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Talent Hunt du printemps 2018 : Apply Now!

Talent Hunt spring 2018 apply nowHello les MADers !

#YOURTALENT Nous sommes à la recherche des talents artistiques de demain dans l’ensemble des industries créatives*. C’est le moment de faire le pas !

#DEADLINE Tu as encore jusqu’au 26 avril pour t’inscrire à la Talent Hunt du printemps 2018 et avoir la chance de faire partie des 3 finalistes de la MAD session de juin.

#HOWTOSUBSCRIBE Soumets ton projet artistique au MAD gang en cliquant –>ici<–

#BEMAD Laisse libre cours à ton imagination. Nous retiendrons les projets les plus aboutis mais surtout les plus hors-normes !

*(musique, danse, théâtre, standup, peintures, dessins, sculptures, photographie, réalisation et scénario, art numérique, art-science, écriture et édition, design, mode et bien d’autres)

 

Tout savoir sur la Talent Hunt du printemps 2018 !

Talent Hunt Competition#WHAT La Talent Hunt est notre grand concours artistique dédié à l’ensemble des industries créatives que nous organisons à Paris et Beyrouth. Tous les profils sont admis même (et surtout) les plus fous ! 5 finalistes auront la chance d’être sélectionnés, la crème des nouveaux talents artistiques émergents ou confirmés, pour participer à la prochaine MAD session de juin 2018 !

#WHEN La troisième Talent Hunt est ouverte ! Vous avez jusqu’au 26 avril 2018 pour soumettre vos candidatures !

#HOW Pour soumettre votre candidature, inscrivez-vous en cliquant –> ici <– et surtout BE MAD, on compte sur vous!

#WHERE Stay tuned, le lieu de la finale sera bientôt dévoilé. Tu veux savoir à quoi ressemblait la dernière MAD session ? Regarde l’aftermovie du Palais des Congrès !

#ANDTHEN Le(e) gagnant(e) de la MAD session se verra attribuer un prix d’une valeur de 1500 €.

#HOWMADAREYOU Nous aimons les talents hors normes, les extra-terrestres et les précurseurs alors n’hésitez plus si vous avez la fibre artistique et que vous cherchez encore un lieu d’expression. C’est le moment de vous lancer !

Nella Fauve : une artiste peintre d’origine tchèque influencée par le fauvisme devenue montmartroise d’adoption

Nella Fauve InterviewPeux-tu présenter à notre communauté de MADers d’où tu viens, ton parcours et ce qui t’a amenée à devenir artiste peintre sous le nom de NELLA FAUVE ?

Aussi longtemps que je me souvienne, l’art a toujours fait partie de ma vie. J’avais 9 ans lorsque j´ai montré mon travail pour la première fois dans l’exposition collective d’une école d’art pour les enfants. C’est à ce moment-là que je suis tombée amoureuse du monde artistique, et où mon activité extra-scolaire s’est transformée en cette passion qui m’accompagnera toute ma vie. À 15 ans j’ai intégré le Lycée des Beaux-Arts et de Design de Prague, la capitale de la République tchèque où j’ai passé les 22 premières années de ma vie. Ensuite, j’ai continué mes études d’art à l’université de Charles de Prague.
Après 3 ans dans cette faculté, j’ai commencé à voyager, j’ai rencontré le grand amour, un musicien, avec qui je me suis installée à Paris, dans le quartier de Montmartre. Vivre sur la butte était mon rêve d’enfant, depuis que je l’avais visitée à l’âge de 6 ans.
Avant de m’installer à Paris, je manquais d’inspiration et je savais que je n’allais la retrouver qu’à Montmartre. La première année était difficile mais ce fut tout de même une belle expérience, une vraie vie de bohème et cela m’a permis de puiser de nouvelles énergies pour m’inspirer. Un nouveau style a commencé à émerger dans ma peinture et je sentais que ceci deviendrait une période marquante de mon œuvre. C’était tout de même compliqué dans ces conditions d’exercer mon métier et j’ai finalement été ravie de trouver un endroit où construire une vraie vie aux Abbesses.

As-tu des références artistiques majeures ? Quelles sont tes sources d’inspiration ?

Dans ma technique, je m’inspire de l’expressionnisme. Je travaille avec des peintures acryliques qui ont aidé, avec leur apparition et leur nouvelle possibilité créatrice, à inventer ce nouveau style dans la première moitié du XXe siècle. La peinture au couteau, qui est ma technique principale, est aussi très utilisée dans ce style.
Au niveau de ma palette, je suis clairement inspirée par le fauvisme, mais aussi par l’Art nouveau.
Des influences directes des grands maîtres comme Henri Matisse, Gustav Klimt, Amedeo Modigliani, Paul Gauguin, Henri Manguin, le groupe Die Brücke ou bien certaines périodes de Picasso sont également décelables dans mes peintures.

