Halloween en France : Pourquoi les français sont-ils fâchés avec la fête ?

By Rima Yacoub

HalloweenThis is Halloween, This is Halloween. Pumpkins scream in the dead of night…  Cette année halloween sera cauchemardesque ou ne sera pas ! Quelles sont les origines de cette fête et pourquoi la France y résiste-t elle encore?

  • Les origines

Parlons d’abord de la fête d’Halloween en elle-même.
Vous êtes beaucoup à penser qu’elle est américaine, ce serait trahir nos chers ancêtres, les Celtes !
Dans une forêt du nord il y a 3000 ans la procession prenait forme. Les Celtes célébraient la fin de leur année, non pas le 31 décembre mais le 31 Octobre. Cette nuit était orchestrée pour le dieu de la mort, Samain, qui ramenait les esprits et décédés à la vie. Il fallait donc se parer de la mort elle-même pour ne pas la rejoindre et effrayer les revenants. Avec l’arrivée du christianisme, la petite sauterie païenne est devenue le soir qui précède la fête de tous les saints le premier novembre. D’ailleurs halloween si on le décompose devient « All Hallows Eve”, qui signifie “le soir de tous les saints”, ou la veille. Belle récupération, mais moins fun.

  • Qu’est ce qui cloche en France ?

Vous vous souvenez de la publicité du zombie whopper ? Le jeune enfant est friand des contes (et des bonbons) et est très réceptif aux messages que l’on lui envoie. L’horreur et le fun sont deux leviers puissants qui captent notre cerveau qui marque ensuite les images au fer rouge. Mais nos têtes dures résistent encore et toujours à l’envahisseur.

Les américains ont probablement tellement transformé l’événement à leur sauce que pour nous français, grands esthètes de l’intellect, c’est immangeable.
Mais plus sérieusement, ce qui cloche c’est qu’on manque d’artistes et de productions artistiques françaises pour Halloween ! Prenez les plus grands blockbusters d’Halloween, les monstres iconiques, tout nous vient d’outre-Atlantique ! Notre référentiel entier est lié aux USA donc pas facile de se sentir impliqué.

  • Notre esprit fertile n’attend que ça

Se faire peur c’est se sentir en vie, on a compris. Mais surtout, nous avons réellement besoin de célébrer à ce moment-là de l’année, de retourner en enfance, encore une fois. Il fait froid et nuit il faut donc rêver un peu pour éviter que la faucheuse “Métro Boulot Dodo” ne nous achève. Et ça les marques, elles l’ont compris ! Parce que nous laissons du temps d’évasion disponible à profusion que nous sommes prêts à céder, face aux lobbyistes.
C’est un roc ! … C’est un pic ! … C’est un cap ! … C’est une péninsule entière que l’on concède volontiers aux marchands de rêves pour jouer avec notre esprit. Le marathon commence début octobre et finit fin décembre en apothéose. Exutoire social à découvert, c’est comme si on se lâchait tous joyeusement dans un consumérisme chantant, la folie est socialement tolérée et dictée par les conteurs. .

  • Quelles solutions ?

Et si nous demandions à nos marchands de rêves préférés de créer ? Qui de mieux placés que les artistes eux-mêmes pour aller chercher dans l’imaginaire collectif les idées croisées de nos inconscientes volontés !

En premier, une belle et progressive danse macabre qui réunit tous nos artistes.

Deuxièmement il y a pléthore d’arts pour créer les ponts nécessaires pour faire parvenir notre petit français à Halloween Town. Créons des défilées de mode horrifiques, passons des musiques qui inspirent halloween sur les ondes et hauts parleurs et déguisons avec nos artistes nos villes pour faire fuir la mort et la morosité assassine !

En ce qui me concerne, je me fais un film d’horreur tous les vendredis (devinez lequel), je décore mon antre, j’écoute les playlists d’Halloween tout en écrivant des nouvelles puisant dans les méandres de mon esprit tourmenté. Je vais tester le Manoir de Paris !

Et surtout j’essaie de fêter Halloween depuis longtemps, je cache ma frustration depuis trop d’années, alors svp, aidez moi!

Vincent, du MAD Gang Paris

 

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