C’est à ce moment-là que je suis tombée amoureuse du monde artistique, et où mon activité extra-scolaire s’est transformée en cette passion qui m’accompagnera toute ma vie. À 15 ans j’ai intégré le Lycée des Beaux-Arts et de Design de Prague, la capitale de la République tchèque où j’ai passé les 22 premières années de ma vie. Ensuite, j’ai continué mes études d’art à l’université de Charles de Prague.
Après 3 ans dans cette faculté, j’ai commencé à voyager, j’ai rencontré le grand amour, un musicien, avec qui je me suis installée à Paris, dans le quartier de Montmartre. Vivre sur la butte était mon rêve d’enfant, depuis que je l’avais visitée à l’âge de 6 ans.
Avant de m’installer à Paris, je manquais d’inspiration et je savais que je n’allais la retrouver qu’à Montmartre. La première année était difficile mais ce fut tout de même une belle expérience, une vraie vie de bohème et cela m’a permis de puiser de nouvelles énergies pour m’inspirer. Un nouveau style a commencé à émerger dans ma peinture et je sentais que ceci deviendrait une période marquante de mon œuvre. C’était tout de même compliqué dans ces conditions d’exercer mon métier et j’ai finalement été ravie de trouver un endroit où construire une vraie vie aux Abbesses.

As-tu des références artistiques majeures ? Quelles sont tes sources d’inspiration ?

Dans ma technique, je m’inspire de l’expressionnisme. Je travaille avec des peintures acryliques qui ont aidé, avec leur apparition et leur nouvelle possibilité créatrice, à inventer ce nouveau style dans la première moitié du XXe siècle. La peinture au couteau, qui est ma technique principale, est aussi très utilisée dans ce style.
Au niveau de ma palette, je suis clairement inspirée par le fauvisme, mais aussi par l’Art nouveau.
Des influences directes des grands maîtres comme Henri Matisse, Gustav Klimt, Amedeo Modigliani, Paul Gauguin, Henri Manguin, le groupe Die Brücke ou bien certaines périodes de Picasso sont également décelables dans mes peintures.

Tu parles d’énergie féminine et de désexualisation du nu féminin dans ton travail… Peux-tu nous en dire plus sur ce que tu cherches à exprimer à travers tes tableaux ?

Je trouve que le sujet de nu féminin dans l’histoire de l’art, notamment dans l’art moderne et même contemporain, est assez monotone. La femme nue est toujours symbole de sexe, de sensualité, de maternité, d’amour, de tentation, de prostitution, de péché. Je cherche à montrer des valeurs supérieures à celles-ci, plus ésotériques qu’érotiques, plus vraies et au final plus intimes même. Je transforme les proportions corporelles, je peins avec des couleurs primaires et contrastées pour me débarrasser de l’idée de couleur de peau. Je veux montrer une femme à la fois simple et complexe, avec son énergie pure et claire, son énergie agressive ou calme, douce ou violente. Je veux dépasser le concept traditionnel de nu féminin et l’amener à un autre niveau.

Peux-tu nous parler de tes prochains projets artistiques ?

Je viens de terminer mon book d’artiste 2017 qui est disponible sur commande sur mon site www.nellafauve.art. Concernant l’année 2018, j’ai déjà prévu des expositions et bien-sûr des performances artistiques avec mon collectif d’artistes La Petite Bête.
Je travaille aussi sur un projet à long terme qui me tient à cœur ; l’idée est d’élargir le concept de La Petite Bête, passer d’un collectif à une véritable association ayant pour but d’aider les artistes montmartrois et autres à développer leurs projets. Il ne s’agit pas seulement d’aider et de protéger des artistes grâce à cette association mais aussi de leur offrir la possibilité de créer dans un espace de travail dédié et équipé. Dans ce lieu se dérouleront également des événements artistiques, des concerts, des performances, des pièces de théâtre et des expositions, un nouveau Bateau-Lavoir en quelques sortes.
Montmartre conserve encore aujourd’hui une âme exceptionnelle, mais ce quartier n’est plus le centre artistique de Paris. Je veux aider à y insuffler à nouveau la magie de la Belle Époque.