Tu parles d’énergie féminine et de désexualisation du nu féminin dans ton travail… Peux-tu nous en dire plus sur ce que tu cherches à exprimer à travers tes tableaux ?

Je trouve que le sujet de nu féminin dans l’histoire de l’art, notamment dans l’art moderne et même contemporain, est assez monotone. La femme nue est toujours symbole de sexe, de sensualité, de maternité, d’amour, de tentation, de prostitution, de péché. Je cherche à montrer des valeurs supérieures à celles-ci, plus ésotériques qu’érotiques, plus vraies et au final plus intimes même. Je transforme les proportions corporelles, je peins avec des couleurs primaires et contrastées pour me débarrasser de l’idée de couleur de peau. Je veux montrer une femme à la fois simple et complexe, avec son énergie pure et claire, son énergie agressive ou calme, douce ou violente. Je veux dépasser le concept traditionnel de nu féminin et l’amener à un autre niveau.

Peux-tu nous parler de tes prochains projets artistiques ?

Je viens de terminer mon book d’artiste 2017 qui est disponible sur commande sur mon site www.nellafauve.art. Concernant l’année 2018, j’ai déjà prévu des expositions et bien-sûr des performances artistiques avec mon collectif d’artistes La Petite Bête.
Je travaille aussi sur un projet à long terme qui me tient à cœur ; l’idée est d’élargir le concept de La Petite Bête, passer d’un collectif à une véritable association ayant pour but d’aider les artistes montmartrois et autres à développer leurs projets. Il ne s’agit pas seulement d’aider et de protéger des artistes grâce à cette association mais aussi de leur offrir la possibilité de créer dans un espace de travail dédié et équipé. Dans ce lieu se dérouleront également des événements artistiques, des concerts, des performances, des pièces de théâtre et des expositions, un nouveau Bateau-Lavoir en quelques sortes.
Montmartre conserve encore aujourd’hui une âme exceptionnelle, mais ce quartier n’est plus le centre artistique de Paris. Je veux aider à y insuffler à nouveau la magie de la Belle Époque.

Peux-tu nous parler de ton expérience de la communauté MAD et ce qui t’a amené à nous rejoindre ?

Un Talent Hunter m’a parlé de la communauté MAD et m’a proposé d’en faire partie. Je suis enthousiaste par rapport à tous les projets de la communauté MAD et je veux absolument être présente aux prochains événements et participer à son développement. Une plateforme qui met des artistes et des amoureux des arts en contact, qui donne la possibilité de se faire connaître, de trouver des financements pour leur projet est une excellente chose qui fait vivre l’art. Et au-delà du concept de MAD même, c’est aussi tous les individus qui font partie de cette communauté, des gens passionnés, motivés, amicaux et des personnes de soutien !

 

Klotilde : une humoriste châteauphile provocatrice attirée par la scène parisienne

Peux-tu présenter à notre communauté de MADers d’où tu viens et comment tu en es venue à devenir humoriste sous ton nom de scène Klotilde ? Il y a forcément quelque chose de grandiose qui a dû se produire en toi… on veut tout savoir !

Je suis attirée par la comédie et le théâtre depuis très jeune. Comme beaucoup d’enfants, mes parents ont eu l’immense privilège (ironie) d’assister à de nombreux spectacles de magie, danse, sketchs dans le jardin de la grand-mère pendant les vacances ! Mon premier vrai rôle était “Manon des sources” en primaire. Ce rôle me tenait à cœur. Je m’étais d’ailleurs exercée pendant des heures à jouer la bande originale à l’harmonica dans ma chambre. J’avais collé des gommettes de couleur pour me rappeler de l’endroit où je devais souffler car je ne faisais pas de solfège. Je n’ai pas vraiment continué à faire du théâtre après ça car j’étais trop fainéante pour apprendre les textes… pauvre de moi. De manière générale j’ai toujours eu un goût certain pour les arts. Je me suis essayée à plusieurs d’entre eux : arts plastiques, danse, musique… mais mon défaut était de ne pas le faire jusqu’au bout. Dès que ça me demandait plus de travail que d’amusement je lâchais (damn it!). Participer à un projet artistique est cependant resté dans un coin de ma tête. Alors que je faisais des études de commerce, rien à voir avec le théâtre sauf peut-être le fait de jouer la comédie (pour mieux vendre :), nous avons eu l’idée avec des amis de monter une comédie musicale dans le cadre d’un projet associatif. C’est un projet que nous avons monté sur 1 an et dans lequel je me suis beaucoup investie (casting, écriture du scénario, mise en scène, direction des comédiens, chorégraphies…). Lorsque j’ai vu le résultat dans ce superbe théâtre du Trianon à Bordeaux, j’ai eu un déclic : il fallait que je fasse quelque chose d’artistique dans ma vie. Je ne savais pas comment ça allait se concrétiser mais j’en avais désormais la conviction. J’ai terminé mes études, j’ai voyagé et quand je suis rentrée… j’ai cherché un travail ! Une fois entrée dans la vie active, ça me démangeait de plus en plus, j’ai donc décidé de suivre une formation de théâtre d’un an en parallèle de mon travail. J’y ai écrit mes premières lignes puis mes premiers sketchs puis un premier One-Woman-Show “Klotilde élevée en plein air” qui a vu le jour en 2016.

