Elio, il y a plus d’une manière de devenir humoriste!

By MAD

Elio humoriste entrepreneur a fondé son propre comedy show sur Paris. Découvre comment il a réussi à accomplir son rêve d’enfance.

Salut Elio, que dis-tu de commencer par te présenter en quelques mots?
Comme tu l’as si bien dit, moi c’est Elio, et non pas Eliott comme souvent on a l’habitude de me faire la remarque ahah. J’ai 23 ans. Je suis d’origine franco libanaise et j’ai débuté le stand-up il y a tout juste 3 mois.
Lorsqu’on s’est rencontré, tu nous as dit que tu venais d’école de commerce.

Comment as-tu fait la transition jusqu’au Stand-Up ? Et comment as-tu connu le Stand-Up?
En école primaire en participant à la pièce de théâtre annuelle pour la présenter à la fin à nos parents. Ça m’amusait beaucoup de jouer des rôles mais je ne connaissais pas encore le stand-up.
Arrivé au collège, je commençais à regarder plusieurs one man/woman show avec mes cousines. Je rêvais de faire comme eux. On essayait de reproduire les sketchs vus à la télé devant nos parents. On leur disait “si on arrive à vous faire rire, on peut rester encore un peu plus”.
C’était à un spectacle de fin d’année en seconde au lycée que j’ai eu le déclic. On m’a proposé de jouer un second rôle pendant un sketch dans un centre culturel, la salle était pleine, environ 250 personnes. Les premiers mots étaient compliqués, une voix d’adolescent prépubère et un stress énorme.. Arrive la fin du sketch, et quand tu vois des personnes applaudir avec le sourire, tu as une sensation et une voix en toi qui te dit “mais oui c’est ça, c’est ce que je veux faire plus tard”. Tu es sur un petit nuage, et là, tu es rattrapé par la réalité de la vie..
Depuis le collège, le stand-up est dans un coin de ma tête mais ce n’était pas en adéquation avec l’éducation à la libanaise qui prône énormément les études et les diplômes. J’ai donc suivi ce chemin des études supérieures en faisant une école de commerce tout en gardant le stand-up en tête.
Après différentes expériences, je n’arrivais plus à supporter le train de vie “métro boulot dodo”. Je me suis dit “Elio tu as 23 ans, c’est le moment ou jamais”. Aujourd’hui, en 2019, avec la place des réseaux sociaux dans notre société, il y a énormément d’humoristes et de comédiens, il faut se différencier. Il faut mettre en place des stratégies de communication, en considérant différentes approches marketing et surtout avoir un sens de l’observation et de l’analyse : ce que j’ai appris dans mes études et dans le monde professionnel.

Aurais-tu quelques noms de comédiens et artistes qui ont influencé ton écriture et ta performance?
Vous. Vous êtes tous des artistes sur cette planète. Tous, une source d’inspiration pour n’importe quel humoriste.
Charlie Chaplin pour sa capacité à pouvoir faire rire sans parler. Gad Elmaleh et Jamel Debbouze pour leur présence scénique et leur jeu d’acteur.
Thomas Ngijol, Fary, Jason Brokers, Haroun, Roman Frayssinet, Camille Lellouche, Nadia Roz, Nawell Madani, Blanche Gardin, Shirley Souagnon.. 

Honnêtement je pourrais en citer tellement d’autres.
Il y a aussi d’autres artistes qui ne sont pas des humoristes, mais qui sont source d’inspiration pour leur écriture : Nekfeu et Youssoupha. La nouvelle génération qui arrive, ceux que j’ai eu l’occasion de rencontrer et avec qui j’ai partagé des scènes ouvertes promettent un bel avenir au stand-up. Et là aussi, je pourrais t’en citer énormément.
C’est pourquoi je vous invite tous à venir voir les scènes ouvertes, les nouveaux plateaux qui se développent, des futurs grands noms du stand-up sont en train d’éclore.

Niveau humour, t’es plutôt Pierre Desproges ou Jean-Marie Bigard?
Alors deux grands monsieurs, avec de très belles carrières dans ce milieu là. Deux artistes qui prônent chacun un humour plus ou moins différent. Un humour assez noir avec une plume particulière pour le premier et le deuxième un humour plus tranchant et très direct.
Je pense que je me rapproche un peu plus de Desproges (bien que l’égaler n’est pas possible), avec de temps en temps une Bigard touch, un message est clair et on se rappellera de vous.

Tu nous as aussi parlé du Pigalle Comedy Show qui est une initiative que tu as commencé il y a peu.

Peux-tu nous en parler plus en détail ?
Un mois après avoir commencé le stand-up, j’ai remarqué qu’à Paris de plus en plus de Comedy Clubs se développent et j’ai tout simplement voulu avoir mon plateau. C’est une manière pour moi d’entrer dans ce milieu par une autre porte. Le concept est d’inviter 6 à 8 humoristes (de débutants, confirmés à professionnels). Pendant 1h environ, on se succède et on essaye de vous faire rire un maximum.
Le petit plus que j’ai voulu rajouter, c’est qu’au Pigalle Comedy Show, l’artiste est au milieu du public et non pas devant. Cela permet de créer une vraie proximité et c’est un sacré exercice pour les humoristes. Le plateau est souvent suivi d’un aftershow (dédicace aux after-works d’entreprise). Nous sommes en train de penser à d’autres activités que l’on mettra en place à la rentrée.

Quels sont tes projets pour l’avenir?
Des projets tu peux en avoir des millions, des idées, tu en as tellement qui te traversent l’esprit en une journée. 

Mais le plus important selon moi c’est de se fixer des objectifs et de les atteindre. 

Du coup, oui j’ai des projets pour l’avenir, mais là je me concentre sur mes objectifs. 

Une fois que j’en ai atteint un, je mets en place le projet qui est lié, et ainsi de suite.

Mais je peux déjà te dire que nous sommes en train de travailler sur la dixième édition du Pigalle Comedy Show, un projet avec lequel je compte marquer le coup. (Petite dédicace à Anne qui m’aide pour ce plateau et à Jenny qui s’occupe de la communication). 

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