Peux-tu nous parler de ton expérience de la communauté MAD et ce qui t’a amené à nous rejoindre ?

Un Talent Hunter m’a parlé de la communauté MAD et m’a proposé d’en faire partie. Je suis enthousiaste par rapport à tous les projets de la communauté MAD et je veux absolument être présente aux prochains événements et participer à son développement. Une plateforme qui met des artistes et des amoureux des arts en contact, qui donne la possibilité de se faire connaître, de trouver des financements pour leur projet est une excellente chose qui fait vivre l’art. Et au-delà du concept de MAD même, c’est aussi tous les individus qui font partie de cette communauté, des gens passionnés, motivés, amicaux et des personnes de soutien !

 

Nicole Hamouche : a MAD talent hunter who subtly blurs the line between the business world and the uprising artistic Lebanese scene

Could you describe to our MADers community your professional and  personal background and how you became talent hunter at MAD?

My academic background is Economics and Finance and Political Sciences; I was into investment banking (Mergers & Acquisitions) and private equity for long years and now work as an independent consultant. I also started writing out of Paris for l’Orient le Jour and le Commerce du Levant, about Lebanese inspirational initiatives or endeavours there, be them related to culture, entrepreneurship, etc. And when I came back to Lebanon – 13 years ago – writing and journalism have become an increasingly important part of my activities, mostly shedding light Lebanese success stories and on socio economic and cultural issues as well as on civil society debates, that are shaping the environment we live in. It is the same drive of shifting attention onto voices that matter and of contributing to inspirational endeavors and bridging human experiences, that fuels both my advisory and journalistic undertakings. My passion for literature and writing and for living arts i.e. theater, cinema, etc have also a major place in my life – I write literature as well; it is essential for me.
A friend spoke to me about MAD; I immediately felt I should write about them as I loved the concept. I proposed the subject to a magazine I contributed to and they said OK. I sat with Rima at length and we chatted; there, we saw other collaboration opportunities. I mentioned to her a few up-and-coming designers and artists I liked whom I had been following for a while or whom I had discovered more recently; and she proposed I fill concise but very dense forms about myself and about those which I considered potential talents. I guess the ones I thought of or proposed corresponded to MAD’s mindset and universe. So here I am. And I believe I am also personally very much in line with MAD being myself French and Lebanese, bridging two and more cultures, like MAD and the Yacoub sisters.

How do you find the MAD talents? What are your criteria and process?

In my daily life, my work both as consultant and journalist, I come across very interesting innovative initiatives and inspirational and daring people, whether entrepreneurs or artists or creatives. I also mentor startups; and participate as a speaker or as a guest to events and conferences which bring together such crowds where I meet young or less young – but young minded – talented and fierce individuals. But most of all I think it is my curiosity for all what is around me and for humans and their journeys, which makes me discover talents. Basically, life brings me in contact with them: on a hike, in a yoga or a dance class, while travelling etc. I go to theater plays, to music concerts, I work in coworking places, I love people and speak to them. I am attracted to beauty, to difference; I am enthusiastic about enthusiasm, creation and expression. When something draws my attention, when I like something, I say it and I ask questions, if it brings up any.

The criteria that I have between me and myself are not a specific set; I rely more on flair and intuition for this. However, I have a few guidelines for me: I check young or less young creatives/artists who have already put something out there i.e. who are not at an idea stage but have already produced something, a jewelry collection, a music album or have played in a concert; if they have a kind of track record as we call this in the business world; also, if they have had some international exposure or recognition somehow which also confirms that they have the potential to cater to non local crowds. But first of all, their design/product, etc and their energy has to appeal to me; to touch me…. Then, I also have to feel their passion and their inner drive to create; the vitality and the breath that is needed to pursue a journey… I need to feel the human connection, the esthetics, and the universal touch – not purely oriental or Lebanese – that which could speak to like-minded or like-sensitive persons anywhere in the globe.

Can you tell us more about your city/country and the creative industry as a whole in Lebanon? Which is your favorite area?