Quelle est ta source d’inspiration ? As-tu des artistes fétiches ? D’où tires-tu l’énergie de ton spectacle “Klotilde élevée en plein air” ?

J’ai grandi avec les Inconnus, Elie Semoun, Nous C Nous. Je n’ai pas d’artistes fétiches mais j’en apprécie beaucoup et qui ont des univers très différents. Mon spectacle est en partie autobiographique. Je dis en partie car bien évidemment c’est très romancé… J’écris des choses personnelles (j’aime vraiment les châteaux), qui partent d’une vérité et je m’efforce de rendre cela “universel”.

Qu’est-ce qu’une châteauphile hippie peut bien trouver à un train de vie de parisienne ?

Klotilde vient à Paris pour dire “fuck” à ses parents en quelque sorte. Comme n’importe quelle jeune fille qui veut s’émanciper. C’est un peu de la provoque. Nourrie au bio elle passe au kebab. Du calme de la nature, elle passe à l’agitation urbaine. On envie toujours ce que l’on n’a pas. Les parisiens à l’inverse recherchent souvent l’authenticité (les bobos !). Ce spectacle ne fait en revanche pas de comparaison. Ce n’est pas l’histoire d’un indien dans la ville. On suit simplement des “moments” de la vie d’une jeune femme qui est au final pas hippie.

Que dirais-tu à Stéphane Bern s’il était devant toi, là maintenant !!

Pardonnez-moi je vais aux latrines (ça me laissera le temps de réfléchir sur le trône à ce que je pourrais bien lui dire !)

Peux-tu nous parler de tes prochains projets artistiques ?

Je prépare un second spectacle, du moins je commence à y penser, à réfléchir aux thèmes que j’aimerais aborder, quelles autres histoires je vais raconter… Je m’y mets maintenant car ça prend du temps d’écrire un bon spectacle. Sinon je réalise des vidéos humoristiques. Je pense avoir trouvé un concept sympa, maintenant il faut en faire quelque chose de bien !
Voici le lien pour les découvrir : https://www.facebook.com/pg/Klotildeeleveeenpleinair/videos/?ref=page_internal

Peux-tu nous parler de ton expérience de la communauté MAD et ce qui t’a amené à nous rejoindre ?

On m’a proposé de participer au Live with MAD c’est comme ça que je me suis intéressée à la communauté. J’étais en contact avec une personne de l’équipe qui avait un parcours assez similaire au mien (études de commerce avec une sensibilité artistique). Le métier d’humoriste est un métier où l’on est très souvent seul c’est donc important qu’il y ait de telles communautés pour se soutenir.

Nicole Hamouche : a MAD talent hunter who subtly blurs the line between the business world and the uprising artistic Lebanese scene

Could you describe to our MADers community your professional and  personal background and how you became talent hunter at MAD?

My academic background is Economics and Finance and Political Sciences; I was into investment banking (Mergers & Acquisitions) and private equity for long years and now work as an independent consultant. I also started writing out of Paris for l’Orient le Jour and le Commerce du Levant, about Lebanese inspirational initiatives or endeavours there, be them related to culture, entrepreneurship, etc. And when I came back to Lebanon – 13 years ago – writing and journalism have become an increasingly important part of my activities, mostly shedding light Lebanese success stories and on socio economic and cultural issues as well as on civil society debates, that are shaping the environment we live in. It is the same drive of shifting attention onto voices that matter and of contributing to inspirational endeavors and bridging human experiences, that fuels both my advisory and journalistic undertakings. My passion for literature and writing and for living arts i.e. theater, cinema, etc have also a major place in my life – I write literature as well; it is essential for me.
A friend spoke to me about MAD; I immediately felt I should write about them as I loved the concept. I proposed the subject to a magazine I contributed to and they said OK. I sat with Rima at length and we chatted; there, we saw other collaboration opportunities. I mentioned to her a few up-and-coming designers and artists I liked whom I had been following for a while or whom I had discovered more recently; and she proposed I fill concise but very dense forms about myself and about those which I considered potential talents. I guess the ones I thought of or proposed corresponded to MAD’s mindset and universe. So here I am. And I believe I am also personally very much in line with MAD being myself French and Lebanese, bridging two and more cultures, like MAD and the Yacoub sisters.

