November 2019

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Découvrez La Soiree MADly Blue Du 5 Octobre En Images !

Nuit Bleue En imageExpo photo, peinture, sculpture, design et installations artistiques, la seconde édition de Nuit Bleue a été l’occasion de découvrir les créations de 14 artistes dans un lieu inédit en plein coeur de Paris, en présence de plus de 700 invités et d’un jury d’artistes composé de Romain Costa, Théo Gosselin et Louis Dazy.

(re)Vivez cette soiree MADly Blue en images: https://tinyurl.com/yy9sogv8

Interview Louis Dazy, Photographe, Jury Nuit Bleue :

https://tinyurl.com/vco2ub8

Interview,  Romain Costa, Architecte Designer Jury Nuit Bleue:

https://tinyurl.com/t8ahdoh

Interview, Sabine Raymond, Photographe, Gagnante Madly Blue:

https://tinyurl.com/ubqq2tq

Tu as aimé les oeuvres de Nuit Bleue et les oeuvres des artistes de la soirée t’intéressent?

Retrouve-les sur MAD ici 👉https://tinyurl.com/shb5vdd

 

Seehund du graff, photograhie et peinture, donner une voix à sa créativité

SeehundGraffeur d’origine, Seehund élargit son registre de compétences vers la peinture et la photographie afin de pouvoir exprimer ses pensées sur des thèmes utopiques comme dystopiques. Chacun de ses talents apporte une touche personnelle puissante à ses création. Découvre son histoire et sa vision de l’art.

Peux-tu te présenter en quelques mots s’il te plait ?

Je m’appelle Victor Schegin. Je vis et travaille à Paris. Je signe Seehund. 

Quand et comment t’es-tu mis à la peinture ? Es-tu autodidacte ou as-tu suivis des études d’art ?

En seconde, un camarade de classe graffait et ça m’a fasciné. J’ai voulu comprendre comment il construisait ses lettres. J’ai d’abord fait des tags : simples signatures, puis des graffitis en volume, de plus en plus soigneux et grands. J’ai découvert le plaisir de peindre en grand en prenant mon temps sur des murs de lieux abandonnés. J’ai constaté que des lettrages ne me suffisaient plus : j’ai voulu m’ouvrir au figuratif. Je me suis mis à dessiner des visages en autodidacte. Les visages étant durs à représenter, je me suis dit que c’était un bon moyen de progresser. Un an après, j’ai voulu apprendre des techniques de dessin académique et la peinture à l’huile : la technique des maîtres. J’ai pris une dizaine d’heures de cours par semaine pendant 2 ans. Je continue cette année. Mes cours sont sous forme d’ateliers : l’étudiant travaille sur son projet personnel et bénéficie de l’accompagnement de l’enseignant. Ce type de cours me correspond très bien : il me permet de progresser beaucoup techniquement et sur mes projets personnels. Je donne également des cours particuliers de dessin académique, peinture acrylique, peinture à l’huile.

Tu étais un graffeur avant n’est-ce pas ? Est-ce que cela à influencer ton approche de la peinture ? Ou t’es-tu réinventé complètement ?

Oui, j’ai commencé par du graffiti. Mes premières toiles sont très influencées par cette période : la peinture est acrylique, les couleurs sortent des bombes de peintures et de marqueurs. Je ne sais pas si je me suis “réinventé” : je dirais plutôt que je me suis inventé. Avant mon identité artistique était à moitié muette : elle ne s’exprimait que par des lettrages. Quand j’ai commencé à peindre sur des tableaux et à représenter autre chose que des lettres ou ma signature, j’ai donné une voix à ma créativité. J’ai peint mes premières œuvres sans n’avoir jamais pris de cours. Devant l’infinité de possibilités offertes par le dessin et la peinture, j’ai commencé à chercher mon style. J’ai peint des choses très différentes, jusqu’à ce que je me plonge dans ma série actuelle étudiant l’utopie et la dystopie.

J’ai remarqué que la dystopie est un thème récurrent dans tes peintures. Peux-tu nous en parler un peu plus ?