Beirut scene but also generally speaking Lebanon is buoyant with creativity. Not only is Beirut extraordinarily dynamic but very interesting initiatives are also arising from Tripoli, for instance. The second city has a lot of culture; it is maybe more earthy and less vocal then the capital. Initiatives are burgeoning everywhere in Lebanon.
In terms of sectors, designers: fashion designers were the ones who emerged the earliest, then, jewelry designers and then product designers. Now, it has exceeded design and fashion. Theater, music, cinema; animation and graphic design, lighting, etc, you name it. The youth are creating, all the time. I guess this is what happens in the aftermath of wars and also in uncertain and unstable environments like ours; creativity is multiplied as it is the only way out. People need to express; they need to find a leeway, outside of a system that is somehow choking and at times, numbing.
What most of those designers have in common is a “blend of modernity and tradition, of East and West, the magic of a hint of nostalgia with the ardor of the present…” as I wrote in one of my articles, which draws Western interest and not only regional interest. Most, and especially the younger generation, are committed to preserving local craftsmanship which also makes a difference in the end product as well, in an increasingly global industrialized and undifferentiated environment. Their products often blur the line between art, craft, and design; a lot of fusion creations, free from structures of categories; which also appeals to current tastes.

A younger nevertheless very dynamic scene is the music scene. I very much believe we will see Lebanese names booming on the international scene. I mean Lebanese origins, as again those groups are more global; not necessarily with a marked Lebanese identity. They happen to be from here; which is for sure meaningful – all what we carry and what agitates us, being from here. And music is a universal language which makes it also easily exportable; more easily than theater for instance, since most of our theatrical and literary production which is also very rich is in Arabic, hence limiting its reach. Then comes the audiovisual digitalized realm where we also seem to have an edge and a young talented generation and photography, a lot of young talents.

What is it in MAD that you relate to? Or why join the MAD community?

I relate to the love of creativity, in all its forms; the love of music, of art, of beauty; to the youth and community spirit that is looking to contribute and endeavor, incessantly; and to MAD’s multicultural, cross-border mindset; to their underlying mission also of bringing people together, bridging several spaces, worlds, etc. I myself have lived in Europe and in Lebanon, have travelled and have diverse centers of interests; what fuels me is the human connection and encounters and the creativity and projects that are triggered and favored by the latter.
I came back to Lebanon after many years in France – 14 – with the desire to contribute my part to this part of the world and share its beauties as I am continuously amazed by the talent and the drive I see here. As an independent consultant and journalist, I am always in an alertness state to discover talents, to shed light on, and accompany Lebanese creativity and inspirational success stories. Initiatives and creativity, human connections fuel me – “Freedom is initiative” says a French woman philosopher that I like a lot. I guess my proximity with the field combined to a certain sensitivity – I think – give me the flair to detect impactful talents, initiatives and change makers which makes me a potential “talent hunter”. My passion for creativity and storytelling – as a writer myself – as well as an innate curiosity for life, for beauty, for experiences make me an enthusiastic MAD talent hunter. Also, I related right away to the Yacoub sisters as I call them; and I very much believe in this energy flow between people; an intuitive connection. Voilà

What are your favorite artistic discoveries of the moment?

My artistic discoveries of the moment are a few designers such as Roula Dfouni whom I have accompanied in working out her expansion and financing strategy. Roula who has recently changed her brand name to Minimalist is at the crossroads of fine jewelry and fashion jewelry and combines noble material: silverwork and semi-precious gemstones with rough unfinished effect which creates conceptual and expressive pieces. At affordable prices. She has drawn interest in Europe and Asia, from where she got some orders, including Japan and China.

I love Nour Najem also whom I have been following for a while, for her design and her spirit. She has a contemporary luxury ready to wear brand that blends architectural, minimalist yet fluid lines with an oriental heritage touch. To me, the brand is very feminine whilst modern. And I am personally sensitive to the inclusion of hand-made fabrics and hand-made details; it does make the difference. We say that elegance and the devil lies in detail. Furthermore, this artisanal work is undertaken by underprivileged women. The preservation of artisanal craftsmanship and of soulfulness is also essential to Nour Najem.

In music, I have discovered recently an amazing drummer, Walid Tawil, who’s not a new comer though – a big name but I came across him in clubs here lately – and who plays in jazz clubs in Lebanon but also abroad with top notch musicians; I also discovered Chantal Bitar a young tarab singer, which voice and presence makes you love tarab; revisiting traditional heritage with youth’s sensitivity and modernity creates a whole new experience; I loved it.

