January 2018

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Amy Camara: une voix soul pleine de naturel et sa troupe Bambino Jumbo pour un cocktail pop-rock-électro totalement atypique

Amy Camara InterviewPeux-tu présenter à notre communauté de MADers d’où tu viens, ton parcours et comment tu es devenue la chanteuse soul alternative Amy Camara que nous avons eu le plaisir d’écouter à la quatrième édition du Live with MAD ?

De base je ne viens pas du tout d’un environnement artistique. Ma famille travaille dans la comptabilité et je suis issue d’une formation scientifique. J’ai commencé la guitare pendant le lycée et ce n’était pour moi qu’une façon de m’évader du quotidien trop rigide de chez moi. C’est pendant mes années fac que j’ai découvert ma voix en accompagnant une amie sur des scènes, bars, concerts. J’ai toujours aimé la musique et les voix soul, profonde à la Amy Winehouse ou Selah Sue.

Quelles sont tes sources d’inspiration ? As-tu des artistes qui t’influencent particulièrement ?

Je dirais que toutes les voix soul m’inspirent que ce soit celle d’Amy Winehouse ou la voix d’Alex Turner, ces artistes ont une précision et une finition qui me donnent des frissons. Après de manière globale, je suis tombée amoureuse d’un groupe pop/rock psyché “Sticky Fingers”. J’aime aussi beaucoup le groupe “Hiatus Kayote”.

Tu as un style défini comme soul, pop, rock alternatif, afro et électronique… Tu es également accompagnée de la troupe d’artistes musiciens BAMBINO JUMBO… Comment êtes-vous parvenu à créer l’alchimie de tous ces styles ?

L’alchimie a était une longue expérimentation que l’on continue encore. Tout d’abord moi j’aime travailler avec le contraste. Avec ma voix que je considère soul, je cherche justement des sonorités qui vont contraster cette voix.
Félix au clavier, Basile à la basse et Paul à la guitare ont des notions d’harmonie qui permettent de trouver le bon son, l’ambiance. Ensuite Théo le batteur crée le ciment en trouvant la rythmique qu’il faut pour que ça pète au bon moment. On a tellement d’influences diverses entre nous qu’on a réussi à trouver cet équilibre.

Quel est l’esprit de ce projet musical “solaire” selon toi ?

Je pense que c’est le fait que ça puisse parler à plein de gens. Il y a quand même un aspect assez pop dans notre musique. Et puis dans mes textes, je parle de thèmes qui sont communs à plein de gens comme l’anxiété ou les complications amoureuses.

Peux-tu nous parler de tes prochains projets artistiques pour 2018 ?

L’objectif c’est de sortir notre EP d’ici fin 2018.
On a plein de projets de single de vidéos, clips… on a hâte de vous montrer ça !

Peux-tu nous parler de ton expérience de la communauté MAD et ce qui t’a amenée à nous rejoindre ?

De base, je n’étais pas censée jouer avec MAD. C’est un ami à moi qui m’a appelée pour que je le remplace en urgence (Louis J). C’était un peu la folie car mes musiciens n’étaient pas tous dispos, on a dû trouver un arrangement guitare/voix sur deux de nos morceaux. C’était un peu stressant mais l’équipe est juste fantastique, on se sent comme à la maison une fois le live passé. J’ai rencontré plein d’artistes danseurs, chanteurs mais aussi des ingénieurs son…
On est vraiment reconnaissant envers toute l’équipe de MAD. Ce sont vraiment des gens bien qui sont là pour les artistes émergents comme moi.

T2I : Un hip hop électronique et minimaliste très fruité d’origine guyanaise

T2i Vem Ca InterviewPeux-tu présenter à notre communauté de MADers d’où tu viens, ton parcours et comment T2I a vu le jour ?

Je suis originaire de Guyane et j’ai longtemps vécu à Reims pour atterrir récemment en région Île-de-France. Cette passion pour le son a vu le jour une après-midi de novembre 2006, quand des amis d’enfance et moi-même avons découvert notre attirance pour la création musicale.

As-tu des références artistiques de prédilection ? Quelles sont tes sources d’inspiration ?

Pharell Williams, Stromae, Kid Cudi et Missy Elliott sont des artistes avec des univers qui me parlent beaucoup. Les sonorités créoles m’inspirent énormément, Kassav, Buena Vista Social Club principalement.

Peux-tu nous en dire plus sur ton univers “fruité” et la genèse de ton style Hip Hop aux sonorités électroniques minimalistes ?

Le DIY et mes influences m’ont mené jusqu’à cela. Mais le fruit est encore jeune. Tout reste à explorer. Propagez le fruit et nous en reparlerons dans quelques années.