La dystopie est un monde imaginaire dans lequel il y a une grande injustice ou souffrance. J’ai été inspiré immédiatement par ce sujet et j’ai commencé mes premiers tableaux de ma série : “99C Dreams” et “18° C”. Je me suis dit que j’aurai d’autres idées originales par la suite. C’est intéressant de peindre des scènes d’injustice ou de souffrance parce qu’on peut s’inspirer de la réalité. Je me suis inspiré de la pression en société, la technologie, la soif, les sans-abris. J’aime montrer que ce que je peins pourrait arriver en réalité maintenant, ou dans un futur proche. Par exemple : j’ai réfléchi au sein de ma série au commerce des sentiments humains. Un jour nous saurons matérialiser nos ressentis et autres forces qui nous habitent : ils auront alors une forme et seront palpables. Dès ce jour, il existera une demande et l’Homme commercialisera les sentiments. De cette idée est né le tableau “99C Dreams”, dans lequel une famille se tient debout sur une route déserte, le regard pointé vers une annonce publicitaire pour des rêves à 99 centimes.

Tu as fait une école de journalisme n’est-ce pas ? Est-ce que ces études t’ont amené à aborder des thèmes critiques tels que dans ta toile “Soif” ?

Oui, j’ai fait deux années à l’ISFJ et obtenu mon diplôme en 2018 à l’IEJ. Non, ces études ne m’ont pas directement amené à aborder des thèmes critiques. En revanche, j’ai certainement été influencé. Au cours de mon cursus de journalisme j’ai rencontré des gens exceptionnels tant au niveau des étudiants que des professeurs ou encore des clients. J’ai vécu des expériences inimaginablement enrichissantes en reportage (sur le terrain). J’ai appris au cours de mes études de journalisme à mieux écrire, à faire de la PAO sur InDesign, j’ai acquis des compétences en photo, appris à filmer et à monter. Ces connaissances me sont utiles très souvent en peinture : surtout la photo.

Quelle est ta démarche artistique ? Ton processus de peinture et ton but ?

Une partie centrale de mon travail est l’exploration du rapport entre la photographie et la peinture. Tandis qu’on puisse considérer la photo comme une extension de la peinture, je me sers de la peinture comme extension de la photo. Je regarde plusieurs photos, je vois des possibilités. Je combine plusieurs parties de différentes photos. Soit je m’inspire en regardant mes photos : l’ambiance de celle-ci irait bien avec cet objet, et cette personne dans cet escalier. Parfois j’ai plutôt une scène précise en tête et je fais des recherches et de la photo pour peindre cette scène que j’ai imaginée. Je compose mes peintures de toutes pièces. Je m’inspire de la réalité que je capture par la photo. Plus tard, je prends des éléments uniques de différentes photos et construis ma peinture avec. Récemment, par exemple, j’ai pris une photo d’une mère avec sa fille dans la rue. Observant cette photo ultérieurement, j’ai remarqué que la fille regardait quelque chose mais je ne savais pas quoi. Pourquoi ne pas peindre ce qu’elle regardait ? Ainsi est né le tableau « Bright Future » où la petite fille fixe d’un regard curieux un sans-abri. 

Quels sont tes futurs projets ?

Il s’agit de poursuivre ma série et de préparer le vernissage de ma prochaine exposition. Une dizaine de mes travaux seront exposés à la galerie Plaça Nova à Perpignan du 2 au 31 octobre 2019. Le vernissage se tiendra à la galerie le 11 octobre. Je serai présent lors de l’événement ainsi que le lendemain.

 

 

Lux, un design unique aux accents de science-fiction

Atelier LuxLux, duo composé de Simon Chevalier et Lucile Cassassolles, vous raconte leur rencontre. Designers issues de la communication et du design graphique, ils tirent leur inspiration de la science-fiction et adaptent leurs créations à l’espace d’exposition qui leur est fourni afin de réaliser des oeuvres uniques à chaque fois.

Pourriez-vous vous présenter ?

Nous sommes un duo d’artistes lyonnais composé de Simon Chevalier et Lucile Cassassolles. En 2016, nous avons créé notre studio spécialisé dans la création d’oeuvres lumières, le design d’espace et la scénographie. Nous sommes complémentaires : Simon est directeur artistique et Lucile chargée de production. 

Avec LUX, nous expérimentons dans plusieurs domaines : création d’installations lumineuses, design d’espace, habillage graphique, dispositifs scénographique temporaires, micro architecture…

Comment vous êtes-vous rencontrés et quel fut votre premier projet ensemble ?

Nous nous sommes rencontrés il y a maintenant 10 ans, mais nous avons commencé à travailler ensemble il y a 3 ans après avoir chacun bossé de notre côté. Après nos différentes expériences professionnelles on a eu envie de prendre notre indépendance et de monter ce projet ensemble. 