In terms of visual arts, I was very sensitive to Zena El Khalil’s exhibition and work in the scope of her exhibition Sacred Catastrophe – Healing Lebanon and to her journey both as an artist and as an individual… Can we really separate both? I also like her writing, some short stories. She has some plans cooking as well in terms of art and community; and I like this intertwinement; art that is close to the people, that engages them directly. I was also very moved by Dania Bdeir short feature, In White, which I have visualized privately as I met Dania by pure coincidence in a café and we chatted. I loved the feature, hadn’t realized it was a short one and wanted more of it, was awaiting for the “suite”. Then I realized it was a short feature; she won several awards.
There are also superb architects, photographers, multidisciplinary people, increasingly so actually that I discover – that are not all necessary very young i.e. 20’s but 30’s or 40’s or even over 50’s but whose talent is ever blooming and some who have come to art at mid life – but we don’t have space here to speak of all my passions and discoveries. It might be the opportunity for another article…

About Nicole : She’s a consultant, a journalist and a writer, with strong affinities with art and culture, the creative and the digital economy, social entrepreneurship, media and communication, humanities, architecture, sustainable development and ecology, etc. Passionate about creativity in all its forms; constantly exploring and discovering; driven by connections and encounters. Her articles are published in various media: l’Orient le Jour, l’Agenda Culturel, Libnanews, l’Officiel Levant, l’Orient Littéraire, Le Commerce du Levant, Papers of Dialogue, World Environment… Her blogs within Agenda Culturel and within Mondoblog-RFI by the name of Pensees de Beyrouth.

MAD at Le Parks 360

On vous parle souvent de nos artistes et des collaborations marques, mais comment ça se passe en coulisses ?

#LeParks360 en est un très bon exemple de collaboration entre artistes MAD et marques: en Octobre dernier, nous avons créé, en collaboration avec Skyboy, une super startup, une expérience immersive créative inédite, au coeur de Parks, dans le 19ème arrondissement de Paris.

Le Parks 360 est une expérience digitale immersive surprenante réalisée en Overlap Reality, une technologie brevetée par Skyboy.

Pour ce projet réalisé pour le promoteur immobilier Altarea Cogedim, MAD a créé le contenu artistique de A à Z de six séquences vidéos réalisées le long du Boulevard Mac Donald.

 

Dans cette création artistique très MAD, six performances artistiques y mettent en scène :

  • de la danse Hip Hop à 360°avec notre artiste Shynis et ses danseurs du studio Nilhanti
  • le champion du monde de basket freestyle Brisco en pleine action,
  • une chorégraphie originale d’un couple qui se déchire et se retrouve de notre collectif La Tendre Meute
  • un conte de Noêl pour les petits et les grands
  • le premier ascenseur extraterrestre mis en service par une fausse startupeuse du Cargo, Maud Ferron, de la Tendre Meute

Enfin, les passants pourront également découvrir un gouffre vertigineux en trompe-l’oeil créé en direct autour de vous par le graffeur Raphe de Haut en couleurs !

Comment ça marche ?

  • Téléchargez l’application Le Parks 360 avec votre smartphone ou votre tablette
  • Positionnez-vous sur l’un des 6 points de visionnage situé boulevard Mac Donald le long du Parks
  • Lancez l’expérience avec votre smartphone ou votre tablette

Pour un premier aperçu en images, voici un teaser de ce qui vous attend sur place.

Avec ce nouveau projet de création d’expérience en réalité augmentée pour le groupe immobilier Altarea Cogedim, MAD marque un grand pas dans l’alliance entre les arts et les dernières innovations digitales.

Une fois de plus, MAD concrétise notre vision de l’industrie artistique: permettre l’émergence de talents artistiques en mettant leurs projets en relation avec d’autres acteurs de notre écosystème. MAD allie le digital et le réel au travers d’expériences artistiques uniques.

Et comme en témoigne si bien la vision des fondateurs de Skyboy “si on superpose au monde que l’on traverse tous les jours une image créative qui le met en mouvement, ceux qui s’y plongeront sauront à nouveau le regarder, l’aimer et le protéger.