Peux-tu nous parler de la création de ton dernier titre “Vem Cá” que nous avons eu le plaisir d’écouter en avant-première au troisième live with MAD… Quelle est son histoire et comment l’as-tu mis sur pied ?

La création de ce titre a commencé après qu’un pote m’ait tagué sur un post en me disant que je ressemblais à Seu Jorge (que je ne connaissais pas encore). Pour la petite histoire, j’ai vu Seu Jorge sur scène un peu avant ça sans savoir qui c’était. Du coup après l’identification de mon pote, j’ai été chercher et je me suis rendu compte de la notoriété de l’artiste.

Peux-tu nous parler de tes projets artistiques pour 2018 ?

Je suis en pleine préparation d’un EP pour fin 2018.

 

Peux-tu nous parler de ton expérience de la communauté MAD et ce qui t’a amené à nous rejoindre ?

MAD fut une bonne expérience. C’était ma première performance sur un plateau TV (web) et donc une très bonne configuration pour un 1er live de “Vem Cá” sorti peu de temps avant. Longue vie à MAD.

MAB : Deux frères prometteurs sur la scène du nouveau rap rock français !

MAB EP Focus InterviewPouvez-vous présenter à notre communauté de MADers d’où vous venez, votre parcours et ce qui est à l’origine de la création du groupe MAB, son essence ?

Gabriel: Nous sommes deux frangins de 20 et 23 ans : Gabriel et Hadrien Mabilat.

On a toujours plus ou moins été fourrés dans les mêmes projets, depuis tout petit. On faisait les mêmes conneries, puis les mêmes dessins, puis les mêmes sports. La musique, curieusement, c’est venu assez tard. J’ai commencé le piano a 6 ans mais j’ai bien mis 5 ou 6 ans à convaincre Hadrien de faire de la guitare. Quand ça s’est fait, on a fondé des groupes de rock avec lesquels on a beaucoup tourné sur Paris –on avait 12 et 15 ans quand on a fait l’Elysée Montmartre pour la première fois. On pense vraiment que c’est la ferveur de la scène qui nous a convaincu d’en faire un métier, le plus beau du monde.

Enfin, il y a deux ans, on a voulu tout reprendre à zéro en fondant un projet dont on serait le noyau, et pas des membres parmi d’autres. On a donc fondé MAB.

Qu’est-ce que cela vous apporte d’être frères dans votre démarche artistique ? Est-ce plus facile, plus difficile ?

Hadrien: Les deux ! La fraternité créée des problèmes qui n’existe dans aucune autre relation. Du coup, on se retrouve à régler des problèmes psychologiques qui n’ont a priori rien avoir avec la musique pendant qu’on travaille ensemble. Mais la fraternité donne aussi des solutions qu’aucun ami ou collègue ne peut offrir. On a des affinités biologiques, un feeling commun de base. Et c’est un élément de stabilité, de solidité. Enfin, on se fait profondément confiance.

 

Quelles sont vos sources d’inspirations et vos artistes de référence ?

Gabriel: Nos influences vont du jazz à l’électro en passant par le rock, la chanson et le rap.

Hadrien: Mais il y a quelques artistes qui sont des icônes pour nous : Rage Against The Machine, Eminem mais aussi des gars plus récents comme Stromae.

D’où tirez-vous votre énergie sur scène ? Quel est le message porteur de vos textes ? Quel MAB’s way of life souhaitez-vous diffuser ?

Hadrien: La vie est brève. Un passage sur scène aussi. Si tu veux profiter de l’un ou l’autre et en faire profiter les gens qui y assistent, tu dois faire parler cette énergie viscérale qu’on renferme tous plus ou moins.

Gabriel: On promeut le fait d’être actif. Il y a beaucoup trop de causes au nom desquelles se battre, d’art et d’œuvres intellectuelles à découvrir, de défis à relever, pour se contenter de subir sa vie paresseusement. On pense que notre musique peut stimuler, donner la patate.

Vous affirmez être des “gentils garçons” en pleine “adolescence musicale”… est-ce toujours le cas ?

Gabriel: On est des ados musicalement parce qu’on cherche encore notre identité. L’adolescence c’est un moment de ta vie ou cette identité est en crise et où tu te poses des questions existentielles : qui j’ai envie d’être ? à quoi je veux ressembler ? qui est-ce que je ne veux surtout pas être ? Tu cherches, tu te trompes. On en est là. Et si nos prévisions sont exactes, le troisième EP sera celui de la sortie de la puberté.

Hadrien: “Gentils garçons” car on ne provoque jamais pour rien. Il y a forcément quelque chose derrière.

Pouvez-vous nous présenter vos prochains projets artistiques ?