How do you find the MAD talents? What are your criteria and process?

In my daily life, my work both as consultant and journalist, I come across very interesting innovative initiatives and inspirational and daring people, whether entrepreneurs or artists or creatives. I also mentor startups; and participate as a speaker or as a guest to events and conferences which bring together such crowds where I meet young or less young – but young minded – talented and fierce individuals. But most of all I think it is my curiosity for all what is around me and for humans and their journeys, which makes me discover talents. Basically, life brings me in contact with them: on a hike, in a yoga or a dance class, while travelling etc. I go to theater plays, to music concerts, I work in coworking places, I love people and speak to them. I am attracted to beauty, to difference; I am enthusiastic about enthusiasm, creation and expression. When something draws my attention, when I like something, I say it and I ask questions, if it brings up any.

The criteria that I have between me and myself are not a specific set; I rely more on flair and intuition for this. However, I have a few guidelines for me: I check young or less young creatives/artists who have already put something out there i.e. who are not at an idea stage but have already produced something, a jewelry collection, a music album or have played in a concert; if they have a kind of track record as we call this in the business world; also, if they have had some international exposure or recognition somehow which also confirms that they have the potential to cater to non local crowds. But first of all, their design/product, etc and their energy has to appeal to me; to touch me…. Then, I also have to feel their passion and their inner drive to create; the vitality and the breath that is needed to pursue a journey… I need to feel the human connection, the esthetics, and the universal touch – not purely oriental or Lebanese – that which could speak to like-minded or like-sensitive persons anywhere in the globe.

Can you tell us more about your city/country and the creative industry as a whole in Lebanon? Which is your favorite area?

Beirut scene but also generally speaking Lebanon is buoyant with creativity. Not only is Beirut extraordinarily dynamic but very interesting initiatives are also arising from Tripoli, for instance. The second city has a lot of culture; it is maybe more earthy and less vocal then the capital. Initiatives are burgeoning everywhere in Lebanon.
In terms of sectors, designers: fashion designers were the ones who emerged the earliest, then, jewelry designers and then product designers. Now, it has exceeded design and fashion. Theater, music, cinema; animation and graphic design, lighting, etc, you name it. The youth are creating, all the time. I guess this is what happens in the aftermath of wars and also in uncertain and unstable environments like ours; creativity is multiplied as it is the only way out. People need to express; they need to find a leeway, outside of a system that is somehow choking and at times, numbing.
What most of those designers have in common is a “blend of modernity and tradition, of East and West, the magic of a hint of nostalgia with the ardor of the present…” as I wrote in one of my articles, which draws Western interest and not only regional interest. Most, and especially the younger generation, are committed to preserving local craftsmanship which also makes a difference in the end product as well, in an increasingly global industrialized and undifferentiated environment. Their products often blur the line between art, craft, and design; a lot of fusion creations, free from structures of categories; which also appeals to current tastes.

A younger nevertheless very dynamic scene is the music scene. I very much believe we will see Lebanese names booming on the international scene. I mean Lebanese origins, as again those groups are more global; not necessarily with a marked Lebanese identity. They happen to be from here; which is for sure meaningful – all what we carry and what agitates us, being from here. And music is a universal language which makes it also easily exportable; more easily than theater for instance, since most of our theatrical and literary production which is also very rich is in Arabic, hence limiting its reach. Then comes the audiovisual digitalized realm where we also seem to have an edge and a young talented generation and photography, a lot of young talents.

What is it in MAD that you relate to? Or why join the MAD community?

I relate to the love of creativity, in all its forms; the love of music, of art, of beauty; to the youth and community spirit that is looking to contribute and endeavor, incessantly; and to MAD’s multicultural, cross-border mindset; to their underlying mission also of bringing people together, bridging several spaces, worlds, etc. I myself have lived in Europe and in Lebanon, have travelled and have diverse centers of interests; what fuels me is the human connection and encounters and the creativity and projects that are triggered and favored by the latter.
I came back to Lebanon after many years in France – 14 – with the desire to contribute my part to this part of the world and share its beauties as I am continuously amazed by the talent and the drive I see here. As an independent consultant and journalist, I am always in an alertness state to discover talents, to shed light on, and accompany Lebanese creativity and inspirational success stories. Initiatives and creativity, human connections fuel me – “Freedom is initiative” says a French woman philosopher that I like a lot. I guess my proximity with the field combined to a certain sensitivity – I think – give me the flair to detect impactful talents, initiatives and change makers which makes me a potential “talent hunter”. My passion for creativity and storytelling – as a writer myself – as well as an innate curiosity for life, for beauty, for experiences make me an enthusiastic MAD talent hunter. Also, I related right away to the Yacoub sisters as I call them; and I very much believe in this energy flow between people; an intuitive connection. Voilà

What are your favorite artistic discoveries of the moment?