Mais qui est Manuela Morgaine ?

LES DÉBUTS D’ENVERS COMPAGNIE


Peux-tu présenter ton parcours et tes réalisations auprès de notre communauté de MADers ?

Depuis 1991 je dirige Envers Compagnie, qui réalise des œuvres pluridisciplinaires, autant de cinéma, d’installations, de performances, de créations radiophoniques, de littératures, de théâtre et d’opéra. Écrire et inventer des formes pour représenter un monde de rechange au nôtre est sans doute ce qui m’anime au jour le jour depuis toutes ces années. Envers Compagnie parce que je ne vais pas souvent dans le sens de la marche, que j’essaye de créer en dehors des sentiers battus et complètement en dehors des institutions de production traditionnelles. Ce qui pourrait lier toutes mes réalisations entre elles, c’est le désir de transporter le spectateur, le lecteur, l’auditeur, dans une quatrième dimension, qu’il voyage à la fois dans des temps très archaïques, qu’il ait l’impression d’être plongé dans un univers mythologique, et en même temps qu’il soit au contact d’une forme contemporaine innovante.

ÉMERGENCE DE TA DÉMARCHE ARTISTIQUE

Quel est selon toi le fil d’Ariane qui a guidé l’ensemble de ton œuvre jusqu’à présent ? Comment es-tu parvenue jusqu’au projet ORAKL ?

Le fil d’Ariane qui m’a guidé au Minotaure, c’est à dire mon labyrinthe artistique présent… C’est une recherche constante qui gratte l’étoffe qui nous constitue. De quoi sommes-nous faits ? À quoi rêvons-nous ? Pourquoi représentons-nous ? Comment fabriquer de la mémoire à partir de notre propre archéologie personnelle ? Et surtout comment rendre compte du monde qui nous entoure, comment en être le reflet sans en être la copie ? Pour cela mon travail n’est pas réaliste, il ne donne pas à voir à lire ou à entendre le monde tel qu’il est mais tel qu’il peut surgir dans nos rêves ou nos cauchemars, tel qu’il surgit en un minotaure précisément au fond de notre labyrinthe mémoriel et sensoriel personnel. Si je remonte le fil de mon histoire, et que je tends ce fil depuis mes origines jusqu’à mon horizon, cela donne quoi ? Je suis arrivée au projet ORAKL parce qu’étant profondément athée et étant non moins préoccupée par les questions du sacré, je me demandais ou pourraient aller toutes celles et tous ceux qui comme moi voudraient se recueillir quelque part, ou questionner ce sacré quelque part dans la ville ailleurs que dans une église, une synagogue ou une mosquée. Lorsque je suis arrivée à Delphes, tout en haut de l’Olympe en Grèce et que j’ai découvert ce lieu consacré à la Pythie qui délivrait de là-haut ces oracles, au fin fond d’une antre, une cavité dans la roche, je me suis dit qu’il fallait réinventer un lieu de ritualisation en pleine ville où les habitants pourraient venir poser des questions, réfléchir, se recueillir. D’une certaine manière, une œuvre d’art à mon sens joue toujours ce rôle-là, de transcendance, de sentiment de dépassement du réel que ressent celle ou celui qui la visite.

DESCRIPTION DU PROJET ORAKL

Pourquoi tiens-tu à réaliser le projet ORAKL ? Que représente-t-il ? Quel est son enjeu culturel, sa portée symbolique ?