Gabriel: Tel qu’on voit les choses actuellement, on va diviser notre création en deux volets cette année. D’un côté, on va faire une petite mixtape digitale où on va continuer à expérimenter, faire des feats, et sortir un morceau tous les deux mois max. De l’autre côté, on va composer avec tous les moyens nécessaires l’EP le plus ambitieux qu’on ait réalisé depuis le début de notre carrière. On a déjà beaucoup d’idées.

Hadrien: Peut-être même trop.

Vous êtes les grands gagnants de la Talent Hunt à la MAD session du Palais des Congrès… Comment vivez-vous cette nouvelle reconnaissance artistique ?

Hadrien: On a été très heureux de gagner ce tremplin. Cette victoire symbolise pour nous une double validation de notre projet. D’abord, cela signifie que notre performance scénique du Palais des Congrès était à la hauteur des attentes du jury. Ensuite et surtout, c’est la crédibilité professionnelle générale de MAB qu’ils ont validé.

Gabriel: MAD et MAB, avec des noms aussi proches, ne peuvent faire ensemble que des grandes choses!

SHABY : une étoile montante précoce de la Soul !

Shaby_The Voice_ InterviewPeux-tu présenter à notre communauté de MADers d’où tu viens, ton parcours et ce qui t’a amenée à devenir la chanteuse soul SHABY que nous connaissons tous un peu mieux aujourd’hui ?

Je suis née dans une banlieue parisienne au milieu de musiciens et de chanteurs. Mon père est maître de chœur et mes sœurs chantent avec moi à l’église des chants spirituels et du gospel. Toute ma vie je l’ai passée entre les prières, la musique et la danse. Grâce à mon père, j’ai pu travailler ma voix, rencontrer certaines personnes qui m’ont permis de me développer techniquement et d’apprendre à être à l’écoute des autres (en chorale)… C’est à ce moment là que j’ai trouvé ma place de soliste et donc de chanteuse. Pendant mon adolescence, j’ai expérimenté beaucoup d’univers musicaux : je suis passée du rock au classique puis du rap à la musique pop-variété ; tous ces styles ont été pour moi essentiels en fonction de mes humeurs et des saisons. J’ai par la suite développé ma danse dans des battles hip hop urbaines ce qui m’a amenée à me rapprocher de mes racines (l’Afrique et les Antilles) et à être la femme que je suis aujourd’hui, à comprendre mon Corps, mon Âme, ma Musique, ma Soul…

À l’âge de 10 ans déjà tu enregistres ton premier titre “Plus près de toi”, vendu à plus de 50 000 exemplaires. Ton deuxième titre “Ton amie” paraît peu de temps après en 2007 et te mène tout droit dans le canapé rouge de l’émission “Vivement Dimanche” alors animée par Michel Drucker… Quel souvenir et quel enseignement gardes-tu de cette expérience et de cette ascension précoce ?

Cela m’a appris énormément de choses car j’ai grandi dans un monde d’adultes très tôt mais ce que j’en retiens c’est que tout peux aller vite comme son inverse, et peu importe au final la vitesse à laquelle on atteint ses rêves, le principal est de vivre l’instant présent avec simplicité. C’est ce que je vis aujourd’hui, je vis ma vie de femme, d’humain, d’artiste en savourant chaque instant.

Après avoir séduite les 4 membres du jury de la saison 6 de The Voice avec ton interprétation du titre “Natural Woman” d’Aretha Franklin, tu parviens jusqu’à la demi-finale du télé-crochet… En quoi cette émission a contribué à construire ton jeu de scène ? Quelles recommandations souhaites-tu partager notamment auprès de ceux qui envisagent de participer aux prochaines saisons de The Voice ?

The Voice m’a permis de mettre en image l’artiste que je souhaite devenir à vitesse grand V. Je pense que chaque personne vit cette experience de manière subjective en fonction de sa vie, de son quotidien, de son ambition… c’est ce qui fait le charme de ce télé-crochet. Le seul conseil que je puisse donner c’est de toujours rester soi-même, de savoir ce que l’on souhaite montrer à l’ecran et surtout aller au bout de son ambition tout en profitant de chaque instant avec les autres, les équipes etc…

Peux-tu nous parler de tes prochains projets artistiques ?

Je travaille actuellement sur un album qui me tient énormément à cœur car il sera fait à 70% par moi ce qui est une première. Je serai sur plusieurs dates de concert en 2018 afin d’emmener le public avec moi avant l’arrivée du “nouveau-né” lol !

Peux-tu nous parler de ton expérience de la communauté MAD et ce qui t’a amenée à nous rejoindre ?

Après avoir reçu le mail d’invitation, je suis allée voir les vidéos. L’ambiance générale du plateau est sublime, assez intime et rassurante. De plus, j’ai tout de suite adhéré au projet et aux principes de MAD ; c’est frais et nouveau ! J’ai passé un agréable moment en compagnie de toute l’équipe !