My artistic discoveries of the moment are a few designers such as Roula Dfouni whom I have accompanied in working out her expansion and financing strategy. Roula who has recently changed her brand name to Minimalist is at the crossroads of fine jewelry and fashion jewelry and combines noble material: silverwork and semi-precious gemstones with rough unfinished effect which creates conceptual and expressive pieces. At affordable prices. She has drawn interest in Europe and Asia, from where she got some orders, including Japan and China.

I love Nour Najem also whom I have been following for a while, for her design and her spirit. She has a contemporary luxury ready to wear brand that blends architectural, minimalist yet fluid lines with an oriental heritage touch. To me, the brand is very feminine whilst modern. And I am personally sensitive to the inclusion of hand-made fabrics and hand-made details; it does make the difference. We say that elegance and the devil lies in detail. Furthermore, this artisanal work is undertaken by underprivileged women. The preservation of artisanal craftsmanship and of soulfulness is also essential to Nour Najem.

In music, I have discovered recently an amazing drummer, Walid Tawil, who’s not a new comer though – a big name but I came across him in clubs here lately – and who plays in jazz clubs in Lebanon but also abroad with top notch musicians; I also discovered Chantal Bitar a young tarab singer, which voice and presence makes you love tarab; revisiting traditional heritage with youth’s sensitivity and modernity creates a whole new experience; I loved it.

In terms of visual arts, I was very sensitive to Zena El Khalil’s exhibition and work in the scope of her exhibition Sacred Catastrophe – Healing Lebanon and to her journey both as an artist and as an individual… Can we really separate both? I also like her writing, some short stories. She has some plans cooking as well in terms of art and community; and I like this intertwinement; art that is close to the people, that engages them directly. I was also very moved by Dania Bdeir short feature, In White, which I have visualized privately as I met Dania by pure coincidence in a café and we chatted. I loved the feature, hadn’t realized it was a short one and wanted more of it, was awaiting for the “suite”. Then I realized it was a short feature; she won several awards.
There are also superb architects, photographers, multidisciplinary people, increasingly so actually that I discover – that are not all necessary very young i.e. 20’s but 30’s or 40’s or even over 50’s but whose talent is ever blooming and some who have come to art at mid life – but we don’t have space here to speak of all my passions and discoveries. It might be the opportunity for another article…

About Nicole : She’s a consultant, a journalist and a writer, with strong affinities with art and culture, the creative and the digital economy, social entrepreneurship, media and communication, humanities, architecture, sustainable development and ecology, etc. Passionate about creativity in all its forms; constantly exploring and discovering; driven by connections and encounters. Her articles are published in various media: l’Orient le Jour, l’Agenda Culturel, Libnanews, l’Officiel Levant, l’Orient Littéraire, Le Commerce du Levant, Papers of Dialogue, World Environment… Her blogs within Agenda Culturel and within Mondoblog-RFI by the name of Pensees de Beyrouth.

Roula Salibi or Lebanon’s spirit embodied in a minimalist jewellery brand

Could you describe to our MAD community how did you get to create your own brand ROULA DFOUNI and how did you go about designing jewelry?

After a decade spent in the business world, I decided the time had come to embrace the true calling of my heart: the calling of art. I dedicated the next years of my life to learning all I could about the future which awaited me, taking a series of intensive courses at ESMOD Beirut, attending many workshops and imbuing herself in every aspect of the world of art. When I launched my first pieces of Collage Brass 8 years ago, which I crafted myself, I never knew that after a year, I would be working with high-end material and sketching a complete collection under a brand! And since, I can’t stop the ideas and the creativity as I want to make Jewelry accessible to a large crowd of women, irrespective of geographic and wealth, with a competitive pricing and modern identity.

 

Could you tell us what is your inspiration?

Working almost 10 years as an event and wedding organizer, in parallel of my business job, changed my perspective for art and design. Therefore, l found myself attracted to geometric shapes, architecture designs, and edgy rough style. I knew that this would be my brand’s identity, my identity.

 

What could be the common denominator of the collections DRIFT, CONSTRUCT/DECONSTRUCT and NEW EARTH according to you?

I was born in a Mediterranean culture. Lebanon is the country of sun, nature and genuine people. Despite all the wars we had to endure, we always came back to life and this gave the Lebanese people the strength, knowledge and creativity!
Between | New Earth | collection inspired by my childhood nature escapes,
| Construct-Deconstruct | inspired by the life itself in Beirut,
| Drift | inspired by the Mediterranean Architecture patterns that surrounds me,
and my new collection | Soar | under my new brand name | MINIMALIST | inspired by my personal journey throughout the years I’ve lived in Beirut, I believe they all connect to the ground I am proud to be raised on.

 

Could you tell us more about your next project?

