Nella Fauve : une artiste peintre d’origine tchèque influencée par le fauvisme devenue montmartroise d’adoption

By MAD

Nella Fauve InterviewPeux-tu présenter à notre communauté de MADers d’où tu viens, ton parcours et ce qui t’a amenée à devenir artiste peintre sous le nom de NELLA FAUVE ?

Aussi longtemps que je me souvienne, l’art a toujours fait partie de ma vie. J’avais 9 ans lorsque j´ai montré mon travail pour la première fois dans l’exposition collective d’une école d’art pour les enfants. C’est à ce moment-là que je suis tombée amoureuse du monde artistique, et où mon activité extra-scolaire s’est transformée en cette passion qui m’accompagnera toute ma vie. À 15 ans j’ai intégré le Lycée des Beaux-Arts et de Design de Prague, la capitale de la République tchèque où j’ai passé les 22 premières années de ma vie. Ensuite, j’ai continué mes études d’art à l’université de Charles de Prague.
Après 3 ans dans cette faculté, j’ai commencé à voyager, j’ai rencontré le grand amour, un musicien, avec qui je me suis installée à Paris, dans le quartier de Montmartre. Vivre sur la butte était mon rêve d’enfant, depuis que je l’avais visitée à l’âge de 6 ans.
Avant de m’installer à Paris, je manquais d’inspiration et je savais que je n’allais la retrouver qu’à Montmartre. La première année était difficile mais ce fut tout de même une belle expérience, une vraie vie de bohème et cela m’a permis de puiser de nouvelles énergies pour m’inspirer. Un nouveau style a commencé à émerger dans ma peinture et je sentais que ceci deviendrait une période marquante de mon œuvre. C’était tout de même compliqué dans ces conditions d’exercer mon métier et j’ai finalement été ravie de trouver un endroit où construire une vraie vie aux Abbesses.

As-tu des références artistiques majeures ? Quelles sont tes sources d’inspiration ?

Dans ma technique, je m’inspire de l’expressionnisme. Je travaille avec des peintures acryliques qui ont aidé, avec leur apparition et leur nouvelle possibilité créatrice, à inventer ce nouveau style dans la première moitié du XXe siècle. La peinture au couteau, qui est ma technique principale, est aussi très utilisée dans ce style.
Au niveau de ma palette, je suis clairement inspirée par le fauvisme, mais aussi par l’Art nouveau.
Des influences directes des grands maîtres comme Henri Matisse, Gustav Klimt, Amedeo Modigliani, Paul Gauguin, Henri Manguin, le groupe Die Brücke ou bien certaines périodes de Picasso sont également décelables dans mes peintures.

Tu parles d’énergie féminine et de désexualisation du nu féminin dans ton travail… Peux-tu nous en dire plus sur ce que tu cherches à exprimer à travers tes tableaux ?

Je trouve que le sujet de nu féminin dans l’histoire de l’art, notamment dans l’art moderne et même contemporain, est assez monotone. La femme nue est toujours symbole de sexe, de sensualité, de maternité, d’amour, de tentation, de prostitution, de péché. Je cherche à montrer des valeurs supérieures à celles-ci, plus ésotériques qu’érotiques, plus vraies et au final plus intimes même. Je transforme les proportions corporelles, je peins avec des couleurs primaires et contrastées pour me débarrasser de l’idée de couleur de peau. Je veux montrer une femme à la fois simple et complexe, avec son énergie pure et claire, son énergie agressive ou calme, douce ou violente. Je veux dépasser le concept traditionnel de nu féminin et l’amener à un autre niveau.

Peux-tu nous parler de tes prochains projets artistiques ?

Je viens de terminer mon book d’artiste 2017 qui est disponible sur commande sur mon site www.nellafauve.art. Concernant l’année 2018, j’ai déjà prévu des expositions et bien-sûr des performances artistiques avec mon collectif d’artistes La Petite Bête.
Je travaille aussi sur un projet à long terme qui me tient à cœur ; l’idée est d’élargir le concept de La Petite Bête, passer d’un collectif à une véritable association ayant pour but d’aider les artistes montmartrois et autres à développer leurs projets. Il ne s’agit pas seulement d’aider et de protéger des artistes grâce à cette association mais aussi de leur offrir la possibilité de créer dans un espace de travail dédié et équipé. Dans ce lieu se dérouleront également des événements artistiques, des concerts, des performances, des pièces de théâtre et des expositions, un nouveau Bateau-Lavoir en quelques sortes.
Montmartre conserve encore aujourd’hui une âme exceptionnelle, mais ce quartier n’est plus le centre artistique de Paris. Je veux aider à y insuffler à nouveau la magie de la Belle Époque.

Peux-tu nous parler de ton expérience de la communauté MAD et ce qui t’a amené à nous rejoindre ?

Un Talent Hunter m’a parlé de la communauté MAD et m’a proposé d’en faire partie. Je suis enthousiaste par rapport à tous les projets de la communauté MAD et je veux absolument être présente aux prochains événements et participer à son développement. Une plateforme qui met des artistes et des amoureux des arts en contact, qui donne la possibilité de se faire connaître, de trouver des financements pour leur projet est une excellente chose qui fait vivre l’art. Et au-delà du concept de MAD même, c’est aussi tous les individus qui font partie de cette communauté, des gens passionnés, motivés, amicaux et des personnes de soutien !

 

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