Un de nos premiers grands projets d’installation lumière c’est une installation sur la façade du bâtiment Ninkasi Gerland à Lyon pour une scénographie éphémère évènementielle : 20 mètres de long, 12 mètres de haut soit plus de 200 m2 de façade à mettre en lumière !

Vous vous inspirez de la science fiction pour réaliser vos créations. Quelles sont les oeuvres qui vous ont le plus inspirées ?

On lit beaucoup de science-fiction, mais ce sont les oeuvres visuelles qui nous inspirent le plus dans nos créations notamment les univers des films Blade Runner, et 2001 L’Odyssée de l’espace. Dans les films de science-fiction ce qui nous inspire ce sont les esthétiques fortes, avant-gardistes et débridées, l’architecture, le graphisme, les couleurs, les ambiances…etc

En tant qu’amoureux de la ville de Lyon, quels lieux recommandez-vous à des amateurs d’art ?

On va souvent au Musée d’art contemporain de Lyon et c’est encore mieux en période de Biennale d’art contemporain ! Dans la région Rhône-Alpes en générale le graphisme, l’architecture moderne, et le design sont partout, à Échirolles (Mois du graphisme) et Saint- Étienne (Biennale du design) notamment.

Quelle est votre démarche artistique ? Votre processus de création ?

On vient du design graphique et de la communication on voit donc les installations lumière et la scénographie comme un moyen de transmettre un message. On envisage la lumière comme un support de communication à part entière, on essaye de comprendre le message à transmettre, l’identité du lieu ou de l’événement et on l’adapte aux technologies, aux techniques et aux matériaux à notre disposition pour trouver la meilleure alchimie. 

Quels sont vos futurs projets ?

Nous sommes très fiers de présenter une de nos oeuvres lumières en Suède cet hiver ! C’est un premier projet à l’étranger et on espère que cette expérience nous permettra de participer à d’autres évènements internationaux et d’exposer dans d’autres pays !

Folk-Rock et Beat Generation fusionnent avec Telegraph

TelegraphAujourd’hui on rencontre Telegraph, un groupe de Folk-Rock Français qui s’est formé sur la côte ouest des USA. Groupe à l’esprit purement californien, ils mélangent des influences telles que Mumford & Sons, Imagine Dragons et NeedtoBreath tout en s’inspirant du courant de la Beat Generation.

Tout en étant un vague de fraîcheur musicale, Telegraph traite de sujets sérieux et profonds qui crée un contraste émouvant et sincère.

Que dites-vous de commencer par vous présenter en quelques mots ? Comment vous-êtes vous rencontrés

Julien – Salut ! Bah pour commencer, Telegraph c’est plus qu’un groupe, c’est une vraie famille et une aventure de tous les jours. Pour tout te dire, Matthieu, à la guitare, c’est mon cousin, et Maxime, à la batterie et aux claviers, c’est un ami de longue date, on s’est rencontrés sur les bancs de l’école. On a eu différents projets ensemble, ou avec d’autres gens, et puis on a fini par lancer « Telegraph » tous les trois, parce que c’est ce qui nous représentait le mieux. Et la famille s’agrandit de jour en jour depuis, avec de très belles rencontres, donc on est ravis.

Vous avez un univers qui tourne autour de l’esprit du roadtrip, les fables de liberté à l’américaine et de la nature brute. Qu’est-ce qui vous a donné envie de vous plonger dans cette culture ?

Julien – Le groupe est vraiment né lors d’un roadtrip sur la côte ouest des États-Unis, c’est là-bas qu’on a composé nos premières chansons, donc le fait de parler de voyages et de rencontres est venu assez naturellement. C’est difficile de citer des influences car on adore s’inspirer de beaucoup de choses qui n’ont rien à voir parfois et nous sommes 3 mecs avec des influences personnelles, mais pour faire court on peut dire que le courant folk-rock et la Beat Generation nous ont beaucoup inspirés au début de l’aventure. 

La Beat Generation ?