After my experience in Europe, participating in international fairs, meeting with buyers, being exposed to a new world of design, I realized I needed to shift my branding image; I should be able to reach a bigger crowd with minimal designs and competitive pricing. Where came my new branding name | MINIMALIST | I can’t wait to share with you my new collection | Soar |. It represents the women power to blossom and rise.
It was a huge challenge for me sketching this collection and trying to minimal the designs, colors and adornments but I know for sure that it will reach a bigger crowd.

 

What is it in MAD that you relate to? Or why join the MAD community?

In my opinion, all designers in any category, whether in Music, Art or Design has a little Madness he digs into; at least I know I have or else I wouldn’t be able to extract my visions; dreams and thoughts into my designs and for me it would be very rewarding sharing these thoughts and ideas with the whole world…

MAD at Le Parks 360

On vous parle souvent de nos artistes et des collaborations marques, mais comment ça se passe en coulisses ?

#LeParks360 en est un très bon exemple de collaboration entre artistes MAD et marques: en Octobre dernier, nous avons créé, en collaboration avec Skyboy, une super startup, une expérience immersive créative inédite, au coeur de Parks, dans le 19ème arrondissement de Paris.

Le Parks 360 est une expérience digitale immersive surprenante réalisée en Overlap Reality, une technologie brevetée par Skyboy.

Pour ce projet réalisé pour le promoteur immobilier Altarea Cogedim, MAD a créé le contenu artistique de A à Z de six séquences vidéos réalisées le long du Boulevard Mac Donald.

 

Dans cette création artistique très MAD, six performances artistiques y mettent en scène :

  • de la danse Hip Hop à 360°avec notre artiste Shynis et ses danseurs du studio Nilhanti
  • le champion du monde de basket freestyle Brisco en pleine action,
  • une chorégraphie originale d’un couple qui se déchire et se retrouve de notre collectif La Tendre Meute
  • un conte de Noêl pour les petits et les grands
  • le premier ascenseur extraterrestre mis en service par une fausse startupeuse du Cargo, Maud Ferron, de la Tendre Meute

Enfin, les passants pourront également découvrir un gouffre vertigineux en trompe-l’oeil créé en direct autour de vous par le graffeur Raphe de Haut en couleurs !

Comment ça marche ?

  • Téléchargez l’application Le Parks 360 avec votre smartphone ou votre tablette
  • Positionnez-vous sur l’un des 6 points de visionnage situé boulevard Mac Donald le long du Parks
  • Lancez l’expérience avec votre smartphone ou votre tablette

Pour un premier aperçu en images, voici un teaser de ce qui vous attend sur place.

Avec ce nouveau projet de création d’expérience en réalité augmentée pour le groupe immobilier Altarea Cogedim, MAD marque un grand pas dans l’alliance entre les arts et les dernières innovations digitales.

Une fois de plus, MAD concrétise notre vision de l’industrie artistique: permettre l’émergence de talents artistiques en mettant leurs projets en relation avec d’autres acteurs de notre écosystème. MAD allie le digital et le réel au travers d’expériences artistiques uniques.

Et comme en témoigne si bien la vision des fondateurs de Skyboy “si on superpose au monde que l’on traverse tous les jours une image créative qui le met en mouvement, ceux qui s’y plongeront sauront à nouveau le regarder, l’aimer et le protéger.

Mais qui est Manuela Morgaine ?

LES DÉBUTS D’ENVERS COMPAGNIE


Peux-tu présenter ton parcours et tes réalisations auprès de notre communauté de MADers ?

Depuis 1991 je dirige Envers Compagnie, qui réalise des œuvres pluridisciplinaires, autant de cinéma, d’installations, de performances, de créations radiophoniques, de littératures, de théâtre et d’opéra. Écrire et inventer des formes pour représenter un monde de rechange au nôtre est sans doute ce qui m’anime au jour le jour depuis toutes ces années. Envers Compagnie parce que je ne vais pas souvent dans le sens de la marche, que j’essaye de créer en dehors des sentiers battus et complètement en dehors des institutions de production traditionnelles. Ce qui pourrait lier toutes mes réalisations entre elles, c’est le désir de transporter le spectateur, le lecteur, l’auditeur, dans une quatrième dimension, qu’il voyage à la fois dans des temps très archaïques, qu’il ait l’impression d’être plongé dans un univers mythologique, et en même temps qu’il soit au contact d’une forme contemporaine innovante.

ÉMERGENCE DE TA DÉMARCHE ARTISTIQUE

Quel est selon toi le fil d’Ariane qui a guidé l’ensemble de ton œuvre jusqu’à présent ? Comment es-tu parvenue jusqu’au projet ORAKL ?