Je tiens à réaliser ORAKL tout d’abord parce que cela fait depuis 2003 que ce sujet me fascine. Si cela me tient en haleine depuis si longtemps malgré tous les obstacles rencontrés sur mon chemin pour le réaliser, c’est bien que l’enjeu est très très grand, pas seulement pour moi, mais pour celles et ceux qui viendront le visiter. Je pense que nous sommes nous tous, les artistes, doués de beaucoup d’intuition. Nous savons intuitivement ce qui fait écho au monde.
L’enjeu culturel de l’ORAKL, c’est précisément de revenir à une culture très très ancienne, païenne, qui dépasse même les lieux où prophétisaient la Sibylle de Cumes en Italie, la Pythie de Didyme en Turquie ou de Delphes en Grèce. Cela peut être assimilé à l’expérience que vivaient ceux qui se rendaient à la Bocca della Verita (Bouche de la Vérité) à Rome pour déposer les mensonges des citoyens, ou à des rituels très très contemporains comme celui des Arbres à vœux japonais, du Mur des Lamentations à Jérusalem ou tout un chacun dépose un vœu ou une prière, et même à la pratique des cadenas accrochés à des ponts parisiens…
La portée symbolique d’ORAKL, c’est sa forme de Porte. Si j’ai choisi une porte plutôt qu’une bouche, un labyrinthe ou une grande cavité dans la terre comme à Delphes, c’est parce que la vision de la Porte des Enfers de Rodin, ou celle des Fausses portes des morts Égyptienne qu’on peut voir au Louvre m’a semblé être la forme la plus évidente pour la transmission d’une parole qui ouvrirait un au-delà. Derrière la porte, il y a toujours ce qu’on ne sait pas, ne connait pas et ORAKL dans ses réponses devrait permettre une expérience de franchissement de cette porte fermée sur notre présent et à la fois, comme la porte orakulaire est en glace, une vraie expérience du Miroir.

Peux-tu nous décrire l’expérience que vont vivre les personnes qui consulteront la porte-parole ?

Celles et ceux qui consulteront la porte-parole intitulée ORAKL vont entrer dans un espace ritualisé. Délimité sans doute par des torches de feu. Elles/ils entreront un.e à un.e dans cet espace où se trouvera la porte et le socle des questions. Guidés par un Maître de cérémonie qui leur expliquera toutes les modalités de l’expérience orakulaire, dans un premier temps le consultant montera sur le SOCLE DES QUESTIONS qui sera en résine transparent. Il posera ses pieds dans les empreintes de pieds qu’il verra gravés sur ce socle. Il parlera dans un micro de manière à ce que sa question soit entendue par tous les spectateurs présents. Il fera face à la porte. Dans un délai de 30 secondes au plus, ORAKL lui délivrera sa réponse audible par lui et par tous. La porte-parole s’éclairera à chaque délivrance d’oracles. Puis il laissera sa place au consultant suivant.
L’expérience durera une nuit et un jour, du coucher au lever du soleil.

TA VISION DE MAD

Pourquoi as-tu rejoint la communauté MAD ? Parle-nous de ton côté MAD !

Je pense que mon projet ORAKL et sa folie monumentale – 8 mètres de haut, 15 tonnes d’eau, 4 mois de construction, 15 ans de gestation -, sa durée d’une nuit un jour et le fait qu’il fonde dès le lendemain, sa nature folle suffit à justifier que j’ai rejoint la communauté MAD non ?

Pareil pour mon MAD side : je dirige Envers Compagnie qui travaille à contre courant et sous toutes les formes possibles ou impossibles ; j’ai passé dix ans à produire mon long métrage FOUDRE qui s’est tourné sans production dans neuf pays du monde avec un chasseur d’éclairs, 2 agriculteurs, 1 danseuse en fauteuil, 23 nomades de Syrie qui ramassent des champignons aphrodisiaques sur des terrains militaires dans le désert de Cham ; j’ai traversé la mer à la nage pour rejoindre une île en pleine nuit par amour parce que je n’arrivais pas à attendre le premier bateau du matin ; je travaille autant avec mon coeur, ma salive, de la terre glaise, de la glace, ma caméra, mon ordinateur, mon stylo plume, mon micro ; j’ai engagé un pingouin pour traverser la scène d’un spectacle sur Blanche Neige pendant lequel il a fallu faire du Tai-Chi avec sept personnes de petites tailles ; je suis engagée jour et nuit, corps et âme, par l’idée qu’il faut recoudre le pantalon du monde qui est infiniment troué… donc j’ai du pain sur la planche et là je vis sur un bateau sur l’eau et je viens d’avoir mon permis fluvial et côtier pour pouvoir explorer de nouveaux mondes avec mon chat à qui je viens d’acheter un gilet de sauvetage… je continue l’énumération ?

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