C’est un courant littéraire et cinématographique qui a émergé aux Etats-Unis dans les années 50. Tout le monde connait Jack Kerouac, qui en est l’un des auteurs phare, et son roman ‘On The Road’. C’est quelque chose où nous nous sommes retrouvés immédiatement, et c’est un peu comme ça qu’on voit notre aventure musicale : voyager, partager des bons moments et de belles histoires avec les gens. Mais aujourd’hui, l’univers de Telegraph est bien plus vaste que ça, on est sortis de cette dimension roadtrip sur notre dernier single ‘Down In The River‘ qui est bien plus métissé, parce que le projet Telegraph, ce n’est pas uniquement ça. On a énormément de choses à dire, énormément d’envies, d’idées, et on veut aller au fond des choses. L’imagerie de nos deux premiers clips ‘Run With Wolves‘ et ‘Broken Bones‘, sur lequel on a sorti un vrai court-métrage, est très roadtrip, mais si tu écoutes les paroles ça parle de vrais sujets. De fraternité, d’espoir, de post-trauma… D’écologie aussi, sur ‘Down In The River’, ça parle quand même d’un monde qui change et pas forcément en bien, c’est un sujet qui nous touche énormément. On a vraiment envie de raconter des choses, des histoires, de profiter du fait que les gens nous écoutent pour partager des messages qui nous tiennent à cœur. Je pense que c’est aussi ça le rôle d’un artiste. On veut que les gens prennent du plaisir à nous écouter, et que ça les plonge dans une réflexion sur les sujets qu’on partage avec eux.

Quelles sont vos influences musicales majeures ?

Julien – S’il fallait citer un groupe on pourrait parler du groupe américain Needtobreathe qu’on adore tous les trois. Il y a aussi des artistes comme Imagine Dragons ou Mumford & Sons qui sont de vraies influences, surtout en live. Il y en a beaucoup d’autres, mais ça donne déjà un bon exemple de ce qu’on écoute.

Avez-vous un projet que vous voulez réaliser prochainement et dont vous souhaitez parler?

Julien – Ahah vous voulez tout savoir !! Il se passe beaucoup de choses intéressantes pour nous en ce moment, les choses s’accélèrent pas mal, mais on reste surtout focalisés sur la sortie de notre 1er EP. On passe beaucoup de temps dans notre studio pour terminer les derniers morceaux. On a vraiment envie de proposer de belles choses, on a toujours plein d’idées donc on a parfois du mal à se dire qu’un morceau est terminé, mais on a vraiment hâte de partager tout ça avec vous ! 🙏

Kaldea, graffeuse globe-trotteuse au style futuriste et asiatique

KaldeaFan de cheesecake mais surtout graffeuse dans le monde entier, Kaldea tire son inspiration des univers asiatique, ethnique et de l’art déco. Découvre son histoire, ses voyages, et son art.

Salut Kaldea, peux-tu te présenter en quelques mots ?

Je suis kaldea artiste graffeuse, basé sur paris, geek, passionnée, créative et fan de cheesecake.

Comment et quand as-tu commencé à graffer et à peindre ?

J’ai commencé a peindre il y a bien longtemps, petite déjà j’étais le genre d’élève a dessiner sur les marges de son cahier. Donc naturellement en grandissant je suis passé du stylo bille, crayon a papier, a la peinture acrylique, aérographe et bombes de peinture. 

L’envie de peindre sur des murs, qui étaient pour moi un moyen d’expression bien plus grand que des toiles m’est venue très vite, j’ai commencée a peindre sur des container pour passer ensuite a des murs plus ou moins grands.

Comment décrirais-tu ton style ?

Mon style est plutôt futuriste avec des influence asiatique, ethnique et art déco.

J’aime créer des univers dystopique qui sont un moyen pour moi de m’évader, mon art est ma liberté, mon paradigme.

La plupart de tes oeuvres représente un visage féminin. Qui est cette femme ? Qu’exprime-t-elle ?

Cette femme est un peu le reflet de mes émotions. C’est une femme mystérieuse très féminine, parfois mystique, parfois sexy, parfois enfantine, mais qui dégage de la force et de la fierté.

J’aime que mes personnages féminin dégagent une certaine douceur sans donner dans le mièvre, une certaine féminité mais jamais vulgaire.

Tu nous as dit avoir voyagé un peu partout dans le monde pour peindre. Quel est le pays que tu préfères en matière d’art et de style de vie ?

Effectivement j’ai pas mal voyagé et peints un peu partout, j’ai quelques beaux souvenirs.

Et le pays que je préfère dans les domaines énoncés, est le portugal. Le temps est y magnifique et lisbonne est baigné d’une lumière sublime, on y mange bien, les gens sont sympas et il y a pas mal d’endroit ou peindre au portugal, c’est définitivement un pays que j’adore. C’est un vrai petit bout de paradis.

As-tu un projet en cours ou à venir dont tu veux parler ?

Dans les mois a venir je compte lancer une gamme de bijoux à l’effigie de mes personnages, ça fait un moment que j’y travaille et j’arrive au bout du projet, donc il seront bientôt en vente !