Le fil d’Ariane qui m’a guidé au Minotaure, c’est à dire mon labyrinthe artistique présent… C’est une recherche constante qui gratte l’étoffe qui nous constitue. De quoi sommes-nous faits ? À quoi rêvons-nous ? Pourquoi représentons-nous ? Comment fabriquer de la mémoire à partir de notre propre archéologie personnelle ? Et surtout comment rendre compte du monde qui nous entoure, comment en être le reflet sans en être la copie ? Pour cela mon travail n’est pas réaliste, il ne donne pas à voir à lire ou à entendre le monde tel qu’il est mais tel qu’il peut surgir dans nos rêves ou nos cauchemars, tel qu’il surgit en un minotaure précisément au fond de notre labyrinthe mémoriel et sensoriel personnel. Si je remonte le fil de mon histoire, et que je tends ce fil depuis mes origines jusqu’à mon horizon, cela donne quoi ? Je suis arrivée au projet ORAKL parce qu’étant profondément athée et étant non moins préoccupée par les questions du sacré, je me demandais ou pourraient aller toutes celles et tous ceux qui comme moi voudraient se recueillir quelque part, ou questionner ce sacré quelque part dans la ville ailleurs que dans une église, une synagogue ou une mosquée. Lorsque je suis arrivée à Delphes, tout en haut de l’Olympe en Grèce et que j’ai découvert ce lieu consacré à la Pythie qui délivrait de là-haut ces oracles, au fin fond d’une antre, une cavité dans la roche, je me suis dit qu’il fallait réinventer un lieu de ritualisation en pleine ville où les habitants pourraient venir poser des questions, réfléchir, se recueillir. D’une certaine manière, une œuvre d’art à mon sens joue toujours ce rôle-là, de transcendance, de sentiment de dépassement du réel que ressent celle ou celui qui la visite.

DESCRIPTION DU PROJET ORAKL

Pourquoi tiens-tu à réaliser le projet ORAKL ? Que représente-t-il ? Quel est son enjeu culturel, sa portée symbolique ?

Je tiens à réaliser ORAKL tout d’abord parce que cela fait depuis 2003 que ce sujet me fascine. Si cela me tient en haleine depuis si longtemps malgré tous les obstacles rencontrés sur mon chemin pour le réaliser, c’est bien que l’enjeu est très très grand, pas seulement pour moi, mais pour celles et ceux qui viendront le visiter. Je pense que nous sommes nous tous, les artistes, doués de beaucoup d’intuition. Nous savons intuitivement ce qui fait écho au monde.
L’enjeu culturel de l’ORAKL, c’est précisément de revenir à une culture très très ancienne, païenne, qui dépasse même les lieux où prophétisaient la Sibylle de Cumes en Italie, la Pythie de Didyme en Turquie ou de Delphes en Grèce. Cela peut être assimilé à l’expérience que vivaient ceux qui se rendaient à la Bocca della Verita (Bouche de la Vérité) à Rome pour déposer les mensonges des citoyens, ou à des rituels très très contemporains comme celui des Arbres à vœux japonais, du Mur des Lamentations à Jérusalem ou tout un chacun dépose un vœu ou une prière, et même à la pratique des cadenas accrochés à des ponts parisiens…
La portée symbolique d’ORAKL, c’est sa forme de Porte. Si j’ai choisi une porte plutôt qu’une bouche, un labyrinthe ou une grande cavité dans la terre comme à Delphes, c’est parce que la vision de la Porte des Enfers de Rodin, ou celle des Fausses portes des morts Égyptienne qu’on peut voir au Louvre m’a semblé être la forme la plus évidente pour la transmission d’une parole qui ouvrirait un au-delà. Derrière la porte, il y a toujours ce qu’on ne sait pas, ne connait pas et ORAKL dans ses réponses devrait permettre une expérience de franchissement de cette porte fermée sur notre présent et à la fois, comme la porte orakulaire est en glace, une vraie expérience du Miroir.

Peux-tu nous décrire l’expérience que vont vivre les personnes qui consulteront la porte-parole ?

Celles et ceux qui consulteront la porte-parole intitulée ORAKL vont entrer dans un espace ritualisé. Délimité sans doute par des torches de feu. Elles/ils entreront un.e à un.e dans cet espace où se trouvera la porte et le socle des questions. Guidés par un Maître de cérémonie qui leur expliquera toutes les modalités de l’expérience orakulaire, dans un premier temps le consultant montera sur le SOCLE DES QUESTIONS qui sera en résine transparent. Il posera ses pieds dans les empreintes de pieds qu’il verra gravés sur ce socle. Il parlera dans un micro de manière à ce que sa question soit entendue par tous les spectateurs présents. Il fera face à la porte. Dans un délai de 30 secondes au plus, ORAKL lui délivrera sa réponse audible par lui et par tous. La porte-parole s’éclairera à chaque délivrance d’oracles. Puis il laissera sa place au consultant suivant.
L’expérience durera une nuit et un jour, du coucher au lever du soleil.

TA VISION DE MAD

Pourquoi as-tu rejoint la communauté MAD ? Parle-nous de ton côté MAD !

Je pense que mon projet ORAKL et sa folie monumentale – 8 mètres de haut, 15 tonnes d’eau, 4 mois de construction, 15 ans de gestation -, sa durée d’une nuit un jour et le fait qu’il fonde dès le lendemain, sa nature folle suffit à justifier que j’ai rejoint la communauté MAD non ?

Pareil pour mon MAD side : je dirige Envers Compagnie qui travaille à contre courant et sous toutes les formes possibles ou impossibles ; j’ai passé dix ans à produire mon long métrage FOUDRE qui s’est tourné sans production dans neuf pays du monde avec un chasseur d’éclairs, 2 agriculteurs, 1 danseuse en fauteuil, 23 nomades de Syrie qui ramassent des champignons aphrodisiaques sur des terrains militaires dans le désert de Cham ; j’ai traversé la mer à la nage pour rejoindre une île en pleine nuit par amour parce que je n’arrivais pas à attendre le premier bateau du matin ; je travaille autant avec mon coeur, ma salive, de la terre glaise, de la glace, ma caméra, mon ordinateur, mon stylo plume, mon micro ; j’ai engagé un pingouin pour traverser la scène d’un spectacle sur Blanche Neige pendant lequel il a fallu faire du Tai-Chi avec sept personnes de petites tailles ; je suis engagée jour et nuit, corps et âme, par l’idée qu’il faut recoudre le pantalon du monde qui est infiniment troué… donc j’ai du pain sur la planche et là je vis sur un bateau sur l’eau et je viens d’avoir mon permis fluvial et côtier pour pouvoir explorer de nouveaux mondes avec mon chat à qui je viens d’acheter un gilet de sauvetage… je continue l’énumération ?

Have you heard about Ouzville ?

Widely known as Ouzai, Ouzville is much more than a state of Beirut’s southern slum. During the past year, Ouzai has experienced a historical change. Abandoned by the vast majority of the population, Ouzai quickly fell into oblivion. However, one man never forgot where he grew up and made himself the promise to give back what life had offered him.

This MAD man is Ayad Nasser, a real estate broker and Co-founder of Loft Investments who has brilliantly succeeded in his professional life. He deciced a few years ago that it was high time to start working on bringing Ouzai back to what it was before civil war, a beautiful small village on the shores of the Mediterranean sea.

Among poorly and hazardous constructed houses and overpopulation, Ouzville is an initiative to beautify Ouzai and to give a fresh environment to families who live there by cleaning the streets, coloring the murals of the old buildings and painting on. This initiative will make of Ouzville a widely known street art destination.

Artists, locals, students and foreigners work together to break stereotypes, unite Lebanese and take away the fear. The objective behind Ouzville is to take care of Lebanon, to give hope and joy to its population and to spread love. Grownups or children, all generations are involved. The participation of each child is rewarded by a basket of fruit and the colors of each house are chosen by the inhabitants themselves because after all Ouzai is their life and home.

From now on, Ouzai, the first city area travelers see when their plane lands in Lebanon will welcome all world travelers with its colored facades and its artistic vibrations.

If Ouzville is a success, the initiative will be repeated elsewhere in Lebanon. However, it requires the time, efforts as well as locals and artists support, in addition to paint and materials.

So, if you, MADers, want to take part in Ouzai’s history & legacy, support our Ouzville Crowdfunding Campaign to be launched very soon. Stay tuned!

Et si In The Dead Of Night devenait votre prochain livre de chevet ?


Boo est un illustrateur, écrivain et musicien dont l’univers artistique mêle surréalisme et humour noir. Diplômé en Design Graphique et publicité, Boo s’est lancé dans l’écriture de son premier livre, In The Dead Of Night, des histoires courtes pour adultes, accompagnées d’illustrations ainsi que d’une bande sonore.

Oubliez votre mobile et votre feed Instagram, optez pour In The Dead of Night, un livre original dont l’humour noire se mêle à un univers surréaliste digne de Tim Burton. Mais avant de pouvoir l’avoir entre les mains, Boo a besoin de vous, cher(e)s MADers, pour rendre son projet accessible au grand public. Pour cela, soutenez sa campagne de Crowdfunding sur : http://howmadareyou.com/en/author/boo/.

Pour découvrir de plus près son travail, Boo vous donne rendez-vous à la MAD Session le 13 Juin au Supersonic Bastille (9 Rue Biscornet, Paris 12) à partir de 20h, pour vous parler de son projet. N’attendez plus pour prendre votre MAD Pass sur : http://howmadareyou.com/en/projects/mad-session-paris-juin/.

Vous serez peut-être l’un des 50 premiers à remporter un pass gratuit.

Alors, How MAD Are You ?